La Caste des Méta-Barons - T8 : Sans-nom, le dernier des Méta-Barons - Jodorowsky (scénario) et Gimenez (dessin) - Humanoïdes Associés

12 janvier 2004 0 commentaire
  • La fin d'une épique saga spatiale, issue de l'Incal. Qui a dit "Ouf!" au fond, que je le méta-décapite ? Tonto et Lothar, les deux robots cyber-conscients de la Méta-Nef, tuent le temps en attendant le retour du Méta-Baron. Ils racontent la saga de ses ancêtres.

Ce personnage craint, guerrier parfait à la puissance redoutable et invaincu au combat, est le champion de l’Emperoratrice. Il n’a aucune pitié et sème la terreur là où il passe, car la puissance de son arsenal défie tout entendement. Dépositaire d’un code de l’honneur ancestral, entre Bushido et caste des assassins, ce dernier veut que le fils ne prenne la succession de son père que lors d’un duel à mort, non sans avoir été rituellement estropié. Oui, mais voilà : le grand-père de l’actuel Méta-Baron n’a pas été réellement vaincu. Ce dernier peut donc revenir à tout moment et menacer l’Humanité... Surtout s’il propose ses services de mercenaire à un ennemi mortel.

Fort logiquement, la saga des ancêtres du Méta-Baron se termine par lui-même. Mais bizarrement, elle ne boucle pas directement avec « L’Incal », la série dont elle est issue. Après avoir raconté l’histoire de la Caste, Jodo prépare le terrain pour une série davantage centrée sur le Méta-Baron lui-même.

Depuis le 6ème tome, Gimenez annonçait régulièrement qu’il souhaitait mettre fin à sa collaboration avec Jodo. On le comprend et pas qu’un peu : plutôt habitué des one-shots, cet illustrateur espagnol, peintre de talent éblouissant quand il fait de la science-fiction, devait tirer la langue à chaque nouveau scénario de Jodoroswky. Il devait en avoir ras la Métanef de cette histoire-opéra chaque fois plus spectaculaire, plus délirante... On sentait la qualité de son dessin décliner après le cinquième tome.

Les amateurs sont cependant ravis qu’il soit allé jusqu’au bout car cette série restera un moment graphique exceptionnel.

(par Xavier Mouton-Dubosc)

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Fait d’arme peu connu, Alejandro Jodorowsky avait tenté de tourner dans les années 70 une adaptation cinématographique de Dune, le roman de Frank Herbert. Un numéro spécial de Métal Hurlant était même bourré d’informations à ce sujet. À sa lecture, il est aisé de voir que la caste des Castaka doit tout aux Atréïdes.

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