La puissance de l’imagination

27 janvier 2004 0 commentaire
  • Le premier coup d'éclat d'Alan Moore, lors de son arrivée sur le marché américain, est de reprendre les rênes d'une série d'horreur dont personne n'attendait plus rien, « Saga of the Swamp Thing », et de faire remonter simultanément les ventes du titre et sa cote critique.

Pour accomplir ce coup d’éclat, Moore use d’une technique qui lui a déjà réussi sur Marvelman : remettre à plat tout ce que l’on sait du personnage, et réinterpréter ce dernier, sans pour autant faire table rase du passé. Dans le cas de « Swamp Thing », chose des marais qui était autrefois un brillant biochimiste, Moore bouleverse les attentes de ses lecteurs : le monstre n’est pas un homme mais une plante. C’est le début d’une odyssée au sein d’un univers nouveau : notre monde vu par les yeux - et les autres sens - d’un végétal.

Dans " imagine ", il y a " image " et " magie ". L’imagination est au cœur de la magie. Enrichie par nos nouvelles perceptions, nos nouvelles sensations, elle changera la vie, le monde. Ainsi, l’idée que Swamp Thing est une plante et non un homme change complètement la donne.

La puissance de l'imagination
The Swamp Thing
avec Steve Bissette et John Totleben pour DC Comics. Dans ce classique des comics, Moore réinvente le personnage : ce n’est plus un monstre, mais une plante.

Cette section met en avant la puissance de l’imagination à nous transporter dans la vie des autres. Les monstres, qu’ils soient vampires aquatiques, victimes des déchets nucléaires ou démons venus de l’enfer, sont autant d’êtres " imaginaires " avec lesquels le lecteur est invité à dialoguer.

Jean-Paul Jennequin

The Swamp Thing
avec Steve Bissette et John Totleben pour DC Comics.

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?