La Mémoire d’Abraham T.2 : Arsinoé est morte - Par Marek Halter, Morvan, Besse et Dupré - Casterman

17 mars 2011 0 commentaire
  • Deuxième tome (sur 10 en tout) de la superproduction adaptée du best-seller de Marek Halter. Cette fois, le voyage nous emmène de Rome à la Tunisie, en passant par l'Égypte. Avec un sentiment mitigé malgré des qualités certaines.

L’histoire foisonne de personnages et de récits de résistance, de voyages hâtifs, de fuites vers des horizons plus accueillants. Telle se présente la saga du peuple juif vue par Marek Halter, auteur de l’inoubliable Mémoire d’Abraham sorti en librairies en 1983.

Le premier volume de cette adaptation BD racontait la destruction du Temple par les romains, en 70 après J.C. Avec Arsinoé est morte, Halter et ses adaptateurs : Morvan (scénario) et Besse (dessin) nous emmènent à Rome. En 135 après J.C., les exilés Juifs de la famille d’Absalon (petit-fils d’Abraham) s’inquiètent pour Arsinoé, introuvable dans la cité.... Jusqu’à apprendre qu’elle fréquenterait ces tenants d’une nouvelle religion, les Chrétiens, et même qu’elle aurait épousé leur foi.

Habile accroche pour le début de ce volume qui décrit les premiers pas du christianisme en Italie. Comme toujours dans ce récit, la foi y occupe une place centrale, décidant du sort des personnages, régulièrement obligés de se défendre face aux intolérants. On trouve dans ce tome 2 le défilé généalogique désormais bien connu : les descendants d’Abraham ont eux-même des enfants, qui eux-mêmes... Cela, on le sait, aboutira au Moyen-Âge, à la Renaissance, les lumières en France, les sombres années de la Seconde Guerre mondiale...

L’album s’avère très similaire à son prédécesseur : on y trouve des scènes de famille, pas mal de combats sanglants entre les Juifs et les peuples dominants, de réguliers épisodes heureux (mariages, naissances).

C’est parfois un peu lourd, légèrement figé, et même maladroit quand le Halter contemporain commente son travail. Mais cette leçon d’histoire illustrée, avec ces villes impressionnantes - ici Carthage, à proximité de l’actuel Tunis- fourmille de données historiques majeures.

Quant à la suite, elle peut apporter de bonnes surprises : le dessin sera signé Zhang Xiaoyu, un artiste chinois apparu sur le marché français en 2007 avec Le Clown. Parution attendue pour août 2012.

(par David TAUGIS)

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