La bande dessinée, valeur refuge pour les collectionneurs d’art contemporain ?

2 mars 2009 24 commentaires
  • Depuis Warhol, Liechtenstein, Keith Haring, Errò ou Combaz, le cousinage entre bande dessinée et art contemporain ne faisait plus de doute. Cependant, pour la première fois, elle est accueillie dans un salon d’art contemporain, à ArtParis 09, du 19 au 23 mars, au Grand Palais. Un évènement qui marque par ailleurs le grand retour de Jean-Marc Thévenet.
La bande dessinée, valeur refuge pour les collectionneurs d'art contemporain ?
Le grand retour de JMT
Photo DR

L’ancien directeur du Festival International de la bande dessinée d’Angoulême est le grand artisan de ce rapprochement. On se souvient qu’il avait précisément écarté de son poste au FIBD parce qu’il cumulait son mandat avec une mission auprès du Festival d’art contemporain du Havre. Cet évènement signe-t-il son grand retour sur la scène de la BD ? « Cela prend, effectivement, les allures d’un retour... nous confie-t-il, Grand, je ne sais pas encore : nous verrons si tous mes projets aboutissent... ou non. Le premier rendez-vous à lieu sous la verrière du Grand Palais, à Paris, dans le cadre d’ArtParis 09, du 19 au 23 mars. J’aime cette idée que la bande dessinée prenne assise dans des lieux mythiques. J’expose une douzaine d’auteurs que j’apprécie, bien sûr, particulièrement. Caroline Clough-Lacoste et Henri Jobbé-Duval m’ont confié en quelque sorte une carte blanche. »

Le retour de JMT

Effectivement, comme nous vous l’avions signalé, « JMT » était très présent lors de la dernière édition du Festival qu’il retrouvait avec une certaine gourmandise : « Je n’étais pas revenu à Angoulême depuis trois ans, j’avais donc beaucoup de monde à rencontrer ( éditeurs, journalistes...), d’auteurs ou de livres à découvrir. J’ai été enthousiasmé par la qualité de la production des labels dits indépendants, par la dimension définitivement internationale de la création. Enfin, j’ai observé le décloisonnement évident de la bande dessinée, c’est à dire l’abandon d’un découpage formel et d’une narration classique encore plus marquant qu’il y a trois ans, cela s’entend surtout pour les "indépendants".

Winshluss, Prix du meilleur album à Angoulême 2009, sera exposé à ArtParis 09
DR

Je me suis donc dit qu’il y avait là un foisonnement artistique formidable pour des expositions, des manifestations d’un nouveau genre dans de nouveaux lieux... En dehors de cette redécouverte qui m’a beaucoup inspiré pour l’avenir, je travaille actuellement à la mise en oeuvre de deux grands projets : l’un sur Paris, en dehors de l’exposition Bourgeon, et l’autre dans une grande ville de province.  »

Bref, notre homme est de retour, avec une double légitimité puisqu’il est à l’origine de la création de la Biennale d’art contemporain du Havre, en 2006 et présent dans le domaine de la BD depuis 1980 : « Si l’univers de l’art contemporain dans son approche économique, critique et médiatique est radicalement différent de l’univers de la bande dessinée, il y a néanmoins des points de convergence. La scène française de l’art contemporain est remarquable avec des artistes comme Didier Marcel, Xavier Veilhan, Mathieu Mercier et bien d’autres. Leur approche de la création d’une oeuvre (pourquoi cette oeuvre, pourquoi tel parti pris esthétique...) est en très grande proximité avec la réflexion des auteurs de bande dessinée lorsqu’ils décident de transcender la notion même de l’album. On retrouve chez les uns et chez les autres les mêmes mots, les mêmes doutes et... la même certitude de leur entreprise. Des auteurs de bande dessinée comme David B, Killoffer ou Pierre la Police sont représentés par des galeries d’art contemporain.  »

Hyman sera lui aussi sur les cimaises de ArtParis
DR

La bande dessinée, « Versant éclairé » de l’art contemporain ?

Dans les années soixante, Warhol, Lichtenstein,... insistaient sur le côté populaire ("pop") de la BD en le magnifiant. Quand les artistes de BD font de l’art contemporain, le popularisent-ils ? Jean-Marc Thévenet a les idées bien arrêtées à ce sujet : «  L’art contemporain, à tort ou à raison, a toujours su s’entourer d’un outil critique permettant de justifier assez souvent la raison d’être d’une oeuvre. Sur la vision de la bande dessinée du point de vue de Warhol ou de Lichtenstein, je suis assez sceptique. Je crois qu’ils s’en foutaient. Ils ont mis au point un discours qui leur a permis de décliner, surtout pour Lichtenstein, des oeuvres. Elles étaient Pop mais elles auraient pu être "Industry". Ils ont observé la bande dessinée par le prisme de la sous-culture et ont consenti par un geste artistique à en faire des oeuvres. Ces "gars" avaient vraiment le sens du business ! En bande dessinée, et au regard de son histoire, de la distance longtemps affichée à son encontre par les critiques d’art, il n’y a pas de tricherie. Je pense donc que les auteurs de bande dessinée ne popularisent pas l’art contemporain mais qu’ils pourraient en devenir un des versants éclairés. »

Il n’y a d’ailleurs pas que cette expo qui signale la présence de la bande dessinée dans ce salon. Par exemple, des galeries comme 9ème Art de Bernard Mahé ou encore la galerie Slomka de Francis Slomka auront un stand.

Conrad Botes
DR

Ses choix se portent vers des signatures connues (dont le fameux Winshluss qui a reçu à Angoulême l’Essentiel d’or du premier album pour Pinocchio) mais aussi vers des artistes moins connus du grand public. Art contemporain oblige ? « Je me suis toujours passionné par les auteurs en devenir. J’ai retrouvé un vrai bonheur à Angoulême à découvrir des auteurs encore inconnus. J’ai eu l’impression de revenir aux années 80, lorsque je dirigeais, la mythique, Collection X chez Futuropolis version Étienne Robial. J’ai eu un véritable coup de cœur éditorial pour Joanna Hellgren qui dès qu’elle disposera d’un scénario solide fera un carton, pour Ilan Manouach avec son dessin si déroutant qu’il en est envoûtant. Quant à Conrad Botes, il est l’Artiste complet. Il est actuellement représenté à Cape Town par une galerie très pointue. Il emporte avec lui l’univers de Keith Haring et de Mariscal. C’est aussi le propos de cette exposition : donner une photo, subjective, en un instant T de la production de la bande dessinée dans sa dimension internationale.  »

Ilan Manouach
DR

L’homme ne s’arrêtera d’ailleurs pas là puisque, comme nous vous l’avions annoncé, il travaille sur une grande rétrospective François Bourgeon qui devrait ouvrir ses portes en 2010.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

artparis 09

Grand Palais
Avenue Winston Churchill, 75008 Paris

19-22 mars, de 11h à 20h30, et le 23 mars, de 11h à 18h -15 €
(10 € : artistes et étudiants)

 
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24 Messages :
  • "Joanna Hellgren qui dès qu’elle disposera d’un scénario solide fera un carton"

    La réflexion aussi fine que cette réflexion si souvent entendue par mes oreilles lors d’une séance de dédicaces : "Moi aussi, si j’avais du talent, je ferais de belles choses."

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  • Pourquoi faut-il toujours et encore que la bande dessinée ait un complexe vis-à-vis de l’AAAArt avec un grand A.
    L’intérêt pictural de l’art contemporain est nul, ce sont des démarches intellectuelles intéressantes intellectuellement mais pas du tout émotionnellement. Je fréquente beaucoup les galeries et les vernissages et je peux affirmer que le talent est bien du côté de la BD, pas de l’AAArt contemporain, alors cessons ce complexe qui n’a pas de raison d’être.

    Avant de lire le nom Conrad Botes j’ai cru que c’était une page de JC Menu présentée là, alors c’est plus un croisement entre Menu et Jason qu’entre Keith Haring et de Mariscal, mais évidemment c’est moins vendeur dans une galerie.

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  • Des dessins comme le Ilan Manouach, j’en ai plein les murs de ma classe de CE1 - Je peux les exposer aussi ?

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    • Répondu par Sergio Salma le 3 mars 2009 à  11:50 :

      Cher LC,
      c’est très très bête d’écrire ce que vous écrivez. Les images que je vois là sont au contraire exceptionnelles.
      Le dessin d’enfant comme comparaison ultime à la prétendue naïveté d’un artiste était , je croyais, un argument d’un autre âge. Pour le coup, c’est vous qui êtes préhistorique.

      Ou bien vous vous intéressez sérieusement au domaine artistique et on cause ou bien vous vous occupez de vos affaires sans intervenir dans un domaine où visiblement vous n’êtes pas compétent.
      Sur un site de spécialistes de l’énergie nucléaire, des mathématiques, de paléontologie ou de mécanique, vous vous abstiendriez de commenter des concepts qui vous passent à 1000 kilomètres au-dessus du crâne.
      Pour le dessin, faites pareil.

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      • Répondu le 3 mars 2009 à  12:41 :

        Salma et ses jugements de droit divin !!!
        C’est exceptionnel vous dis je !!!!!!!!!!

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        • Répondu le 3 mars 2009 à  14:08 :

          Non, ça n’a rien d’exceptionnel, c’est même plutôt nul comme dessins.

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        • Répondu par Sergio Salma le 3 mars 2009 à  14:21 :

          Il n’y a rien de divin là-dedans. OK, c’est un jugement subjectif. Oui j’aime beaucoup. Il me semblait juste que ça n’avait rien à voir avec un dessin d’enfant.

          Un autre post à propos de Bastien Vivès reprend exactement le même argument. Je ne comprends définitivement pas cette façon de classer les auteurs de bande dessinée selon leur aspect immédiatement visuel. La science de Vivès est ailleurs. Et entre parenthèses, cet aspect coloré est loin d’être infantile. Il y a une constance dans le traitement des couleurs qui est très adulte, très mature. On retrouve un petit côté naïf, une tendresse qui effectivement rappelle la candeur, l’enfance, l’adolescence.
          Mais tout au plus comme on peut s’amuser de l’apparente simplicité des musiques d’Alain Souchon par exemple. Il peut partir d’une mélodie "boîte à musique" et jouer le candide en faisant exprès des fautes de français , en parlant comme un enfant dans la chanson "j’ai dix ans". Vous ne le taxerez pas pour autant d’auteur de chansonnettes puériles.

          En revanche , vous avez le droit d’aimer les dessins plus élaborés, plus techniquement irréprochables, plus réalistes. J’aime aussi les décors de Philippe Francq et j’ai été marqué à l’époque par l’album "l’orgue du diable " de Yoko Tsuno.
          On peut apprécier la précision du dessin des voitures de Franquin et en même temps être touché par les quelques traits (puérils ?) des images de Sempé pour représenter ces mêmes voitures.

          Désolé pour cet aspect catégorique. Quand je fais long, c’est chiant, quand je fais court c’est pas complet.

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        • Répondu par flupke le 3 mars 2009 à  15:26 :

          Moi,j’aime bien les gens "qui s’autorisent à penser" (comme dirait Coluche)et le discours de Sergio Salma (l’auteur de Nathalie chez Casterman) m’étonne. Je ne le connaissais pas comme ça ! La BD doit rester populaire et la qualité du dessin va avec. Ce qui est montré là correspond en effet à des dessins d’enfant de 8 ans. Désolé ! Au risque de paraitre plébéien,je répète, dans le 9ème art.. un bon dessin va avec une bonne histoire et c’est cette alchimie qui rend la BD intemporelle !

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      • Répondu par Alex le 3 mars 2009 à  13:21 :

        Mr Salma, un peu d’indulgence pour LC : il vient de vous le dire, il est en CE1 !

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      • Répondu par François Pincemi le 3 mars 2009 à  14:01 :

        Cher Sergio Salma, vous avez écrit :
        "Les images que je vois là sont au contraire exceptionnelles."

        Pouvez vous nous expliquer ce qu’elles ont d’exceptionnel ? Pour ma part, je ne vois qu’une barque avec des pêcheurs, dessinée sous différents angles. Pas formidable comme BD. Pas formidable non plus comme art contemporain AMHA (je ne suis pas expert en le domaine. Merci de nous eclairer de vos lumières, je ne demande qu’à comprendre l’interet de ces images.

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      • Répondu par CHARRIER François le 4 mars 2009 à  19:27 :

        Ras le bol des intellos qui affirment tout comprendre juste pour se demarquer de la masse qui achete les best sellers.
        Ras le bol de la creation sous acide.
        Vive la culture de masse.
        Un pourcentage considerable de l’AAAAAAAAArt moderne est une escroquerie de sous doués.

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        • Répondu par Alex le 5 mars 2009 à  00:58 :

          Votre ras-le-bol infantile doit être interprêté -à mon avis- comme un cri primal. La duplication de voyelles témoignant d’un signe guttural, témoignage d’une réelle panique. Ces images vous scandalisent, vous êtes effrayé et hurlez. Tout est danger, menace... Vous ne souhaitez pas apprendre car vous ne souhaitez pas naître au monde, la peur vous tenaille. L’agression, le cynisme : des bouées de sauvetage qui masquent à peine un état de stagnation ébéphrène. Si on vous disait que cet état de léthargie mentale est aussi un aléa de décisions politiques, que vous n’êtes pas indissociable de facteurs culturels sinon aléatoires du moins pré-établis, comment réagiriez-vous ?

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          • Répondu par Sergio Salma le 5 mars 2009 à  10:19 :

            Cher Alex, vous m’ôtez les mots de la bouche.

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          • Répondu le 5 mars 2009 à  11:39 :

            Interprétation en psychologie de bazar.

            L’AAAAArt, avec un grand A, c’est la façon de prononcer des snobs, l’AAAAArt ! Fréquentez donc les vernissages, vous les verrez par dizaines ceux qui disent l’AAAAArt ! Et moins c’est artistique, plus c’est nul, plus ils sont paumés plus ils veulent faire bonne figure et s’extasient sur l’AAAArt !

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    • Répondu par xavier löwenthal le 6 mars 2009 à  10:48 :

      si ces dessins ce CE1 sont si bons, il faut les exposer, bien sûr.
      ilan dessine avec une intensité rare. la planche qui est ici montrée est extraite de Frag. extraite. c’est évidemment le premier problème qui se pose quand on veut "montrer" la bande dessinée. le dessin d’ilan fait débat ? je trouve ça très bien. que sa narration le fasse aussi.

      ah oui, je suis l’éditeur d’ilan depuis le début. c’est un auteur singulier et, je le crois, important. je dessine avec lui, aussi. naturellement, c’est un ami.
      bien à vous

      xavier löwenthal

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  • Je lis ce forum et je suis consterné. C’est pourtant pas compliqué de comprendre que le dessin d’ Ilan Manouach n’a pas grand chose à voir avec le dessin d’enfant (ce qui ne retire rien au génie enfantin quand il se manifeste). Et pourquoi rajouter des "a" à "art", ça vous fait peur ou quoi ? La bande dessinée s’inscrira tout naturellement dans l’art contemporain si elle fait preuve d’audace, d’invention, d’ouverture... donc si elle ne reste pas enfermée dans son petit chez-soi avec ses certitudes, son public, ses revenus, son confort ordinaire.

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    • Répondu par Sergio Salma le 3 mars 2009 à  21:25 :

      Allez-y ,ChR, j’ai un coup de mou. Expliquez-leur.
      Merci.

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      • Répondu par ChR le 4 mars 2009 à  08:31 :

        Je ne suis pas trop sûr que ça vaille le coup d’expliquer. Une des manifestations de la bêtise, c’est de vouloir avoir le dernier mot. L’art n’est pas un gros mot, ni un grand mot, c’est tout simplement quelque chose qui se transforme en tous sens depuis des millénaires. Ce que fait Manouach n’est pas "arty". Quant au mot "contemporain", il est assez flou finalement, il ne veut pas toujours dire : "d’aujourd’hui" (dans certaines FNAC, il y a des disques de musiciens morts depuis longtemps dans les bacs musique contemporaine). Sinon, la fermeture d’esprit, le manque de curiosité, sont souvent proportionnels à l’ouverture de la bouche qui n’a rien à dire (et qui est partie d’un corps qui ne veut rien entendre - alors, à quoi bon expliquer ?).

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    • Répondu le 3 mars 2009 à  22:20 :

      La bande dessinée s’inscrira tout naturellement dans l’art contemporain si elle fait preuve d’audace, d’invention, d’ouverture...

      Non, la bande dessinée s’inscrira dans l’art contemporain si elle fait de la bande dessinée de qualité, pour le plaisir de la lecture, pas en se la jouant arty. Dans l’art du 20 eme siècle il y a Alex Raymond, Franquin, Astérix, Pratt, Hergé, pas les nazes qui ont essayé de flatuler plus haut que leur fondement.

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      • Répondu par C.SCHMITT le 4 mars 2009 à  11:58 :

        Plutot que de discuter de façon stérile sur le sujet, allez tous voir l’exposition atuelle au Musée des Beaux Arts de Lyon avec Blanquet, Ware, Swarte, Masse et Shelton et à partir du mois de septembre au Palais des Beaux Arts de Bruxelles celle consacrée à Forest, Pellaert, Crepax et Cuvelier. Là pour le coup il n’y a pas à discuter les mérites de ces auteurs.

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      • Répondu par Manu temj le 4 mars 2009 à  12:27 :

        "La bande dessinée DOIT rester POPULAIRE ! La bande dessinée c’est le PLAISIR de lecture !
        Stop là ! Ça suffit la bande dessinée ! Tu restes aux cabinets et tu me donnes ma bonne grosse tranche d’aventures, de rigolade et de nichons le soir en rentrant du boulot ! Non mais c’est quoi cette histoire de vouloir changer, de s’ouvrir, t’as pris un amant ou quoi ! Et... Eh ! Mais... Qu’est ce que c’est ces conneries ! T’es même pas maquillée pour recevoir ton mari quand il rentre ! Va vite me remettre de belles couleurs vives sur papier glacé...
        P’tain on dirait une de ces étudiantes anorexiques qui trainent devant les facs. Graine de fainéante va ! Bobo ! Gôchiste !...
        Aaaah ! C’est pas les BD de ma jeunesse qu’auraient voulu péter plus haut que leur cul comme ça ! J’t’en foutrais moi !"

        Dans une autre discussion de ce forum, Didier Pasamonik - pourtant rarement soupçonné d’idolâtrer la bande dessinée "d’auteur" - parlait avec beaucoup de pertinence de "curiosité".

        A vous lire j’ai pourtant l’impression que la curiosité est une valeur en baisse...

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  • La bande dessinée fait-elle partie de l’art ? Va savoir. Le "fameux Winshluss", lui, ne contient aucun "c".

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    • Répondu par malia le 4 mars 2009 à  15:20 :

      Si on considère que depuis Duchamp " tout est art" alors on peut dire que l’art peut-être de la bd mais l’inverse n’est peut-être pas vrai.... Vaste débat

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  • Rhhhâââââ !!!!! Je m’insurge encore une fois contre l’entrèe de planches et dessins dans les galeries d’art ou autres foires qui recherchent à refourguer des originaux car l’Art Contemporain et sa machine dividendesque essayent de grapiller à gauche et à droite à coup d’OPA ! On expose des planches, mais est-ce vraiment de la Bande Dessinée ? Ce "9ème Art" n’est-il pas un tout ? Une forme narrative, un contexte, un format, le plaisir d’ouvrir un album, de le lire, de le reposer et de le relire, de s’en inspirer ! Encore une fois on replace la bande dessinée dans le rôle de marchandise, de produit à fructuifier... On en avait déjà assez de la surproduction maladive et souvent sans interêt des maisons d’édition qui encombre nos librairies pour que ces premières puissent se gaver, nous voilà avec des galeries avides et cupides flattant leurs fidèles armées de snobinards en pantalon cigarette et arborant fièrement leur méche rebelle, le casque de leur scooter à la main ! J’en ai marre, marre et marre de voir la bande dessinée se faire traiter de telle sorte alors que ces expos doivent être de véritable bande dessinée en soi, une véritable "création" (gosh ! Que je hais ce mot !) et j’attire votre attention sur l’expo Winschluss à Angoulême qui a su construire un monde et non pas se contenter d’afficher des planches sans sens et sans vie !
    Pour l’Amour du grand Divin (qui n’existe pas !) stoppez tout !
    Merci

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