La Mémoire dans les Poches - Tome 1/2 - Par L. Brunschwig & E. Le Roux - Futuropolis

22 juin 2006 1 commentaire
  • Le scénariste {{Luc Brunschwig}} nous a captivé grâce aux ambiances et aux intrigues particulières de ses séries de genre où il explorait le polar et le thriller : (Makabi, l'Esprit de Warren, Le Pouvoir des Innocents). Il nous étonne aujourd'hui par la justesse de ton et l'émotion qui se dégage du premier tome d'un nouveau diptyque, {La Mémoire dans les Poches}.

Imaginez un vieillard, mélancolique et fatigué, qui erre dans la rue avec un jeune bébé affamé. En passant devant la vitrine d’un troquet, il aperçoit une femme qui alaitte son nourrisson. Létignal, le vieillard, décide d’entrer dans l’établissement pour demander à la jeune maman d’alimenter son protégé ! Evidemment, elle se rebiffe. Les habitués du café, eux, sont étonnés par la scène franchement inhabituelle.

Ils empêchent Létignal de sortir de l’établissement et l’obligent à s’expliquer. L’homme raconte alors son histoire, puisant de temps en temps des petites anti-sèches dans ses poches. Elles lui permettent de se rafraîchir la mémoire. Il raconte alors, devant un public hostile, comment il en est arrivé là.

Sidoine et Rosalie Letignal et leur fils Laurent forment un trio "ordinaire", des gens comme tant d’autres, essayant d’apporter un peu d’humanité autour d’eux, modestement. Ils s’occupent chacun à leur niveau de personnes défavorisées. Une rencontre réalisée par Laurent va conduire à l’implosion de la cellule familiale...

Etienne Le Roux a simplifié son style pour le faire glisser vers un semi-réalisme délicat, jouant sur des couleurs sourdes pour être en symbiose avec l’atmosphère du récit.

Nous vous présentions déjà en mai 2004 cette série, qui a finalement vu le jour sous le label Futuropolis. Luc Brunschwig nous confiait alors : « ‘La Mémoire dans les Poches’ est une histoire intimiste sur les relations internes à une famille. On y découvrira le poids d’un passé qui apporta aux protagonistes autant de choses positives que négatives ».

Ce passé, justement, face à l’avenir que représente l’enfant, est un sacré vecteur d’émotion pour cette oeuvre poignante et réussie.

(par Nicolas Anspach)

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