L’orgueil - T1 : Pandora Box - Par Pagot et Alcante - Dupuis

14 janvier 2005 0 commentaire
  • Encore une nouvelle série chez Dupuis ! Et dont on annonce dès le départ qu'il ne faudra pas attendre des années pour avoir la suite : pas moins de huit albums sortiront en un an. Si les sept autres sont du même tonneau que le premier, on peut le dire sans se tromper : succès en vue cette année !!!

Aux États-Unis, la campagne présidentielle bat son plein. Les élections ont lieu dans cinq jours. Le président en place, Narcisse Shimmer, est candidat à sa propre succession. Il s’agit d’un homme orgueilleux, mais sa politique porte ses fruits et il trône en tête des sondages.
En désespoir de cause, ses adversaires politiques ont recours aux services de Ron Grubb, un détective privé. Sa mission est simple. Il doit faire chuter Shimmer en levant le voile sur un scandale. N’importe lequel, pourvu que le président soit déconsidéré. Grubb se met en chasse. Il ne dispose que de cinq jours.

Le journaliste blasé qui croule sous les piles d’albums à lire, se demande à chaque livre qu’il reçoit s’il aura le temps de le lire et l’envie d’en parler. Quand l’éditeur en annonce huit sur un an, il se pose des questions. Et avec des auteurs inconnus, ou presque, en plus ! C’est dire la confiance que l’éditeur doit avoir dans ces récits. Mais, tellement habitué à des mauvaises surprises, c’est avec circonspection que le journaliste commence à lire les premières pages de cette histoire. À la fin de la planche 2, il a déjà envie de connaître la suite, ça commence bien ! À la planche 5, il se dit : "OK, c’est bien écrit, ça va faire un bon polar". Au premier quart du récit, il commence à sentir qu’il est devant un très bon livre, et à la moitié de l’album il sait qu’il lit un futur best-seller. Et jusqu’à la fin, il ne sera pas déçu, jusqu’à la scène ultime qui termine ce premier tome en beauté. Avec juste un petit bémol sur une scène, celle où un des protagonistes du récit va trouver sa grand-mère, soit-disant as de l’informatique, pour entrer dans le système d’information d’un hôpital : on comprend que le scénariste veut casser les stéréotypes classiques du petit génie boutonneux de l’informatique bouffant des pizzas (celui justement qu’abhorre Joann Sfar), mais la mayonnaise ne prend pas. A part cela, le récit est bien mené, crédible, surprenant et captivant. Le dessin colle parfaitement au scénario, le découpage est fluide, le cadrage est parfait. Peut-être les couleurs sont-elles un peu trop flashy à mon goût, mais c’est tendance actuellement, et puis les goûts et les couleurs... Reste aux sept autres albums à demeurer au même niveau. Le journaliste, toujours aussi méfiant, ne lira pas le second tome, paru en même temps que le premier, avant d’avoir écrit son article sur le premier : on ne sait jamais... Mais il y reviendra très bientôt dans une prochaine chronique. En attendant, croisons les doigts !

(par JLM)

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