La Marque du Chat – Par Philippe Geluck – Editions Casterman

18 octobre 2007 3 commentaires
  • Dans l’humour hexagonal, Le Chat de Geluck a incontestablement laissé sa marque : celle d’un moraliste visuel.

Le rire est un réflexe, paraît-il. Quelque chose comme un éternuement. Ca c’est pour son usager. Chez le créateur, il relève plutôt d’une seconde nature, un état d’esprit qui procède d’une ascèse, comme un musicien fait ses gammes. C’est visible chez Geluck : il vous prend un sujet de société : l’adoption chez couples gays, le quota des minorités visibles à la télévision, la publication d’une nouvelle édition du dictionnaire, le problème de l’obésité, de l’interdiction de la cigarette, les photos volées de la presse people,… et il vous le retourne dans tous le sens jusqu’à y trouver la faille où il peut y glisser un trait d’absurdité.

Cela reste très en surface, sans agressivité excessive, avec parfois cette poésie que l’on retrouve dans les cadavres exquis des Surréalistes. C’est que Philippe Geluck est issu d’un pays absurde, comme Achille Chavée et Maurice Grevisse, Hergé et Simenon, James Ensor et Magritte, des fins manipulateurs de mots et d’images, aux œuvres complexes révélatrices de l’âme, et qui bientôt, comme naguère le père Ubu de Pologne, viendront peut-être un jour de « Nulle-part ».

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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3 Messages :
  • "L’humour hexagonal" ???

    Euh, Geluck est belge non ? (Je me doute bien que vous êtes au courant et ne m’en voyez que davantage interloqué...)

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    • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 18 octobre 2007 à  18:32 :

      Il s’agit d’un hexagone qui part de Vilvoorde et qui s’arrête à Marseille et à la Corse. Au train où vont les choses, mon imprécision est juste prophétique ;)

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      • Répondu par LaurentV le 18 octobre 2007 à  21:50 :

        Ou comment retomber sur ses pieds... comme un chat.

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