La chevauchée tragique du Surfer d’argent

9 août 2007 10 commentaires
  • « {Un être fantasmagorique sillonne le désert sidéral [...] Il glisse parmi les étoiles telle une comète vivante… Plus libre que les vents solaires, esquivant les météores, contournant les astéroïdes, bondissant de planète en planète !}» Tel apparaît pour 1ère fois le Surfer d’argent, dans le N°48 du mensuel {Fantastic Four} en décembre 1965. Retour sur un mythe qui arrive aujourd’hui sur le grand écran.
La chevauchée tragique du Surfer d'argent
Fantastic Four #50 (1966)
Le Surfer devient rapidement populaire.
© Marvel

Qui est-il ? Les Quatre Fantastiques ne vont pas tarder à le savoir. C’est le Gardien lui-même, dont la mission est d’observer et d’enregistrer l’histoire du cosmos, qui vient prévenir le groupe : le Surfer d’argent est le héraut annonciateur de la menace suprême, Galactus, qui se nourrit de la substance des planètes et les abandonne privées de vie ! À peine les humains ont-il vu la flamme d’argent du Surfer, qu’en un clin d’œil, le prédateur se jette sur sa proie, la Terre, et entame son processus d’absorption des énergies qui la composent : l’eau, le feu, la vie. Le Gardien s’interpose, en dépit du code de conduite intersidéral qui le lui interdit. Il aidera les FF à se débarrasser de cette menace.

Une nouvelle race de super-héros

L’intégrale des Fantastic Four - 1961
Ed. Panini Comics

Sauver le monde, après tout, c’est le lot quotidien de tout super-héros qui se respecte. Superman, le premier, avait endossé cette bure messianique avec le succès que l’on sait. Il était né, il est vrai, en un temps (1938) où le monde entier commençait à être gangréné par les régimes totalitaires soutenus par des idéologies criminelles. Mais la création de Stan Lee et Jack Kirby intervient plus tard, en août 1961. Le monde avait été libéré et l’ère atomique ouvrait autant d’espoirs que d’inquiétudes. C’est précisément l’ambivalence des choses, leur capacité à générer le bien comme le mal, qui est le ressort et qui fait tout le prix des Fantastic Four, une série qui ne fait pas dans la facilité, malgré ses dehors simplistes.
« Dès leurs premières apparitions, raconte l’historien des comics Jean-Paul Jennequin, les Fantastic Four se distinguaient de leurs collègues super-héros par leur refus de se cacher sous une double identité et leur propension à se disputer pour un oui ou pour un non. […] Brusquement, des personnages n’étaient plus une simple panoplie que le lecteur était invité à endosser mais des êtres réels, proches du quotidien, amenés à vivre des situations hors du commun. » [1]

Un quatuor de super-héros
© Twentieth Century Fox France

Le génie de Jack Kirby

L’autre révolution est graphique. Jack Kirby –le « king » des comics- est ici au sommet de son art. Il traduit graphiquement le ton propre au genre, un lyrisme d’inspiration shakespearienne aux vagues prétentions philosophiques, par une emphase graphique, une déformation systématique des gestes et des anatomies que lui autorisent les personnages (les monstres pullulent dans ses histoires) mais aussi leurs attributs : élasticité, incandescence, vitesse… On est loin des sages vignettes de Superman et de Batman ! Inventant une grammaire graphique dans laquelle puiseront tous ses successeurs, il y ajoute un sens inédit de la composition, en particulier quand il dessine des armures, des vaisseaux, des laboratoires, des espaces intersidéraux ou des armes fatales, qui l’amènent à concevoir des images aux confins de l’abstraction, annonciatrices du Pop Art. C’est en quoi le style de Jack Kirby est unique et immédiatement reconnaissable. L’encrage de Joe Sinnott dans ces pages canoniques contribue à l’apprêt et à la force exceptionnelle de ses dessins.

Le crayonné annoté de Jack Kirby
Il s’agit de la fameuse séquence où Alicia Masters "retourne" le héraut de Galactus.
© Marvel

Le Surfeur d’argent, un extra-terrestre au service des hommes

Selon la légende, le Surfeur d’argent est une création de Jack Kirby : « Quand Kirby lui a apporté ses planches, raconte G. Courtial, le scénariste a eu la surprise d’y découvrir un personnage qu’il n’avait pas prévu : un bonhomme chromé qui traversait l’univers sur une planche de surf. " - Qu’est ce que c’est que ça ? - Oh, ça ? -répondit Kirby- C’est le héraut de Galactus. J’ai pensé qu’un personnage de cette importance devait en être précédé, comme les seigneurs au moyen âge. Je l’ai appelé le Surfer d’Argent. " » [2] <br
Le Surfeur est le cas typique du personnage ambivalent dont nous parlions tout à l’heure. Instrument de Galactus, il est soudain épris de pitié grâce aux arguments d’Alicia Masters, la fiancée aveugle de La Chose. Il se retourne contre son maître qui se venge de lui en lui retirant ses pouvoirs spatiaux-temporels. Voici notre héraut de l’espace prisonnier sur Terre, attaché aux humains qu’il a voulu sauver. Un « villain » devenu super-héros, tel est le Surfeur. Le personnage eut un tel succès qu’on lui confia bientôt des aventures autonomes.

Le Silver Surfer, un super-héraut !
© Twentieth Century Fox France

Le Surfeur à l’écran

L’intégrale des Fantastic Four - 1965
Ed. Panini Comics

Rien d’étonnant à ce que le nouvel avatar cinématographique des Quatre Fantastiques mette un tel personnage à l’honneur. Comme il est maintenant d’usage dans les films hollywoodiens, la production s’est attachée à faire coller au plus près l’adaptation aux comic-books originaux. Ainsi, La Chose a vu ses arcades sourcilières renforcées suite aux remarques des fans. Le scénariste du film, John Turman est un passionné de comics. Il en possèderait, paraît-il, plus de 10.000. Destiné à un public adolescent, l’exercice ne vise pas au chef-d’œuvre mais bien au bon divertissement. Il a déjà engrangé à ce jour pas loin de 241 millions d’US$ de recettes (pour une production qui a coûté 130 M d’US$), mais c’est très loin de Spider-Man dont le 3ème opus reste à la première place des ventes en 2007, tous films confondus, avec 890 millions de dollars empochés à ce jour.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Les illustrations sont © Marvel comics.

Les images du film et l’affiche en médaillon sont © Twentieth Century Fox France

[1in Des héros pas comme les autres, article introductif à l’ouvrage Fantastic Four, les Inhumains sont parmi nous, éditions Bethy/Marvel France, Paris, 1998, p.5.

[2In G. Courtial, L’histoire des Marvel comics (online).

 
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10 Messages :
  • Le scénariste est certainement un fan des comics. Mais ce film est un ratage total, surtout pour un univers aussi graphique que les 4F.

    Les personnages n’ont aucun charisme, peut être Johnny mis à part. L’ambiance est extrêmement terne et lent, et long, à croire que le sens de l’ellipse à totalement échappé à l’auteur de ce "divertissement". En une planche de Kirby, il y a une heure et demi de film. Ici, tout se concentre sur le mariage (les belles valeurs familiales américaines) de Susan et Reed.

    Et si le surfeur d’Argent est bien là, monolithique mais là, il n’a plus de rôle subversif. Il met en émoi la "Belle" Susan mais tout va bien, elle va se marier, c’est pas comme si elle avait une idée érotique derrière la tête. Et rien ne permet de comprendre le retournement du Surfeur d’Argent. Elle lui pose juste la question "Pourquoi nous" et lui se demande "C’est vrai finalement"...
    Bref, les années 60 sont passées. Bienvenue dans un siècle plus "conventionnel".

    Quant à Galactus, moins charismatique que le Silver Surfer, il est parti voir ailleurs. A la placen, ce n’est qu’un gros cumulus sans personnalité à qui parle le seul héros du film. Le Surfeur d’Argent (dont finalement,on ne sait rien, on sait juste qu’il n’a pas le choix, et qu’il a aimé une femme qui ressemblait à Susan.)

    Bref, mieux vaut relire "les classiques" que de s’étrangler devant cette fade transposition au budget indécent pour un si pauvre résultat.

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  • La chevauchée tragique du Surfer d’argent
    9 août 2007 14:07, par Stéphane du aaablog

    Le film n’est pas terrible, mais il a au moins le mérite de s’adresser en priorité aux enfants. c’est rare.

    Quant au Surfer, Kirky effectivement l’ajouta sur le script, chiche comme souvent, de Lee. Il trouvait idiot qu’un personnage de l’ampleur de Galactus viennent en personne annoncer sa venue. Mais j’ajouterais aussi cette anecdote assez connue, que j’adore.

    "Et pourquoi un Surf, lui demanda Lee ?
    J’ai cherché la forme la plus simple à dessiner. J’en avais marre des vaisseaux compliqués... lui répondit Kirby."

    LA fainéantise et le génie sont fatalement liée en un point : la recherche d’efficacité et d’épure. J’adore.

    Voir en ligne : http://www.aaablog.typepad.com

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  • La noblesse du Surfer est là !
    9 août 2007 15:09, par Jocelyn Jalette, Québec

    Je diverge totalement d’opinion avec le précédent intervenant. J’ai retrouvé le côté noble du Surfer et l’humour des fantastiques qui se querellent tout le temps dans ce film.

    L’intervention de Fatalis est très à propos et le retournement du Surfer n’est pas fortuit. Dès le départ il n’aime pas sa tâche de dépister des mondes pour les condamner. Lorsqu’il entraîne la Torche dans l’espace lors de leur première rencontre on sent déjà son peu d’enthousiasme.

    J’ai bien aimé que le scénario fasse graduer la menace par l’apparition de ses gigantesques trous un peu partout. La bande dessinée est respectée tout en étant adaptée pour le format d’un film. On retrouve des éléments connus comme le mariage (et l’arrivée de Stan Lee qui se fait interdire l’entrée : c’est une séquence originale dans la BD où Jack Kirby était rejeté également !) Fatalis qui s’empare de la planche était aussi une autre histoire.

    Bien sûr j’aurais aimé voir Galactus, peut-être mon seul vrai gros désenchantement du film, mais on ne pouvait pas nous resservir la conclusion de la BD (l’observateur et Johnny qui va chercher l’annulateur ultime pour arrêter Galactus) sans rendre le film trop prévisible pour les amateurs de la BD.

    Bref, j’ai aimé, même si ce n’est pas le film du siècle.

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  • La chevauchée tragique du Surfer d’argent
    9 août 2007 23:13, par Michel Dartay

    Il y a de quoi chevaucher tragiquement en France.
    A mon avis,les intégrales Paniniennes ne reprennent pas encore les épisodes qui ont vu son apparition. Quant aux épisodes de la première série signés Lee-Buscema, ils ont été repris en beaux bouquins par Soleil il y a quelques années, mais ces livres sont désormais épuisés et donc difficiles à trouver. Idem je crois pour le livre paru chez Bethy qui reprenait sous une jolie maquette d’excellents comics des FF (Monsieur Pasamonik pourra sans doute confirmer).
    Donc même si le film cartonne, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent pour les amateurs de versions françaises. J’oublie volontairement les épisodes signés Moebius, Mitton, et Marshall Rogers, également introuvables en librairie courante. Souhaitons que la sortie du DVD l’année prochaine s’accompagne d’un peu plus de fastes...le Silver Surfer est un personnage qui mérite plus d’éclat !°)

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  • Les Quatre Fantastiques, sont créés en 1961. Le Pop Art débute en 1955. Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "qui l’amènent à concevoir des images aux confins de l’abstraction, annonciatrices du Pop Art". Kirby est contemporain de Warhol, Lichtenstein, Blake, Hamilton, Jones et bien d’autres. La bande dessinée produisant une culture de consommation comme la publicité, le dessin animé, le cinéma, le design..., Kirby pouvait être récupéré (collage)... mais pas plus que les autres faiseurs de comics de l’époque. En quoi Kirby, tout spécialement, serait annonciateur de quelque chose dans le Pop-Art ? Si Kirby est annonciateur, que dire de Schulz ou de Disney ? Il ne suffit pas d’être utilisé comme matériau pour être annonciateur. Le Pop-Art est aussi un mouvement très loin de l’abstraction. Le discours contestataire y est bien plus important que la simple recherche formelle. Les formes découlent du discours, elles sont surprenantes mais jamais là pour faire esthétique, elles sont simplement puisées dans le monde de l’époque. Elles ne sont pas abstraites du tout, bien au contraire, elles sont copies conformes et photocopies démultipliées des objets du quotidien. Une page de BD est objet du quotidien comme peut l’être une bouteille de Coca-Cola. Dans le Pop-Art, les objets sont par leur surexposition détournés de leur sens. Si une image de Kirby est utilisée par un artiste de ce mouvement, il retient l’image, pas Kirby. De l’image, il retient plus le sens narratif que la virtuosité du trait ou l’audace des couleurs et signifiants/signifiés sont alors détournés. Alors, voulez-vous faire référence à certaines toiles de Roy Lichtenstein ? Erro ? Lesquelles ? Je ne comprends pas de quoi vous parlez et j’aimerais bien avoir quelques précisions parce que ça m’intéresse beaucoup ?

    f*Parme

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 10 août 2007 à  11:47 :

      D’abord précisons qu’il s’agit là d’une simple réflexion parfaitement anecdotique dans le contexte d’un article essentiellement consacré aux Fantastic Four. Essayons néanmoins de relever le défi que nous propose Fabrice Parme, un dessinateur collaborateur de Lewis Trondheim.

      Le Pop Art débute en 1955.

      Certes, mais le lecteur un peu éduqué aura compris que 1/ Kirby existe avant 1961 puisque je précise qu’il est "au sommet de son art" ; 2/ Que je fais allusion aux usages de la BD faits par Andy Warhol (le premier, Dick Tracy si je ne me trompe, date de 1960. Viendront seulement après : Superman, Popeye, Mickey...) et Roy Lichtenstein dont la fameuse image Whaam !, tirée d’un comics de 1962, date de 1963.

      Je persiste à affirmer que les qualités formelles de Kirby et d’autres artistes de la bande dessinée sont annonciatrices du Pop Art car leurs qualités formelles vont bien au-delà de leur usage vulgaire. Les deux arts, sur ce point, convergent. Cette thèse demande à être étayée, mais dans le cadre de cet article, c’était resté au stade de l’allusion car c’est hors sujet.

      Kirby pouvait être récupéré (collage)... mais pas plus que les autres faiseurs de comics de l’époque.

      Je ne mettais pas Kirby avant ou au-dessus des autres. Je me suis seulement appliqué à expliquer son apport au comic-book de super-héros. Cela vous a échappé, semble-t-il.

      Le Pop-Art est aussi un mouvement très loin de l’abstraction.

      D’abord je dis : "aux confins de l’abstraction", ce qui n’est pas la même chose. Et oui, ces démarches formelles contribuent à donner à la bande dessinée un statut plus valorisant que celui de son seul usage populaire. C’est cette valeur-là qui intéresse les artistes du Pop Art car elle renforce leur approche théorique. Il n’y a pas chez eux qu’un détournement, base d’un discours contestataire que l’on retrouvera chez les Situationnistes et qui est déjà celui de Duchamp

      Une page de BD est objet du quotidien comme peut l’être une bouteille de Coca-Cola.

      Depuis ses origines (de Töpffer à Winsor McCay, en passant par McManus et Hergé), elle va bien au-delà. Je suis étonné qu’un artiste comme vous verse dans la "purite" pour utiliser la terminologie morganatique.

      Dans le Pop-Art, les objets sont par leur surexposition détournés de leur sens.

      Pas seulement. Il y a aussi, notamment, une exacerbation symbolique et poétique qui a une dimension affective d’une part, et respectueuse de l’autre. On va donc bien au-delà du simple détournement contestataire dans lequel vous semblez confiner ce mouvement.

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      • Répondu le 10 août 2007 à  16:38 :

        D’abord précisons qu’il s’agit là d’une simple réflexion parfaitement anecdotique dans le contexte d’un article essentiellement consacré aux Fantastic Four. Essayons néanmoins de relever le défi que nous propose Fabrice Parme, un dessinateur collaborateur de Lewis Trondheim.

        1/ Je ne relève qu’un seul défi : illustrez vos propos ! Quelles œuvres du Pop-Art font références à Kirby spécifiquement ? (Je ne vous parle pas d’un autre auteur de comics).

        2/ Loin de moi l’idée de confiner le Pop-Art dans un simple mouvement contestataire. Je soulignais ce premier point parce qu’il est fondateur. Les autres aspects ne sont pas négligeables, je vous l’accorde. Le Pop-Art utilise la BD comme un matériau... comme une bouteille de Coca-Cola. Pas pour toutes ses dimensions narratives et toutes ses possibilités.

        3/ Pour ce qui est des confins de l’abstraction et de l’abstraction dans la production des images. Vous qui ne pratiquez pas le dessin, définissez-moi cette frontière... avec des mots ? Vous verrez que c’est quasi impossible, ue tout vous échappera toujours. Il faut pratiquer, non ?

        f*Parme

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        • Répondu par Didier Pasamonik le 10 août 2007 à  23:30 :

          1/ Je ne relève qu’un seul défi : illustrez vos propos ! Quelles œuvres du Pop-Art font références à Kirby spécifiquement ? (Je ne vous parle pas d’un autre auteur de comics).

          Je vous répondrai quand vous me trouverez le passage où j’ai prétendu que Kirby avait été utilisé par les artistes du Pop Art. C’est à vous de faire la preuve, jusqu’à nouvel ordre.

          2/ Loin de moi l’idée de confiner le Pop-Art dans un simple mouvement contestataire. Je soulignais ce premier point parce qu’il est fondateur. Les autres aspects ne sont pas négligeables, je vous l’accorde. Le Pop-Art utilise la BD comme un matériau... comme une bouteille de Coca-Cola. Pas pour toutes ses dimensions narratives et toutes ses possibilités.

          Cela n’a jamais été mon propos.

          3/ Pour ce qui est des confins de l’abstraction et de l’abstraction dans la production des images. Vous qui ne pratiquez pas le dessin, définissez-moi cette frontière... avec des mots ? Vous verrez que c’est quasi impossible, ue tout vous échappera toujours. Il faut pratiquer, non ?

          Les mots peuvent bien entendu exprimer l’abstraction. C’est même leur qualité principale. Mon cher Fabrice, il y a tellement de choses qui vous échappent à vous que je ne vois pas l’intérêt de discuter plus loin.

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          • Répondu le 11 août 2007 à  06:32 :

            Que de contestation pour un article visiblement sans axe. Le titre annonce "La chevauché tragique du surfeur d’argent" et là pas un détail sur l’histoire tragique du Surfeur, on nous raconte pas sa tragique histoire assez originale pour un héros de l’époque. C’est dommage.Je ne m’aventurerai pas sur le plan artistique que je ne connais pas mais c’est sur que lorsqu’on affirme quelque chose il faut avoir quelques arguments à l’appui.
            Pour ce qui est du film, les effets sont supers mais c’est pas emballant du tout, un peu trop sérieux peut être.

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            • Répondu par Didier Pasamonik le 11 août 2007 à  11:39 :

              Que de contestation pour un article visiblement sans axe. Le titre annonce "La chevauché tragique du surfeur d’argent" et là pas un détail sur l’histoire tragique du Surfeur...

              Vous confondez journalisme et thèse du 3ème cycle.

              L’axe de l’article est évident : il paraît le jour de la sortie en salle du second film des Fantastic Four (l’affiche apparaît en médaillon et la conclusion en évoque les budgets) et son argument principal : le Surfer. C’est donc l’actualité qui détermine son axe. C’est étonnant que cela vous ait échappé.

              Son angle, en revanche, consiste à replacer ce personnage dans le contexte de sa création en 1961 par Jack Kirby, en expliquant au passage l’apport fondamental de Kirby à l’histoire du comic-book.

              Prétendre qu’il n’y a "aucun détail" qui signale la tragédie du Surfeur est une contrevérité. La légende de la planche de Kirby en illustration évoque le retournement du personnage en faveur des hommes et un intertitre mentionne que cet extraterrestre s’est mis au service des humains.

              Maintenant, nous aurions pu développer la dimension tragique du personnage qui ne nous a pas échappé puisque nous l’avons mentionnée dans le titre. Mais il s’agit ici d’un travail journalistique avec une mission précise (annoncer la sortie du film) et pas d’un travail d’érudition, ni d’une production émanant d’un site spécialisé dans les comics. En outre, l’article comporte un appareil de notes qui renvoie le lecteur vers des ouvrages ou des sites de référence qui lui permettent de prolonger l’exercice de sa curiosité. Votre remarque est donc injuste.

              Si vous voulez dire que l’article a été écrit à la diable et qu’il comporte des faiblesses, je l’accepte bien volontiers. Mais par rapport à la mission que nous nous sommes fixée et à ce que l’on peut lire en général sur la toile, je trouve qu’en général, nous ne nous en sortons pas trop mal...

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