La Malédiction des sept boules vertes - Par Parcelier et Epié - Editions Paquet

21 mai 2014 3 commentaires
  • Les éditions Paquet ont choisi de rééditer La Malédiction des 7 boules vertes, cette série publiée par Casterman dans les années 1980, plus ou moins tombée dans l’oubli.

Le récit débute avec ce Voyageur imprudent, quête initiatique et poétique dans un monde merveilleux qui comprendra cinq tomes . Après un long préambule présentant le contexte des enjeux de la quête des 7 boules vertes, l’histoire commence avec l’arrivée de Guilio. Le jeune homme, curieux et non dépourvu de malice, décide de se lancer en compagnie d’un ami bûcheron à la recherche des fameuses boules sensées procurer un pouvoir absolu à celui qui les possède. Pouvoir, magie, expédition interminable donnent le ton au récit initiatique annoncé dans ce premier tome.

La Malédiction des sept boules vertes - Par Parcelier et Epié - Editions Paquet
Le travail de Samuel Epié remet en valeur le graphisme de cette histoire.

Les deux compères vont être amenés à traverser des contrées féériques et imaginaires : forêts infinies, clairières gigantesques et paysages chimériques constituent le théâtre de cette quête légèrement décalée, mélange de poésie et d’exotisme imaginaire.

Heureusement cette (trop ?) longue quête est semée d’embûches et de rencontres avec des créatures mystérieuses : bouteille parlante, monstre aux tentacules rouge-sang, jeux d’ombres, etc. Le réel et l’irréel se télescopent au fil d’une histoire qui prend le rythme d’un périple tranquille au pays des songes et de la féérie.

La première édition de cette histoire est parue en 1985.

Ce retour dans les bacs d’une œuvre un peu oubliée peut être l’occasion de replonger dans l’univers atypique imaginé par Laurent Parcelier, influencé par des auteurs comme Tolkien.

La démarche de ce créateur venu des Arts appliqués, et qui, depuis, s’était éloigné de la BD, possède une originalité suffisamment digne d’intérêt pour qu’on la revisite aujourd’hui avec plaisir.

Une lecture (ou relecture) justifiée aussi par le beau travail de remise en couleurs effectué par Samuel Epié qui a par ailleurs retravaillé certains originaux. Une mise en valeur en parfait accord avec l’auteur dont le trait minutieux et précis rappelle une ligne claire d’une grande époque... presque désuète.

Si, dans ce premier tome, l’intrigue parait parfois un peu poussive, voire laborieuse on se laisse malgré tout conquérir par l’errance tranquille de ces deux personnages naïfs et sympathiques. Une ambiance empreinte de poésie et de fantaisie dont le charme opère progressivement.

(par Patrice Gentilhomme)

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© Illustrations Parcelier & Epié– Editions Paquet 2014

 
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3 Messages :
  • Quelle bonne nouvelle ! Je n’ai jamais réussi à compléter ma collection d’origine car quand j’étais petit je pensais qu’il n’y avait qu’un seul tome. Finalement j’en ai 3 mais il me manque les 3 derniers. C’est donc vraiment une super nouvelle pour débuter cette journée ! J’avais adoré le monde féérique dans lequel se déroule l’aventure !

    A savoir : l’auteur avait à postériori fourni gratuitement les PDF les 8 tomes de cette aventure ("La malédiction des sept boules vertes" - 6 et "Guilio et le drôle de monde" - 2).

    Est-ce que les deux derniers tomes "bonus" seront réédités également ? Je l’espère !

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  • Il était temps qu’un bon éditeur reprenne cette fort belle série, abandonnée par son éditeur d’origine. Ces abandons en série, par l’ancien éditeur de référence de la BD franco-belge, montrent bien que le centre de gravité de l’édition se déplace. Et c’est très bien comme ça.

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  • Les couleurs de cet album sont une vraie réussite. Je me réjouis par avance de découvrir d’autres œuvres du coloriste qui mériterait de pouvoir dessiner un album à part entière.

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