La Douceur de l’enfer - T. 1/2 - Par Olivier Grenson - Lombard

13 juin 2011 2 commentaires
  • Après avoir travaillé avec Jean Dufaux ({[Niklos Koda->art8058]}) et [Denis Lapière->art9562] ({[La Femme-accident->art9628]}), {{[Olivier Grenson->art11880]}} se met en danger en signant un diptyque pour la première fois seul, {La Douceur de l’enfer}, où l’auteur aborde la quête des origines, les rapports amoureux, les affres de la guerre et ses répercussions sur la cellule familiale.

Billy quitte San Francisco pour exaucer le dernier souhait de sa grand-mère, qui est décédée peu après avoir après que l’on avais découvert le corps de son mari, mort 60 ans plus tôt durant la Guerre de Corée.

Billy accompagne une délégations composée d’anciens combattants et des parents d’autres soldats morts au combat. Il doit rapatrier la dépouille de son grand-père. C’est aussi l’occasion de réfléchir à sa relation avec sa petite amie, Emily, suite à la perte du bébé qu’ils attendaient, et aux liens qu’il entretient avec sa famille.
Son voyage prendra un tout autre sens après son passage à la télévision coréenne suite à laquelle un homme qui a bien connu son grand-père souhaitera lui parler...

Vu ainsi, le résumé du premier album de La Douceur de l’enfer peut paraître classique, mais son traitement l’est beaucoup moins. Olivier Grenson évoque la vie de deux hommes -un fils et son père décédé- avec beaucoup de subtilité, de sens symbolique et de sensibilité. Billy apprend à connaître son grand-père à travers ses écrits découverts chez sa grand-mère, puissant appel à son imagination.

L’histoire d’Olivier Grenson happe le lecteur dès les premières pages. Ses textes, étonnamment littéraires, sont parfaitement lisibles.

Le graphisme de l’auteur est plus nerveux, plus brut que dans Niklos Koda, ce qui a pour effet de mieux servir et de mieux tenir le propos. Il tend vers plus de douceur dans de magnifiques scènes oniriques.

Incontestablement, le passage de Grenson au scénario est une réussite.

(par Nicolas Anspach)

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Lire les interviews :

- O. Grenson : "Julie a traversé de nombreux accidents de la vie, mais reste solaire !" (Janvier 2010, avec D. Lapière).
- O. Grenson : "J’avais envie depuis longtemps de travailler la couleur" (Mai 2008)
- O. Grenson : "Dufaux parvient à me garder dans une motivation constante, de la première planche à la dernière" (Janvier 2007)

Lire les chroniques de
- La Femme Accident T2 et T1.
- Niklos Koda T10, T9 et T7.

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Lien vers le site et le blog de l’auteur.


Illustrations : (c) Grenson, le Lombard

 
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