Lady S - T2 : A ta santé, Suzie - Par Van Hamme & Aymond - Dupuis

11 septembre 2005 0 commentaire
  • Ce deuxième album de {Lady S} marque déjà la fin d'un cycle. {{Jean Van Hamme }} semble décidé à ne plus écrire d'histoires « interminables » comme il l'a si bien fait dans {XIII} ou dans {Thorgal}. Dans le premier album de {Lady S}, {{Aymond}} et Van Hamme nous présentaient une héroïne au passé trouble, travaillant dans la diplomatie américaine.

Une mystérieuse organisation a percé les secrets de Lady S. Derrière Suzan Fitzroy, fille adoptive d’un diplomate américain, se cache en réalité une autre personne : une femme née dans l’ex-URSS, qui a quitté son pays dans des conditions difficiles, avant de devenir une voleuse et de vivre de ces menus larcins. Acculée par une mystérieuse organisation, la jeune femme accepte de dérober un dossier secret dans le coffre de l’ambassade de Turquie en Belgique. Et ce au grand dam des turcs, mais aussi de son père adoptif.

Jean Van Hamme s’est inspiré d’un thème de l’actualité pour écrire son histoire : l’entrée éventuelle de la Turquie dans l’Union Européenne, qui suscite bien des passions. Il signe un scénario à l’intrigue efficace, alternant avec brio les scènes d’actions et les moments d’explications. Le scénariste revient également sur le passé de Suzan, alias Lady S. Il explique la raison qui a poussé Mr Fitzroy à adopter la jeune femme... L’héroïne devient, grâce à cela, encore plus attachante !

Après avoir travaillé pendant de longue année avec Pierre Christin (les 4x4, Canal Choc), Aymond a véritablement séduit un plus large public en dessinant ApocalypseMania (avec Bollée). Son style, fort classique, colle parfaitement au scénario. Mais on a un peu l’impression qu’il ne s’autorise pas des plans audacieux comme il le faisait si bien dans sa précédente série. Dommage.

Ce premier dyptique se laisse lire agréablement. Le scénariste à succès ne cherche apparemment pas à révolutionner le genre mais tout simplement divertir ses lecteurs.

(par Nicolas Anspach)

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