L’explication entre Jean-Marc Thévenet et le FIBD est ajournée

28 février 2006 0 commentaire
  • A part quelques "indiscrétions", on sait peu de choses sur l'entrevue qui a eu lieu hier entre le FIBD et son directeur limogé, M. Jean-Marc Thévenet. Du côté du maire, M. Philippe Mottet, en revanche, on s'agite, l'affaire prenant un tour franchement politique.

A 11 heures hier, rapporte La Charente Libre , M. Jean-Marc Thévenet est allé voir ses employeurs du FIBD pour un entretien préalable au licenciement, en présence de son avocate Maître Monique Pelletier (une ancienne ministre de Giscard d’Estaing). Les parties ont décidé de se revoir ce mardi matin. Le feuilleton continue donc. Le quotidien angoumoisin recueille cependant les quelques informations qui ont transpiré de cette réunion. Ainsi que nous vous l’avions expliqué, la participation de M. Thévenet au futur Festival d’Art contemporain du Havre semble au cœur des griefs fait au directeur général du Festival, ce qui rendrait celui-ci, selon les propos recueillis par Stéphane Vacchiani, « pas assez disponible, absent des rendez-vous importants... »...

Dans l’attente

Ce point est d’ailleurs assez confus : La Charente Libre mentionne la présence de M. Jean-Marc Thévenet aux côtés de M. Ari Sebag, le PDG de Partouche, selon une information publiée par Le Havre Libre en février 2005, pour annoncer le lancement de la biennale. Selon le quotidien angoumoisin qui aurait joint le groupe Partouche, la communication de cette manifestation serait confiée à... l’épouse de M. Thévenet. Ces arguments sont certes troublants mais doivent être maniés avec précaution. En effet, selon nos informations, il semblerait qu’aucune clause d’exclusivité avec le FIBD ne figure sur le contrat de M. Thévenet. Quant à son épouse, elle a bien le droit de faire ce qu’elle veut.

Toujours selon La Charente, d’autres motifs seraient à lui reprocher, notamment la mise en place d’un dossier de candidature pour un festival de BD à Puteaux (région parisienne), une candidature qui n’aurait pas été retenue finalement. C’est mince. Il faudra attendre demain pour en savoir plus.

Cauchemar

En revanche, du côté du maire d’Angoulême, on prend l’initiative. Une réunion a été convoquée par le FIBD, à Paris, au Centre national du Livre entre les différents partenaires, notamment la section BD du Syndicat National de l’Edition représentée par M. Louis Delas (Casterman), ceci en présence du directeur général du Festival, pas encore viré officiellement. Le maire tente d’y impliquer les responsables départementaux et régionaux de Charente, notamment sa présidente Ségolène Royal, afin d’obtenir une « information complète - par les deux parties - sur ce litige ». Or, entre la mairie de droite et le Conseil régional de gauche, en ces périodes préélectorales, les relations sont à couteaux tirés.

Entre Lewis Trondheim qui s’emploie à dégoûter les sponsors (voir notre article à ce sujet), une mise à pied confuse, et le combat des chefs électoral qui se profile, le Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême est en train de vivre un cauchemar.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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En médaillon : M. J-M. Thévenet. Photo : D. Pasamonik.

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