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LA CHRONIQUE NARQUOISE DE DIDIER PASAMONIK : Une crise "en suspens"...

Dans son ouvrage "Numérologie 2012" (Éditions H), Xavier Guilbert écrit "Crise, ou pas crise? la question reste en suspens au sujet du marché de la bande dessinée qui réussit encore en 2012 cet étrange paradoxe de reculer tout en continuant sa progression..." En suspens? Voyons donc.
LA CHRONIQUE NARQUOISE DE DIDIER PASAMONIK : Une crise "en suspens"...
Xavier Guilbert - Numérologie 2012 - Editions H

"Évidemment, il continue à se publier une telle quantité d’albums que la difficulté, pour l’amateur qui ploie sous l’avalanche, consiste à savoir ce qui mérite d’être lu." Ces mots, Thierry Groensteen les écrivait en janvier 1993, il y a exactement vingt ans, dans un rapport sur la production éditoriale de l’année 1992 publié chez Dargaud. Il constatait toutefois déjà que la création ne se portait "pas si mal que cela, si vous voulez m’en croire, et nonobstant les chiffres toujours moroses..." [1]

C’était avant le "boom" des mangas, avant que L’Association ne soit décrite comme la grande aventure romantique éditoriale française du second millénaire, avant l’Internet, avant les blogs et la BD numérique, avant que l’on invente le vocable de "surproduction" pour pouvoir justifier les réductions de remise aux libraires ou d’à-valoir aux auteurs, avant que les écoles de BD ne mettent chaque année des dizaines de diplômés sans avenir sur le marché, avant que n’existe une Cité de la BD et que le FIBD ait affiché sa schizophrénie en couronnant la même année Willem et Toriyama à Angoulême...

La crise éternelle

Dans le même article, Groensteen détaillait les fusions et acquisitions de l’époque : "Les Humanoïdes ont placé leurs économies en Suisse. Dargaud est entré dans le giron de Média-Participations. Audie a épousé J’ai Lu [Groupe Flammarion. NDLR] et Dupuis a phagocyté Novedi.[...] Futuropolis est devenu la collection chic de Gallimard.[...] Jacques Martin semble s’être lancé le défi de créer une nouvelle série par semaine." [2]

Il constatait par ailleurs que la machine éditoriale ne se grippait pas pour autant : ""XIII, Largo Winch, Le Petit Spirou, Chroniques de la lune noire et Aquablue ont prouvé qu’on pouvait encore fabriquer des succès." [3]

On comprend, en lisant ces lignes, que les analystes autoproclamés du marché de la bande dessinée méritent qu’on les relise quelques années plus tard, le sourire en coin.

On le remarque dans ce texte et plus encore dans celui de Xavier Guilbert dans la Numérologie 2012 [4] publié avant l’été : la sémantique pessimiste a peu varié. Nous sommes toujours entre l’accent pathétique du prophète Philippulus dans Tintin et L’Étoile mystérieuse (qui, quant à lui, en 1941, avait quelques bonnes raisons de croire que "la fin du monde" était proche), et la démarche du croque-mort de Lucky Luke évaluant la taille du futur défunt de son vivant afin de lui attribuer une sépulture sur mesure.

Sous un vernis de sérieux, Guilbert reprend les lieux communs du métier, sans pour autant faire une démonstration convaincante
Numérologie 2012 - Éditions H

Un vain brassage de chiffres

Je me précipite rarement sur ce genre d’ouvrage car j’en connais par avance la plupart des données et des analyses : ces dernières n’ont pas varié depuis plusieurs années. Et même si Xavier Guilbert a appris à remercier Gilles Ratier et l’ACBD pour "le travail qu’il effectue chaque année, et sans lequel la portée des analyses de ce document serait fortement réduite" ; même s’il s’appuie -et on peut saluer cette démarche- sur des sources plus ou moins solides, il les livre cependant sans une véritable méthodologie et sans aucun jugement critique, comparant les pommes de GfK et les poires d’Ipsos MediaCT à d’autres sources disparates.

Si les références offertes sont plus ou moins fiables, bien qu’agglomérées sans précaution (voir à ce sujet notre article sur "la glorieuse incertitude des chiffres" en suivant les liens attachés à la fin de cet article), ce sont surtout les analyses qui pèchent par leur insuffisance.

Ainsi l’auteur suppose-t-il que les intégrales de chez Dupuis ne recrutent pas de nouveaux lecteurs (p. 54), ces vieux machins s’adressant forcément, selon lui, à des vieux lecteurs. Or il est probable, au contraire, que bon nombre de lecteurs avertis de la nouvelle génération vont s’intéresser à ces rééditions documentées pour mieux découvrir des auteurs dont ils ont entendu parler par leurs parents, dans un article de presse ou sur Wikipedia, ou en visitant une exposition dans un des nombreux festivals de l’Hexagone.

Même si le produit est cher, je gage que les 30.000 acheteurs des Intégrales Gil Jourdan de Dupuis ou les quelques milliers de lecteurs du sublime Little Nemo de Delcourt sont des primo-acheteurs. La remise en place du Fonds Spirou chez Dupuis en 2013 prend en compte d’une tendance "nostalgique", un marché comme un autre qui fait qu’en musique, par exemple, le Waterloo d’Abba (1974) trouve encore de jeunes acheteurs de nos jours.

Analyses bancales

De la même façon, Guilbert pointe le déclin des grandes séries commerciales sans prendre en compte que ce que l’on appelle aujourd’hui "le grand public" peut avoir une curiosité élargie, pour le Jérusalem de Delisle, pour une réédition de Watchmen de Moore & Gibbons mise en lumière par le cinéma, ou encore pour Walking Dead, le choix étant bien plus abondant que naguère.

L’auteur avance même comme une certitude le déclin des grandes séries en raison d’une baisse de leurs mises en place en librairie de 25% (sur la base des chiffres déclaratifs des éditeurs à Gilles Ratier, bonjour la rigueur scientifique) entre 2005 et 2012, sans prendre en compte qu’avec les outils du scoring (indexation des commandes sur la base d’un suivi informatique en temps réel des ventes), les mises en place sont plus ajustées aujourd’hui qu’hier par les opérateurs, ce qui est un facteur d’assainissement du marché, ni même que la plupart des grandes séries commerciales (Lucky Luke, Blake & Mortimer, Tintin, Astérix, Largo Winch...) font l’objet d’exploitations parallèles, par exemple en kiosque ou en Vente par correspondance.

Ainsi, les éditions des Archives Tintin chez Atlas ont totalisé, de ce que nous en savons, plus d’un million et demi d’exemplaires vendus en VPC en deux ans et deux hors-séries du Point vendus à près de 300.000 exemplaires au titre (bonjour, le déclin), sans que, pour autant, ces chiffres ne se retrouvent dans les panels GfK ou Ipsos, sources bibliques de l’auteur.

Et quand bien même les séries mentionnées déclineraient-elles (elles ont entre 30 et 60 ans dans les pattes, rares sont les produits "industriels" qui ont cette longévité), ne sont-elles pas remplacées par des séries nouvelles comme "Les Légendaires" ou Lou, au même titre que les XIII et les Petit Spirou de jadis ?

De la même façon, parlant des comics, Guilbert considère que la vente de quatre millions de Simpsons en trois ans et de près de trois millions pour Walking Dead sur la même période sont, si l’on en croit l’extrait ci-dessus, des phénomènes "marginaux"...

La fable toujours payante du déclin
Numérologie 2012, Éditions H

Vieilles obsessions

Guilbert reste dans ses vieilles obsessions frappées d’un déterminisme affligeant et qui n’ont pas changé depuis qu’il nous a été donné de lire sa signature. Il les résume très bien dans la conclusion de son opuscule (je force bien entendu le trait, sinon ce ne serait pas drôle) :

- La bande dessinée est un genre du passé. La preuve : son chiffre d’affaires se casse la gueule partout dans le monde et seuls les Japonais s’en sortiront car ils ont de la marge : leur chiffre d’affaires étant 15 fois supérieur à celui de la France ou des États-Unis. Les mangas finiront d’ailleurs par bouffer la Francob par les racines.

- Le public de la BD vieillit. Dans un avenir proche, le 9e Art n’intéressera plus qu’une poignée de vieillards cacochymes peuplant les maisons de retraite. Les "jeunes" auront depuis longtemps switché sur les jeux vidéo et la VOD sur Internet, autrement plus funs. Les éditeurs -ces nazes-, les auteurs -ces pauvres chous- et les libraires -ces "manutentionnaires"- ne voient pas venir le phénomène, encore moins les lecteurs, ces cons, et les journalistes, ces vendus.

- La bande dessinée populaire n’est pas du tout populaire. "De 7 à 77 ans", ah !, ah !, la grosse blague ! La bande dessinée "48CC" d’aventure et de divertissement (celle des grands éditeurs, en deux mots) va crever la gueule ouverte. La scène alternative va d’ailleurs lui faire rendre gorge à cette salope de BD populaire.

- Et puis cerise sur le gâteau, il faut s’en rendre compte, on en parle, là, mais la bande dessinée n’existe pas. Ce n’est qu’un avatar identitaire "d’une communauté unie par la passion, à la fois du côté des lecteurs mais également du côté des éditeurs et des auteurs". Une sorte de communautarisme sentant le renfermé et la pratique onaniste, que d’aucuns appellent un "microcosme", à ne pas confondre avec les défenseurs d’une "autre bande dessinée" qui ne saurait se confondre avec les Schtroumpfs.

Et comme, toutes ces dernières années, la question de la nature de la crise "reste en suspens" (oh, la jolie formule !), à défaut d’avoir été démontrée (avec un chiffre d’affaire en croissance et une telle vitalité éditoriale, il faut bien avouer que c’était difficile), Guilbert va surfer sur cette dernière donnée et parler dès lors de crise... identitaire !

D’une pose prétendument économique, on glisse dans de la sociologie de bistrot avec force tableaux Excel en soutien. Brillant !

On en revient, pour meubler, aux thèses fabriquées par les commentateurs ces dernières années, empruntées sans référence et devenues depuis des lieux communs : Beau dessin contre style jeté, production commerciale traditionnelle contre création alternative, BD jeunesse contre BD adulte, "48cc" contre "romans graphiques", BD européenne et comics contre mangas, auteurs pauvres comme Job contre éditeurs riches comme Crésus, auteurs de BD contre ministre de la culture, blabla, blabla... La BD ne sait plus où aller, voilà pourquoi elle décline madame la marquise. Il faut dire que le prophète lui-même est confus.

Inutilement anxiogène

Que faire de ces considérations ? Pas grand chose. Le coût plutôt modeste de l’ouvrage peut en justifier l’acquisition car, bien entendu, l’intéressé soulignera que je n’ai rien compris au film et que, par perversité et mauvaise foi, j’ai déformé ses propos. Ses thèses inutilement anxiogènes peuvent même donner à réfléchir et, pour le lecteur néophyte, il y a certainement des informations à en retirer. Il risque cependant d’en revenir aussi dépressif que le libraire de Sergio Salma et de Libon dans Animal Lecteur, sans pour autant recueillir une vision fidèle de la situation de l’édition de la bande dessinée en France.

Car pour ce qu’il en est d’une véritable analyse du marché, soyons sérieux, nous sommes loin du compte. Cette Numérologie, dont le titre-même est une boutade, relève davantage d’une opinion que d’une approche objective, même si le travail est conséquent et la sincérité patente. Nous ne nous emploierons pas à entreprendre ici une réfutation systématique toutes ses erreurs de raisonnement, à quoi bon ? Nous invitons seulement le lecteur à la lire avec circonspection avec, à la commissure des lèvres, le nécessaire sourire narquois que mérite ce travail.

La bande dessinée est un marché et le propre de tout marché est de s’adapter à la demande. Aucun best-seller n’est éternel et comme le dit si bien un certain hymne national :"Nous entrerons dans la carrière - Quand nos aînés n’y seront plus - Nous y trouverons leur poussière- Et la trace de leurs vertus."

Ce qui ne nous empêchera pas dans vingt ans, en nous relisant, de pouffer de rire.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Lire aussi :

- Marché de la BD 2012 : De quels chiffres parle-t-on ? (1/3) (13/02/2013)

- Marché de la BD 2012 : La glorieuse incertitude des chiffres (2/3) (15/02/2013)

- Marché de la BD 2012 : La "surproduction" est-elle responsable de la paupérisation des auteurs ? (3/3) (18/02/2013)

- Marché de la BD 2012 : les vraies raisons d’un marasme (27/12/2012)

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En médaillon : Un ancêtre de Lewis Trondheim, extrait du Retable de La Tentation de Saint-Antoine de Jérôme Bosch (Musée national de Lisbonne).

[1Thierry Groensteen [Dir.], Toute la bande dessinée 1992, Dargaud, janvier 1993.

[2Idem

[3Ibidem

[4Xavier Guilbert, Numérologie - Une analyse du marché de la bande dessinée en 2012, Éditions H, juin 2013.

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29 Messages :
  • Jusqu’ici, tout va bien.
    11 septembre 2013 10:52, par Henscher

    Vous avez entièrement raison cher Didier.

    Si on ne regarde pas le mur, peut-être qu’il ne nous verra pas.

    Cependant.

    Pourquoi les éditeurs, toutes maisons confondues, nous tiennent-ils tous le même discours en coulisse, sur l’état catastrophique du marché ?

    Curieusement, ils font la même analyse que X. Guilbert et que de très nombreux auteurs sur la gravité de la situation - même si les avis pour y remédier divergent, nous en sommes d’accord.

    Répondre à ce message

    • Répondu par max le 11 septembre 2013 à  11:08 :

      Oui, certainement. Dans le même temps, en faisant beaucoup de librairies, centres commerciaux, espace culturel, etc, ces dernières semaines pour la promo d’un titre, je suis assez étonné d’entendre des chiffres d’affaires en hausse et des libraires plutôt satisfaits alors que je m’attendais plutôt à les entendre se plaindre, ce qui m’aurait sembler normal vu le catastrophisme ambiant dans le milieu bd.

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    • Répondu le 11 septembre 2013 à  11:41 :

      La crise est pour les médiocres qui ne vendent pas, éditeurs comme auteurs. Pour les autres tout va bien.

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      • Répondu par Arthos le 26 septembre 2013 à  16:59 :

        on pourrait aussi dire : " qu’il y a crise, mais tant que je ne suis pas touché, je m’en fous." qui résume bien les génies que nous sommes, sommet absolu de l’évolution

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 11 septembre 2013 à  11:44 :

      Pourquoi les éditeurs, toutes maisons confondues, nous tiennent-ils tous le même discours en coulisse, sur l’état catastrophique du marché ?

      En coulisse, hoho. Voilà qui est scientifique. Moi je n’ai pas le même écho, devant le micro. Par exemple Glénat il y a quelques jours. : "Aujourd’hui, le marché de la bande dessinée me semble toujours florissant. C’est bien un des secteurs de l’édition qui va le moins mal, je crois."
      Les billets de banque pour acheter MAD Fabrik et 12bis, c’est sûr, il les imprime. Glénat, gros menteur ? Delcourt aussi ?

      Curieusement, ils font la même analyse que X. Guilbert et que de très nombreux auteurs sur la gravité de la situation - même si les avis pour y remédier divergent, nous en sommes d’accord.

      Il faut en finir avec ces discours entendus "en coulisse". les "ils" et les "on" existent-ils seulement ?

      Le catastrophisme, c’était déjà le discours des commentateurs il y a 20 ans, comme mon article le démontre. Les libraires que je rencontre, les vrais, ceux qui font du chiffre, n’ont pas l’air de se plaindre. Il y a donc des librairies qui font du chiffre ? Oui (voir l’association des Libraires de BD). Ils se plaignent surtout de ne pas pouvoir recruter du personnel compétent sur les segments de marché qui ont le vent en poupe.

      Pour ma part, lisez les liens qui sont ci-dessus, vous verrez que je suis plus dans la recherche d’une compréhension (pourquoi Les Légendaires, Les Simpsons, Kid Paddle -N°1 des ventes cette semaine- ou Walking Dead font-ils ces scores ? par exemple). Mes arguments y sont largement développés, je ne vais pas revenir là-dessus.

      Le défaut de cette étude est que tout le travail de Guilbert tend à prouver une thèse présupposée et orientée, et qu’il ne s’appuie pas forcément sur des outils probants.

      Que le marché soit difficile dans un contexte économique difficile, qui s’en étonne ? Qu’il y ait des problèmes structurels (pléthore d’éditeurs et d’auteurs), c’est évident. Je crois, comme Schumpeter, que la création (et elle est très active en ce moment) est destructrice des vieux modèles, que le modèle économique est en mutation.

      Mais le marché évolue en fonction de ses crises successives et les auteurs, ils l’ont prouvé, s’en sortiront. Les éditeurs aussi. C’est pourquoi ils ne méritent pas cette prose de déprimé.

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      • Répondu par Henscher le 11 septembre 2013 à  12:00 :

        Je ne partage pas votre optimisme inébranlable - par ailleurs tout à votre honneur - mais je ne peux que souhaiter que l’avenir vous donne raison, notamment pour les auteurs.

        Concernant ce passage :

        "Il faut en finir avec ces discours entendus "en coulisse". les "ils" et les "on" existent-ils seulement ?"

        il s’agit juste de la petite musique quotidienne entendue par de très nombreux auteurs.

        Et pas uniquement des sans-grade "médiocres" (aaaah, l’anonymat confortable d’Internet) et mauvais vendeurs, non.

        Mais cela, vous le savez aussi bien que moi. :-)

        Ensuite, ce que mes confrères acceptent de partager en public leur appartient, d’où l’absence de noms.

        Répondre à ce message

        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 11 septembre 2013 à  12:20 :

          Je ne partage pas votre optimisme inébranlable - par ailleurs tout à votre honneur - mais je ne peux que souhaiter que l’avenir vous donne raison, notamment pour les auteurs.

          Je ne suis pas optimiste. Pas pour tout le monde. Le marché est un champ de bataille. Il y aura des morts, c’est sûr. Mais pas tout le monde.

          il s’agit juste de la petite musique quotidienne entendue par de très nombreux auteurs.

          L’économie est une science, pas un art. Si c’est une musique, elle vient surtout, semble-t-il, d’instruments à vent.

          Et pas uniquement des sans-grade "médiocres" (aaaah, l’anonymat confortable d’Internet) et mauvais vendeurs, non.

          Qui dit le contraire ? Plein d’ouvrages se publient sans se vendre. Ile figurent rarement dans les statistiques.

          Mais cela, vous le savez aussi bien que moi. :-)

          Oui, mais je ne prends pas tout ce que l’on me donne pour de l’argent comptant.

          Ensuite, ce que mes confrères acceptent de partager en public leur appartient, d’où l’absence de noms.

          L’anonymat est-elle une arme de destruction massive ;)

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        • Répondu par Fred le 11 septembre 2013 à  13:05 :

          (aaaah, l’anonymat confortable d’Internet)...
          ...acceptent de partager en public leur appartient, d’où l’absence de noms.

          Je ne comprends pas si vous dénoncez l’anonymat ou si vous le justifiez. Vous êtes soit incohérent, soit roué : vous le dénoncez chez les autres et le justifiez pour vous.

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        • Répondu par Luc le 26 septembre 2013 à  16:28 :

          le discours de M.Pasamonik n’est pas d’un optimisme inébranlable.Il fait plus penser au colonel dans "le pont de la rivière Kwai" qui est persuadé de bien faire alors qu’il aide à construire un pont tout neuf à ses geôliers.

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      • Répondu le 11 septembre 2013 à  18:03 :

        Il existe du personnel compétent pour les librairies BD mais les postes à pourvoir sont malheureusement inexistant eux.

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  • Histoire que tout le monde puisse se faire une idée un peu plus objective des travaux de Xavier Guilbert, rappelons que ses numérologies sont disponibles sur le site du9.

    Pour celle de 2012, en question dans votre article, voir ici.

    Le lecteur pourra ainsi se faire une idée beaucoup plus précise de l’excellent travail réalisé, complémentaire à celui de Gilles Ratier.

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    • Répondu par OW le 11 septembre 2013 à  16:04 :

      Mouais, toujours pareil, beaucoup de blabla et des interprétations fallacieuses. Comme on dit "les chiffres on leur fait dire ce qu’on veut.

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  • J’ai lu jusqu’à la comparaison entre Abba et Gil Jourdan. Après, mes yeux saignaient tellement que j’ai arrêté.
    C’est dommage parce que, à priori, j’étais pas contraire.

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  • J’ai pour ma part une piste pour répondre à la question : "Pourquoi une série marche ?"
    Je suis bénévole dans une bibliothèque (c’est pas bien pour le marché du livre ces gens qui se cultivent à peu de frais)et je constate le mode de fonctionnement des jeunes lecteurs. Ils s’intéressent à une série pour deux raisons, les médias et le bouche à oreille.
    Par les médias, je sous-entends que l’intérêt de lire une série est porter par un autre support média (principalement film ou dessin-animé). Le manga le plus emprunté en ce moment à la bibliothèque est One Piece (qui pas sur D17) comme à monépoque quand on parlait manga on pensait Dragon Ball. Cedric, Kid Paddle, Lou ...ces séries cartonnent aussi grâce aux dessins animés (comme Hanna Barbera a porté les Schtroumpfs en son temps). Walking dead doit beaucoup à la série télévisée éponyme. Urban Comics, les New 52 et Marvel Now ont provoqué un "renouveau" du comics en france mais serait-il si important sans les blockbusters américains (Avengers et compagnie, Batman, Superman, Spiderman, Wolverine, X-men...) ? En fait, on est sur de la logique industrielle multisupport. Une bd marche bien...on en fait un film ou une série. Un bouquin se vend (Game of Throne), on le décline à l’infini de la série TV à la bd.

    Le bouche à oreille permet encore des "miracles" éditoriaux. Les légendaires et les Nombrils, je les ai pas vu arrivés ! Les gamins se sont eux même entiché de ces séries (de qualité je dois dire). Il y en a un qui est tombé dessus et il a dit à ses potes, "Lis ça, c’est trop mortel !" Et voilà que les légendaires vont avoir une série animé et les nombrils deux films ! (Sans oublié tout les erzats.)
    Ce qui me désole, c’est que j’ai beau conseillé aux gamins la lecture de Philémon, la série est peu empruntée. Alors que les adultes suivent mes conseils les yeux fermés. La personne qui conseille compte autant que la qualité de la série. Moi je suis pas leur pote,c’est forcément un conseil de vieux chnoc ! D’où l’intérêt des avis sur le web !

    Répondre à ce message

  • Vous avez raison, il semble bizarre que Monsieur Guilbert semble s’inquiéter sur le sort de la BD de qualité (= classique), alors qu’il apparait que c’est elle qui résiste le mieux à la crise. Et si c’etait la BD d’hauteur ( intellos-hermetico-bobos) qui s’était effondrée sur elle-même ? Aujourd’hui, Peters publie chez Gallimard, comme Sfar qui en plus est directeur de collection. Mais il travaille vite !), Trondheim gagne sa vie en publiant dans Spirou... Satrapi fait du cinéma ou de la peinture. Je ne vois pas encore de relève significative ou française....ou alors il faudrait la chercher à l’echelle mondiale, pour ne pas dire galactique !

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  • LA CHRONIQUE NARQUOISE DE DIDIER PASAMONIK : Une crise "en suspens"...
    14 septembre 2013 18:27, par Didier Pasamonik (L’Agence BD)

    Aujourd’hui, je lis dans Libération : "La crise est une arnaque, un récit inventé par une oligarchie mondiale."

    On peut le lire sur ce lien.

    Extrait :

    C’est un mot écran. Normalement il décrit une situation aiguë, conjoncturelle. Mais là on parle d’une « crise » qui durerait depuis les années 70… Il vaudrait mieux emprunter à Karl Polanyi son concept de « grande transformation » pour qualifier cette nouvelle mutation profonde, à la fois écologique, globale, sociale et informationnelle. Ou parler, avec Edgar Morin, de « métamorphose ».

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  • LA CHRONIQUE NARQUOISE DE DIDIER PASAMONIK : Une crise "en suspens"...
    16 septembre 2013 12:33, par la plume occulte

    Franchement:il fallait attendre autre chose ?Pouffer de rire ?Encore ?D’un autre côté ,ce faisant, c’est refuser à chacun d’être lui-même !C’est pas charitable.

    Ici"thèse présupposée et orientée", avec discours apocalyptique ?Ben ouais !On prêche pour sa paroisse.Forcément.dans l’idéal de ces chers messieurs de la haute(opinion d’eux-mêmes ?)au sommet de la hiérarchie sociale ou simple subordonnés zélés : c’est une espèce de rêve ultime que de rester les seuls ,dans "l’entre-soi",dans des espaces qu’ils apprécient réservés,signes de valorisation symbolique qui imposent une certaine reconnaissance sociale et une estime de soi. Un classique.La révolution culturelle de velours on se la met aux cultes.

    Alors on prend la pose de l’observateur détaché,sur son promontoire,loin de l’agitation de la mêlée ,pour légitimer une certaine objectivité.En réalité on est sur un piédestal, la narine levée, pour se tenir à distance des remugles de la plèbe.Toujours un classique.

    On est ici dans la bonne droite hégémonique et carnassière ,mal dissimulée dans un amour immodéré pour le trait un peu gauche.La droite qui lave plus blanc,loin des odeurs de sueur et de graillon qui font tâches.Dans le dandysme snobisme éthéré,"préoccupé avant tout d’artistique, d’esthétique, de critique et politique parfois", qui se tiens évidemment à l’écart des basses manœuvres économiques.Ben tiens !Le marché de l’art est connu pour être l’antre des philanthropes et des ascètes...

    On lave plus blanc donc ,avec cette mentalité de ménagère de moins de 50 ans,cible privilégiée, attentive à sa lessive, à qui on scande:nouveau ,nouveau ,nouveau....Sauf qu’ici,dans la haute,on dépasse rarement le cadre de la poudre aux yeux.

    Tromperie sur la marchandise les amis.Allô maman bobos.gaffe.vieux discours intéressé aux dents jaunes et aux rotules rentrées.Sur du vieux on vous vend du neuf.sur du9 on fait du vieux.

    Un classique.

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    • Répondu par Marc-Em le 16 septembre 2013 à  13:52 :

      C’est étrange que des gens qui n’écrivent que pour eux-mêmes ne gardent pas leur graphorée, mais tiennent à la présenter au public. C’est antinomique avec cette écriture absconse.

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      • Répondu le 16 septembre 2013 à  22:20 :

        Qui vous fait croire que votre message a plus d’intérêt que celui de "plume occulte" ? De fait, de par sa brièveté et son manque criant d’arguments le votre ne témoigne que d’une réaction épidermique bien peu intéressante pour le visiteur de ce site.

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        • Répondu le 17 septembre 2013 à  01:12 :

          Je pense que l’intérêt du message de Marc-Em est de faire prendre conscience à plume occulte que quand on écrit sur un forum public, il convient de s’exprimer de manière à être compris, pas juste pour se regarder écrire.

          Répondre à ce message

          • Répondu par Oncle Francois le 20 septembre 2013 à  11:53 :

            Il suffit de lire le post de plume occulte jusqu’à la fin, et tout s’éclaire. Ceci dit, il faut arriver jusqu’au bout, ce qui exige des qualités importantes comme la persévérance et la patience. Mais une fois arrivés là, on se dit : "ah, mais oui, il a raison ! et en plus, il pense comme le journaliste d’actuabd qui a écrit l’article !"

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  • LA CHRONIQUE NARQUOISE DE DIDIER PASAMONIK : Une crise "en suspens"...
    26 septembre 2013 14:59, par la plume occulte

    On est bien d’accord : si le sort de la BD peut paraître foncièrement enviable,avec une richesse créative et éditoriale particulièrement affirmée ;elle traîne tout de même un passif que l’on ne peut ignorer.

    Tout d’abord ,on constate un net mouvement de repli sur soi.Avec le sentiment que la BD abdique de sa vocation -première pourrait- on ajouter- de séduire le plus grand nombre.Un exemple on ne peut plus parlant est à trouver du côté de ces nouvelles revues ,heureuses initiatives,seulement en vente dans les librairies.Ça sous -entend pas mal de choses,et ne sent pas spécialement le mouvement d’expansion.Il est bon de rappeler ici que c’est la volonté d’un meilleur ciblage du public,la volonté d’un meilleur contrôle des tirages et des ventes et,la volonté de court-circuiter le marché de l’occasion qui ont conduit l’industrie des comics dans la situation catastrophique qui est la sienne aujourd’hui.En se coupant de la visibilité immédiate du grand public( ventes en drugstores, avec un contrôle difficile à cette époque des ventes effectives et, donc ,des tirages.Il n’y avait alors pas de retours des invendus qui étaient rachetés par des professionnels à bas prix.Professionnels qui inondaient ensuite le marché de l’occasion accumulant de juteux bénéfices ),en favorisant les points de ventes privilégiés (les comics shop) l’industrie des comics,qui a peu à peu détricoté le lien qui l’unissait avec une belle évidence au grand public, ne peut plus aujourd’hui compter que sur des ventes dérisoires.Ce qui est ahurissant quant on considère l’extrême popularité des personnages qui animent les séries.Comics ,qui ne sont plus que le pâle département "recherche et développement" des industries du cinéma et du jeu vidéo. Pas un sort enviable celui là.

    Il y a aussi que la BD devient chez nous de plus en plus inaccessible économiquement parlant.Une anomalie.Gentrification aidant.Elle va continuer de perdre du monde en route.

    Et surtout,oui surtout:comment se satisfaire de cette situation"enviable",quand les artistes-les acteurs principaux de l’édifice-ne peuvent plus compter sur une juste rétribution de leur travail qui leur permettent de vivre.

    Derrière le sourire,un peu forcé,affiché devant la belle vitrine:immanquablement le voile d’enchantement se déchire. Et ça c’est pas glop.

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    • Répondu par Michel Dartay le 26 septembre 2013 à  21:44 :

      Dans votre discours catastrophique sur le marché du comics US (et là, vous avez raison sur un point : dans certains cas, les tirages de titres sont passés de 1 million à 100 000 exemplaires en vingt ans), il faut quand même voir que les éditeurs qui publiaient très peu d’albums jusqu’en 1990 ont développé leurs lignes de tradepaperback ou de hardcover. Ceux-ci sont sont réédités, quand le besoin s’en fait sentir.
      D’autre part, vous oubliez de citer l’importance des comics vendus en téléchargement, et des droits dérivés dans les pays où ces comics sont traduits (France évidemment, mais beaucoup d’autres aussi.
      Vous oubliez aussi l’impact des licences accordées par Marvel et DC pour faire des jeux-vidéos, des dessins animés, ou pour encourager les ventes de produits alimentaires ou textiles.
      Mais nous sommes d’accord sur un point : l’extrème popularité de certains films (Avengers, Iron Man ou Batman et Superman) et donc leur rentabilité. Là-aussi, les bénéfices remontent aux maisons-mères (Disney et Time-Warner), ce qui peut permettre de financer des projets comics plus expérimentaux.

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      • Répondu par la plume occulte le 27 septembre 2013 à  16:15 :

        Très peu de titres ont des tirages à 100 000 exemplaires,ça reste généralement ponctuel,et 100 000 exemplaires ne veut pas dire 100 000 ventes.Beaucoup de titres sont en dessous des 10 000 ventes effectives.Les tradepaperbacks ou hardcovers ont effectivement représentés une embellie dans le marché,et certains estiment que l’effritement des ventes de comics mensuels et directement lié à cette expansion. Les lecteurs préférant attendre la sortie du tradepaperback. Mais l’embellie n’a duré qu’un temps et l’érosion a repris de plus belle.

        Aux USA les comics shop (surtout vente de comics mensuels)ferment les uns derrière les autres,et les librairies(ventes de tradepaperbacks ou de hardcovers) se cassent la gueule.Des chaînes de librairies historiques sont dans le rouge.Il se murmure même que les ventes effectives de la plupart des comics mensuels ne couvrent même pas les frais de papier et d’imprimerie.

        Le chiffre d’affaire des comics vendus en téléchargement est loin d’être mirobolant,et ne constitue qu’un plus,pas une locomotive.On est ici plus dans le domaine du volontarisme qu’autre chose.Les traductions à l’étranger ,elles ,sont un vrai plus ,c’est vrai:mais ne constituent pas une source d’euphorie.Il ne faut pas exagérer.Même s’il est toujours rassurant de voir le positif.

        Après, que les comics soient paradoxalement devenus aujourd’hui les produits dérivés des industries du cinéma et du jeu- vidéo,comme de la vente des pots de moutarde, n’a rien de bien glorieux.L’art séquentiel,la BD, n’en sortent pas grandis.C’est regrettable.On est bien dans une logique de "recherche et développement".Moins dans un art vivant.Même si tout est relatif.

        Cet aspect "recherche et développement" de la branche édition est jugé nécessaire par les maisons-mères.Mais pour combien de temps encore les bénéfices monstrueux engrangés par toutes les activités que vous citez vont t-ils servir à écluser les déficits chroniques de cette branche édition ?Le cœur du problème est que l’industrie des comics a peu à peu détricoté le lien qui l’unissait avec une belle évidence au grand public.Tout vient de là.Chez nous on reproduit le même processus pas à pas.Mais avec des raisons différentes.Le business aux USA,l’hégémonie culturelle (la gentrification)chez nous.

        Il y a des exemples à ne pas suivre.

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        • Répondu le 27 septembre 2013 à  18:57 :

          l’hégémonie culturelle (la gentrification)

          Ce n’est pas possible, il n’existe pas, c’est un logiciel en automatique pour alimenter les commentaires avec toujours les mêmes mots creux en roue libre.

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          • Répondu par la plume occulte le 28 septembre 2013 à  14:46 :

            Il existe bien,et si vous vous régalez accrochez vous à votre siège ,ce n’est qu’un début !!Miam.

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        • Répondu le 27 septembre 2013 à  19:15 :

          Aux USA les comics shop (surtout vente de comics mensuels)ferment les uns derrière les autres,et les librairies(ventes de tradepaperbacks ou de hardcovers) se cassent la gueule.Des chaînes de librairies historiques sont dans le rouge.

          Je vous indique le lien ci-dessous qui actualisera votre discours :
          [http://boingboing.net/2013/09/25/indie-bookstores-on-the-rise.html#more-257867]

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          • Répondu par la plume occulte le 28 septembre 2013 à  15:25 :

            La librairie indépendante connait un soubresaut ?Avec son marché de niche ,personnalisé, son public ultra ciblé et quasi militant :c’est presque une suite logique à tout le reste.Mais il n’y a pas de quoi pavoiser.Surtout quand on voit la progression sur un territoire aussi grand.Et surtout si c’est pour vendre avant tout des livres soldés ou d’occasion.Ça ne change pas grand chose à l’affaire.

            Mais au fond de tout ça on se moque:ce qui compte c’est la situation chez nous.Ce qui n’empêche pas d’apprendre des erreurs des autres.Le problème culminant chez nous : c’est que le lecteur moyen n’arrive plus économiquement à suivre la cadence et les auteurs n’arrivent plus à vivre de leur travail.Il n’est pas impossible que les faits soient étroitement liés.

            Merci pour le lien.

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  • dire qu’il n’y a pas de crise, c’est comme demander à l’orchestre du Titanic de jouer plus fort en espérant que cela suffise pour que la bateau se remette à flot.Drôle de société où persévérer dans l’erreur est vu comme de l’optimisme.
    Il semble bien plus anxiogène de nier un problème que de le voir en face ; ainsi on peut crever l’abcès, mieux comprendre les choses, et construire de nouvelles manière de faire non par l’espoir mais grâce à une leçon apprise

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