La véritable et très saincte histoire de Futuropolis

24 août 2007 19 commentaires
  • Florence Cestac a été la fondatrice de la maison d’édition Futuropolis aux côtés de son compagnon Étienne Robial. Elle publie chez Dargaud sa vision de l’histoire de ce label aujourd’hui exploité par Gallimard et Soleil.

Le seul reproche que l’on puisse faire au livre, c’est son titre : La véritable histoire de Futuropolis. Ce n’est effectivement pas un livre historique et la formulation laisse entendre qu’il courrait sur ce label une histoire qui n’est pas vraie. Or, ce n’est pas le cas, les seules histoires de Futuropolis qui aient été livrées au public sont des documents produits par Étienne Robial lui-même à l’occasion d’expositions-anniversaire. De plus, même si l’exercice est attachant, il ressort davantage du livre de souvenir que du manuel d’histoire.

Pour le reste, on parcourra avec plaisir et même un peu de nostalgie les quelques trente années des aventures du label du 130 rue du théâtre, d’abord une librairie spécialisée en BD fondée par Robert Roquemartine (et qui n’est pas « la première librairie spécialisée de bande dessinée » contrairement à ce qu’annonce la 4ème de couverture), puis un catalogue de rééditions de classiques américains (La collection Copyright) et bientôt le rendez-vous de la nouvelle vague des dessinateurs des années 70 et 80, avec Tardi en figure de proue. On voit défiler autour d’Étienne Robial et de Florence Cestac une galerie de personnages connus : Edmond Baudoin, Bilal, Jean-Claude Denis, le groupe Bazooka, Joost Swarte, Claude Dityvon, Charlie Schlingo et même Jean-Marc Thévenet, directeur de la collection X (non, ce n’était pas un truc porno) avant de devenir un jour le directeur du Festival International de la BD à Angoulême.

Fin de partie

La véritable et très saincte histoire de Futuropolis
L’hagiographie d’un label de bande dessinée
Editions Dargaud

Le récit, parfois, est proche du private joke mais constitue une amusante description de l’histoire d’une petite maison indépendante partagée entre les affres du commerce (longtemps, le label avait sa propre diffusion ; la décision de confier celle-ci à un gros diffuseur le mena à sa perte) et les frissons de la création. L’histoire se termine lorsque Robial, graphiste maintenant réputé, est appelé à faire le logo et l’habillage graphique de la chaîne de télé Canal +. Dans la foulée, il crée un studio de graphisme qui réalisera les logos de M6 et de "Ca se discute", entre autres choses. C’est le début de la fin pour le label parisien, son timonier ayant choisi de conduire une autre galère. L’aventure Futuropolis « première époque » se terminera pas une cession des parts, pour un franc, à son principal créancier, un certain… Gallimard.

Il en résulte une vision bon enfant et, puisque nous sommes dans une BD de Cestac, très « gros nez » du métier, une sorte d’album de famille que l’on feuillette en écoutant les commentaires de l’auteur des clichés.

Un titre polysémique

Une démonstration, cependant, sous-tend l’exercice et nous devons à nos lecteurs de la contextualiser. Comme au moyen-âge, une hagiographie a toujours un but : celui de transmettre aux générations futures une image profilée de la « vraie foi ». Dans le contexte de la joint-venture entre Soleil et Gallimard pour la réhabilitation du label Futuropolis, une équipée jusqu’ici brillamment menée par Sébastien Gnaedig, on se souvient qu’Étienne Robial avait lancé un anathème contre cette opération. Par ailleurs, Jean-Christophe Menu avait en son temps également saisi la plume pour invectiver avec la verve qu’on lui connaît ce label qu’il accusait de marcher sur ses « plates-bandes ». Cette guéguerre n’est pas absente de ce volume qui adoube l’Association comme « dignes héritiers de l’esprit Futuro ». On comprend mieux maintenant le sens du titre. La « véritable histoire » [1] est la rencontre entre un éditeur défunt qui cherche à se survivre et un label d’aujourd’hui qui se cherche une légitimité dans le passé. Une opération de communication en quelque sorte. Non ?

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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En médaillon : Florence Cestac. Photo : Didier Pasamonik

[1Les initiés ont évidemment compris qu’il s’agit d’une allusion à l’ouvrage de Tardi publié par Futuropolis : La véritable histoire du soldat inconnu. Le "soldat inconnu" étant Florence Cestac ? C’est une autre lecture de ce titre énigmatique.

 
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19 Messages :
  • La véritable et très saincte histoire de Futuropolis
    24 août 2007 17:54, par Jean-Jacques

    Qui racontera un jour "la véritable histoire de Magic-Strip" ?

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  • La véritable et très saincte histoire de Futuropolis
    25 août 2007 00:00, par Patrick Saint Hillier

    Bonsoir.

    Vous ecrivez : "La « véritable histoire » [1] est la rencontre entre un éditeur défunt qui cherche à se survivre et un label d’aujourd’hui qui se cherche une légitimité dans le passé".

    Au risque de me tromper il me semble que cette legitimité (un mot utilisé, ici, avec beaucoup de légèreté probablement) n’a pas besoin d’être recherchée puisqu’elle existe comme proximité intelectuelle et amicale entre l’éditeur du Futuropolis original et certains de ceux de l’Association.

    Par contre j’ignorais qu’Etienne Robial était mort et qu’il revenait hanter les vivants. Je croyais que seule sa maison d’édition avait trépassé n’y laissant que son nom à la vente.

    Je n’ai pas encore lu la bande dessinée de Florence Cestac mais la mention "hagiographie" retient mon attention. Elle me laisse présager un sens de la derision assez agréable. Quelque chose qui n’est ni la guéguerre ni la guerre, quelque chose qui par un peu de détachement n’est pas les grand mots ("saincte") ni les grandes associations ("hagiographie" et "Moyen-Age") mais l’humour et les forces de ceux qui se savent perdre devant des forces économiques.

    Je me trompe peut être en jugeant sur un mot de la couverture les sentiments qu’ont pu laisser à l’auteure le rachat du nom de Futuropolis. Quoi qu’il en soit je crois qu’on peut dire que la défaite est somme toute honorable et mérite cette trace pour que l’Histoire (si elle s’écrit un jour) puisse ne pas ignorer cet épisode de la passion de l’édition d’auteur.

    Pour mes propres grands mots :
    Je reste persuadé qu’un éditeur courageux peut ne pas se soucier de savoir si une oeuvre qu’il publie trouvera un consommateur. Entre autre parce que cette oeuvre peut faire d’un acheteur de hasard un lecteur. Futuropolis a publié des auteurs et des livres dont la création appartenait à des inconnus et des quasi inconnus. Personellement certains de ces livres m’ont transformé, soutenu et m’accompagnent toujours.

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  • La véritable et très saincte histoire de Futuropolis
    25 août 2007 00:06, par Patrick Saint Hillier

    L’histoire d’Artefact vaudrait le coup aussi. Je découvre qu’ils ont publié Yoshihiro Tatsumi en 1983.

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    • Répondu par Alex le 27 août 2007 à  00:29 :

      Je vous suis totalement !

      Qui d’autre qu’Artefact publia en français les" Dan O’Neill’s Comics" ? Une grande page de l’histoire de la bd, si on veut le voir de ce point de vue. Futuropolis furent des géants, pour nous faire découvrir les maîtres de la bd américaine (Roy Crane, etc..) et nous permetrre ainsi de mieux comprendre l’évolution du genre (Vaughn Bode était un fan de Roy Crane ?!!)

      Artefact remplissait le même rôle, publiant déjà des mangas, les Humanos aussi avec "Gen d’Hiroshima’ en 1979 !!!

      Robial, Mercier, Dionnet... Qui peut rentrer dans leurs chaussures ? Des noms...!

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  • La véritable et très saincte histoire de Futuropolis
    25 août 2007 00:21, par Kazekami

    J’espère que ce qui suit ne sera pas censuré vu que je remets quelques petites choses en compte.

    C’est dingue de voir le mal partout. C’est juste un titre, pas grand chose de folichon ni de quoi pousser mémère dans les orties. Sommes-nous obligé d’avoir cette défense systématique de monsieur Pasamonik pour Soleil ou le Futuropolis d’aujourd’hui dans ses articles ? La guéguerre que mène Soleil contre ses conccurents n’est pas obligé d’intervenir a chaques fois qu’il se sent le centre d’une attaque qui n’en est pas une. On a affaire ici a un livre de réelle qualité, où j’ai eu un REEL plaisir de connaître en effet ce qui s’est REELLEMENT passé durant ses folles années de Futuropolis 1er du nom. Alors jubiler et se faire des films sur un titre qui se prête très bien au livre, ça devient vraiment de la critique gratuite car ailleurs il n’y a rien a jeter. Merci donc de se remettre un peu plus en question et d’arrêter la paranoïa systématique ainsi qu’une prise de position affirmée, ça fera le plus grand bien a ce site.

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 25 août 2007 à  02:25 :

      J’espère que ce qui suit ne sera pas censuré

      En général, quand ça commence comme cela, ça l’est.

      C’est dingue de voir le mal partout. C’est juste un titre, pas grand chose de folichon ni de quoi pousser mémère dans les orties.

      Où voyez-vous le mal ? Moi je n’en vois nulle part. En revanche, vous ne me ferez pas croire que cette "vraie" histoire de Futuropolis soit un titre anodin. Entre "voir le mal partout" et ne rien voir, qu’est-ce qui est mieux ?

      Sommes-nous obligé d’avoir cette défense systématique de monsieur Pasamonik pour Soleil ou le Futuropolis d’aujourd’hui dans ses articles ?

      Non, la défense de Soleil n’est pas ici systématique. Mais son dénigrement systématique m’a l’air bien ordinaire dans certains cercles, il me semble.

      On a affaire ici a un livre de réelle qualité, où j’ai eu un REEL plaisir de connaître en effet ce qui s’est REELLEMENT passé durant ses folles années de Futuropolis 1er du nom.

      C’est un livre sympa, mais sans trop d’intérêt. Comment savez vous que tout ceci s’est "REELLEMENT" passé. Florence Cestac, que j’aime bien, se fait plaisir, et si ça vous fait plaisir, c’est très bien. Mais votre opinion n’annule pas la mienne.

      Alors jubiler et se faire des films sur un titre

      C’est ma liberté.

      Merci donc de se remettre un peu plus en question et d’arrêter la paranoïa systématique ainsi qu’une prise de position affirmée, ça fera le plus grand bien a ce site.

      Vous avez le droit d’avoir une opinion, mais de là à voir des paranoïaques partout... Il faut vous calmer et admettre que l’on puisse avoir une opinion controversée, voire contestable. Vous préférez une information diluée dans la tisane ? Au moins, le livre de Florence, nos lecteurs l’auront vu passer.

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      • Répondu par Kazekami le 28 août 2007 à  22:48 :

        Non, la défense de Soleil n’est pas ici systématique. Mais son dénigrement systématique m’a l’air bien ordinaire dans certains cercles, il me semble.

        La question a se poser c’est pourquoi ? Et ne venez pas me dire que c’est parce que Soleil est un éditeur qui réussit dans le milieu, que c’est de la jalousie ou autre. Soleil s’est forgé eux mêmes cette réputation, il ne faut pas venir jouer les vilains petits canards derrière non plus.

        C’est un livre sympa, mais sans trop d’intérêt. Comment savez vous que tout ceci s’est "REELLEMENT" passé. Florence Cestac, que j’aime bien, se fait plaisir, et si ça vous fait plaisir, c’est très bien. Mais votre opinion n’annule pas la mienne.

        Qui est mieux placée que Florence Cestac pour nous conter cette aventure en bande dessinée ? Je cherche mais je ne vois pas. Certes, c’est raconté avec une certaine naïveté qui est réccurente dans ses albums. Mais en quoi devrais-je moins croire cette belle aventure dont se souvient Cestac que celle de la belle aventure que raconte Mourad Boudjellal au sujet de Soleil, interviewé par vos soins, dans Suprême Dimension ? Autant qu’on ne parle plus de rien, à ce moment là, vous ne croyez pas ?

        C’est ma liberté.

        Je la respecte, mais se remettre en question, c’est bien aussi.

        Vous avez le droit d’avoir une opinion, mais de là à voir des paranoïaques partout... Il faut vous calmer et admettre que l’on puisse avoir une opinion controversée, voire contestable. Vous préférez une information diluée dans la tisane ? Au moins, le livre de Florence, nos lecteurs l’auront vu passer.

        Je ne vois pas de paranoïaques partout, mais d’ailleurs vous dîtes vous même, je ne vous ferai pas croire que le titre de l’album n’est pas anodin. C’est pourtant bien de la paranoïa ça. Je suis entièrement calme, mais là pour moi ce n’est plus de l’information, mais de l’interprétation personnelle sans réel fondement et c’est là où cela me dérange dans le sens où la prise de position prend le pas sur l’ensemble. Après c’est vous qui voyez, vous avez l’air d’être votre seul juge et ça a l’air de vous convenir. Dans un sens, tant mieux pour vous.

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      • Répondu par Didier Pasamonik le 29 août 2007 à  00:23 :

        La question a se poser c’est pourquoi ?

        Vous aimez bien poser les questions et y répondre vous-même, il me semble.

        Qui est mieux placée que Florence Cestac pour nous conter cette aventure en bande dessinée ?

        Ce n’est pas une aventure, c’est une histoire. On ne peut pas raconter une histoire objectivement quand on est partie prenante.

        Je cherche mais je ne vois pas.

        Oui, c’est assez évident.

        Certes, c’est raconté avec une certaine naïveté qui est réccurente dans ses albums.

        Il n’y a pas l’ombre d’une naïveté dans cet album.

        Mais en quoi devrais-je moins croire cette belle aventure dont se souvient Cestac que celle de la belle aventure que raconte Mourad Boudjellal au sujet de Soleil, interviewé par vos soins, dans Suprême Dimension ? Autant qu’on ne parle plus de rien, à ce moment là, vous ne croyez pas ?

        Ah, nous y voilà : mise en cause personnelle. Parce que j’aurais interviewé M. Boudjellal, je ne serais pas qualifié pour parler du livre de Madame Cestac. C’est un peu minable comme argument. Qui êtes-vous, M. L’anonyme, pour me faire la leçon ?
        Cela dit, j’ose l’affirmer : il n’y a aucune raison de croire davantage M. Boudjellal que Mme Cestac. Tous les deux arrangent plus que probablement leur histoire. Cependant, ils énoncent des faits. Ils sont actés. Les historiens, les vrais, en feront un jour leurs choux gras.

        C’est ma liberté.

        Je la respecte, mais se remettre en question, c’est bien aussi.

        Je me remets probablement bien plus en question que vous ne le croyez. On voit bien que vous ne me connaissez pas.

        Je ne vois pas de paranoïaques partout,

        Si, si... C’est flagrant.

        mais d’ailleurs vous dîtes vous même, je ne vous ferai pas croire que le titre de l’album n’est pas anodin. C’est pourtant bien de la paranoïa ça. Je suis entièrement calme, mais là pour moi ce n’est plus de l’information, mais de l’interprétation personnelle sans réel fondement et c’est là où cela me dérange dans le sens où la prise de position prend le pas sur l’ensemble. Après c’est vous qui voyez, vous avez l’air d’être votre seul juge et ça a l’air de vous convenir. Dans un sens, tant mieux pour vous.

        Vous affirmez, vous invectivez, vous accusez et vous n’argumentez rien. Notre information est parfaitement objective. Elle est assortie d’une opinion basée sur une expérience (j’ai approché les acteurs de Futuropolis d’assez près et assez longtemps pour me permettre une opinion qualifiée). Les lecteurs peuvent en juger.

        Quant à vous, renseignez-vous avant d’énoncer des contre-vérités. Rien qu’à vous lire, on voit bien que vous n’y connaissez rien. Un débat à ce niveau ne mérite pas d’être continué.

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      • Répondu par francois le 2 septembre 2007 à  10:54 :

        C’est un livre sympa, mais sans trop d’intérêt. Comment savez vous que tout ceci s’est "REELLEMENT" passé. Florence Cestac, que j’aime bien, se fait plaisir, et si ça vous fait plaisir, c’est très bien. Mais votre opinion n’annule pas la mienne.

        Si il y a doute sur la véracité des faits narrés dans cet ouvrage, pourquoi ne pas faire votre travail de journaliste et poser la question à l’auteur sur ce qu’il en est ??

        D’autre part, concernant votre discussion sur le titre de l’ouvrage : n’est-ce tout SIMPLEMENT pas un clin d’oeil à La véritable histoire du soldat inconnu (1974) de Jacques Tardi qui fut et est resté la grosse pointure de cette maison d’édition ?

        Beaucoup de tendresse dans cette belle saga, j’ai pour ma part adoré l’anecdote de la livraison des 8 palettes (planches 41 et 42), on sent que c’est du vécu et j’ai moi-même eu une aventure similaire !

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        • Répondu par Didier Pasamonik le 2 septembre 2007 à  11:18 :

          Si il y a doute sur la véracité des faits narrés dans cet ouvrage, pourquoi ne pas faire votre travail de journaliste et poser la question à l’auteur sur ce qu’il en est ??

          Soyez gentil, relisez l’article. Vous verrez que le seul grief que je lui porte est sur le titre. Cet album est au mieux un livre de souvenirs, pas une histoire (introduction de mon article). Par ailleurs, dans le contexte de la relance de Futuropolis, le choix du titre n’est pas anodin. J’en explique donc les raisons à nos lecteurs qui ne sont pas comme vous du métier, ou qui ne sont pas Parisiens.

          Par ailleurs, est-il besoin de faire une enquête pour procéder à une analyse objective d’un document ? Non. L’enquête vient ensuite, si elle est nécessaire. N’importe quel être sensé comprend que l’acteur d’un évènement n’en est pas le meilleur témoin. Enfin, vous semblez oublier que j’ai été également un des acteurs de cette époque, que j’ai rencontré la plupart des protagonistes dont on parle dans cet album, de Roquemartine à Lescure. Ce point de vue qui ne prétend se substituer en aucun cas à celui de Mme Cestac, permet d’émettre une opinion. Je n’ai pas dit que les faits étaient faux, mais ils comportent, tels qu’ils sont racontés, et c’est normal, de grandes zones d’ombre.

          Vous semblez critiquer ma méthode, mais vous n’avez pas pris le soin d’examiner les tenants et les aboutissants de l’article pour appuyer votre analyse.

          Je passe sur le fantasme que vous vous faites du journalisme (tous les journalistes n’enquêtent pas, comme vous le supposez), surtout dans le contexte d’un site comme celui-ci, que vous consommez gratuitement, et auxquels tous les contributeurs sont bénévoles.

          D’autre part, concernant votre discussion sur le titre de l’ouvrage : n’est-ce tout SIMPLEMENT pas un clin d’oeil à La véritable histoire du soldat inconnu (1974) de Jacques Tardi qui fut et est resté la grosse pointure de cette maison d’édition ?

          Là-aussi, je vous renvoie à mon texte, en particulier à sa note en bas de page. Je crois que votre analyse est trop SIMPLE, en effet.

          Beaucoup de tendresse dans cette belle saga, j’ai pour ma part adoré l’anecdote de la livraison des 8 palettes (planches 41 et 42), on sent que c’est du vécu et j’ai moi-même eu une aventure similaire !

          Tous nos lecteurs ne sont pas des éditeurs, loin s’en faut !

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  • Futuro chez Dargo
    25 août 2007 09:56, par Polo

    Il est assez cocasse, par ailleurs, que cette petite saga Futuropolis soit publiée chez le gros Media-Dargaud.

    Et pas à L’Association.

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    • Répondu par Michel Dartoche le 25 août 2007 à  21:57 :

      "Il est assez cocasse, par ailleurs, que cette petite saga Futuropolis soit publiée chez le gros Media-Dargaud.

      Et pas à L’Association."

      Mais Cestac a plus d’albums publiés chez Dargaud qu’à l’Asso, non ?
      Quant à Robial,il est désormais maquettiste-directeur artistique, tout roule pour lui, pas de souçi. Et Menu a repris le flambeau de l’édition indé, envers et contre tous, le crayon entre les dents. Grrrrr !
      Même André Strobel, le commercial de Futuro s’est reconverti en devenant le gérant de Makassouille !°)

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  • Rachat de Futuropolis par Gallimard ?
    25 août 2007 13:16, par Michel Dartoche

    A la lumière de cet article, je comprend de moins en moins ce que l’on peut reprocher à l’actuel Futuropolis.
    J’apprend que le vrai a été vendu à Gallimard pour un franc symbolique. Gallimard a récupéré la marque, le stock (on trouve encore beaucoup de Copyright et de X chez les soldeurs de neuf) et sans doute aussi le passif (dettes et créances, sans parler des indemnités de licenciement de l’ancienne équipe).
    Je ne pense pas qu’on puisse reprocher quoi que ce soit à Gallimard. En rachetant la société, il lui a sans doute évité de connaitre les affres du dépôt de bilan et du tribunal de commerce.
    S’il a laissé en sommeil le label pendant plusieurs années, c’est sans doute qu’il n’avait pas l’équipe nécessaire pour le relancer. L’équipe éditoriale actuelle me semble faire du bon travail, d’ailleurs ils viennent plus de Dargaud et Dupuis que du monde des trolls. Quant aux auteurs actuels du label, ils ne déméritent pas non plus. Les anciens comme les plus récents !

    Au risque de déplaire, je trouve que la production actuelle de Futuro prolonge avec moins de profusion mais plus de moyens (albums cartonnés couleurs) celle de l’ancien. Et je peux certifier que je n’ai aucun album de trolls dans ma collection perso !

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    • Répondu par zut et rezut le 25 août 2007 à  16:11 :

      ce que je vais dire est vaguement en rapport avec l article, mais je suis tellement triste ! moi qui adorait la bd petit, je constate que c est vraiment un monde de requins !! quelle tristesse !! tout le monde à l air de se tirer dessus, de critiquer...j’entends l affaire de cet ado de 16ans qui a traduit gratuitement "pour le fun" Harry potter et qui se voit inculpé par...GALLIMARD ! bingo : 5ans de prisons et 500 000 euro d amendes...quel monde l’édition ! quel monde !
      et ces auteurs bien pensants si créatifs... qui s’enfoncent dans ce busness assez puant avec tellement de violence et de mépris... et je ne parle pas de chapelle, l ’association comme soleil, pas un pour racheter l autre...comme je suis triste, moi qui me réfugiait petit dans la bd pour échapper a la violence de mon quotidient...et quand je parle de violence,je parle de la guerre.

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    • Répondu par jean marc Delaye le 6 octobre 2017 à  21:33 :

      Français vous manquez de mémoire
      Cette citationouvelle n’est pas historiquement nette,mais elle correspond,hélas, selon moi à la vérité. Le livre de C’estac m’à assez déçu
      car elle minimise quasi totalement le role de Roquemartine. Boutique de Bd ? Oui mais aussi lieu mythique où on croisait Tardi Moebius et tant d’autres alors débutants. .Son fanzine Comecs 130 s’est même orné dans un nouveau d’un original de Moebius (quadrichrome)dont j’ai fait la photogravure et conservendredi une des essais. Robial (et f.. Cestac) ont repris la boutique rue du Théâtre et sont vite allés ailleurs.Roquemartine même s’il vivait des ventes BD était avant tout un passionné. Je n’ai pas ressenti autant de passion chez la nouvelle équipe, infiniment plus pro.mais aussi assez mercantile, selon moi. Mais on touche ici à une vieille querelle :les anciens contre les modernes ? : (Francis Lacassis, Resnas iSeyrig...defendant la prééminence d’un Art nouveau (c’est à ce moment que fut qualifié de 9eme contre les tenants d’une vision plus "commerciale ?.En voyant les procès (moulinsart
      et en lisant les discussions sur ce forum,j’éprouve une furieuse ou curieuse nostalgie.Comme quand il aimait "la lune,quand elle était lastre des nuits"...pure et probe.Mais je reste grand fan de ce qui se fait d’immense au

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  • La véritable et très saincte histoire de Futuropolis
    30 août 2007 16:35, par philippe deniel

    bonjour
    je viens de lire l’article dont je trouve que le dernier paragraphe est de trop et les commentaires qu’il a suscité
    je précise que j’ai lu l’ouvrage.
    lors de cette lecture je me demandait justement si la polémique née a l’epoque de la relance de futuropolis allait renaitre de ses cendres.

    et bien non !!
    on suit la naissance et la mort de cette maison d’edition au travers d’anecdotes surement vecues par l’auteure
    j’y ai appris plein de chose sur le métier d’editeur.
    je ne sais si c’est un choix de mne cestac ou si c’est les avocats de dargaud qui le lui ont conseillé mais en tout cas je n’y ai vu aucune polémique

    le titre me parait plus etre une excellente idée

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    • Répondu par Didier Pasamonik le 30 août 2007 à  19:49 :

      Osez-vous prétendre que j’ai inventé la case (page 99) où Cestac, ayant préalablement pris soin d’expliquer que Jean-Christophe Menu a fait ses débuts chez Futuropolis, écrit :

      Dignes héritiers de l’esprit Futuro, ils fondèrent plus tard L’Association. Longue vie à eux

      Et je passe sur la labélisation douteuse figurant dans la case précédente "Not made in Belgia !"...

      Il n’y aurait pas là une volonté de filiation ? Il faut être aveugle pour ne pas le voir. Vous ne pouvez donc pas nier qu’il y a un lien entre le pamphlet de M. Menu, tout entier dirigé contre la renaissance de Futuropolis et cet ouvrage.

      En fait, à vous lire, la "bonne information" serait constituée d’articles prêchi-prêcha sans analyse, ni opinion. Dans ce cas, il est plus simple de vous rendre sur le site de Dargaud.

      Pour vous, une information qui vous contrarie ou une opinion que vous ne partagez pas n’est ni bonne, ni mauvaise, elle est "de trop". On sait où ça mène.

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      • Répondu par En passant le 30 août 2007 à  20:52 :

        Un truc marrant, c’est l’absence de toute allusion à Farid Boudjellal, auteur Futuropolis avec 4 albums et pas mal d’échos médias à l’époque -en pleine marche des beurs-. Le Frère de qui-l’on-sait est-il devenu aux yeux de l’auteure Futuropolitiquement incorrect ?

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