La Marque du destin, T1 - Par Toru Fujieda - Tonkam

  • Un shojô classique, aux dessins sans prétention et à l'histoire divertissante. Sans doute pas un grand manga mais une œuvre agréable à lire.

L’actrice Reiko Natsume a eu deux filles de deux hommes différents. la jolie et charismatique Maya et la très intelligente mais banale Kanoko. Toutes deux sont inséparables et passent leur temps à discuter par sms, sans aucune autre relation amicale. Maya a fini ses études et s’est lancée dans le show-business, mais a dû avant tout vaincre sa timidité maladive. Pour cela, Kanoko lui a créé un personnage : Mayu, mannequin et actrice de talent, au caractère bien trempé.

Elles partagent aussi autre chose : une marque de naissance en forme de papillon sur le pouce. Kanoko croyait être la seule à partager cette tache mais un jour, Tsubama, un élève de sa classe, lui révèle qu’il possède la même tache et quand leurs pouces se touchent, la jeune fille entrevoit des flashes. Il lui explique alors que cette marque provient d’un tatouage fait par deux amoureux avant de se suicider et qu’elle symbolise leur serment d’amour, la promesse de se retrouver dans leur vie future. Kanoko va alors sortir de sa retraite, contre sa volonté, et rencontrer des personnages tous plus frappadingues les uns que les autres.

Malgré un effort visible de scénario original et des personnages atypiques, La marque du destin reste un shojô de base des plus classiques. Bien que l’histoire soit des plus romantiques, l’accumulation de personnages loufoques est un peu excessif et nuit à l’intrigue. On ne voit pas trop l’intérêt non plus du personnage de Mayu et de son intégration dans le milieu du spectacle. L’auteur a finalement voulu trop en faire.

Quand au dessin, on sent la maitrise et le travail, mais la mise en page reste sobre et le trait peu expressif. Toru Fujieda nous offre, au final, rien de plus qu’un sympathique divertissement.

(par Stéphanie Francqueville)

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