Larry Max, le héros d’IR$, devient sénateur des USA !

18 juillet 2020 0 commentaire
  • Après vingt albums à parcourir le globe au service de l'IR$, le fisc américain, ce tome 21 amorce un tout cycle : même ambiance de thriller qu'auparavant sauf que cette fois, Larry a la quarantaine, est marié, père de deux enfants... et est devenu sénateur ! Une nouvelle position qui le place au cœur d'un nouveau genre de machination...

Quelques années ont passé depuis la mort de Jakoff et l’échec du complot anti-chinois. Larry a maintenant quarante ans et est devenu sénateur. Il mène désormais une vie de famille tranquille depuis qu’il a épousé Diane, avec qui il a eu deux enfants.

Tout s’emballe pourtant depuis quelques semaines : il est la cible d’accusations ignobles, car on lui reproche d’avoir poussé son prédécesseur au suicide pour prendre sa place. Deux anciennes maîtresses l’accusent également d’abus de pouvoir et meurtres sous couvert de ses fonctions à l’IRS !

Les choses vont encore davantage se gâter lorsque l’une de celles-ci est assassinée aux pieds-même de Larry, l’instant se trouvant immortalisé par une jeune photographe. Désormais, quelqu’un fait chanter le sénateur et le pousse à présenter sa démission... Larry doit rapidement trouver son maître-chanteur et impérativement laver son honneur, au risque de tout perdre….

Larry Max, le héros d'IR$, devient sénateur des USA !

Avec son héros qui passe du statut de globe-trotter/justicier/financier à sénateur ripoux, l’une des séries-phares du Lombard opère un véritable virage sur l’aile, fruit d’une remise en question de ses auteurs, comme l’explique son scénariste Stephen Desberg : « Nous sentions venir cette évolution naturelle depuis plusieurs albums. Il fallait que le personnage évolue, qu’il y ait un effet-miroir entre les sujets sur lesquels il enquête et sa vie personnelle. [...] Pour lui, lutter contre les dérives de la finance n’est pas simplement un travail. [...] Il se trouve que Larry s’est rendu compte petit à petit que l’IRS limitait ses possibilités de s’attaquer à certains dossiers. Dans les deux diptyques précédents, pour pallier à cela, il avait pu enquêter sous couverture, à tel point que l’on ne savait plus vraiment s’il travaillait encore pour le fisc américain. Mais cela n’a pas suffi, il devait passer à la vitesse supérieure, en s’impliquant de manière directe. La rupture était, en quelque sorte, inévitable. »

Le scénariste définit pourtant clairement le champ d’action de ce nouveau cycle d’IR$ : « Que les choses soient claires : IR$ n’a pas vocation à devenir une série politique. Mais je trouvais intéressant d’impliquer Larry directement en politique. À partir de ce nouveau diptyque, il devient sénateur et a évidemment un intérêt particulier pour toutes les questions qui touchent à la finance. Ce bond en avant ne sort pas de nulle part et nous expliquons bien sûr ce qui s’est passé entre les tomes 20 et 21. En revanche, ce récit est politisé au sens de la vie politique américaine, c’est-à-dire [qu’il comporte son lot de] scandales, de modes de financement des partis, d’arrangements... »

Ce nouveau cycle apporte un vent de fraîcheur bienvenu à la série. Mari et père, la personnalité de Larry s’épaissit, et le voir ainsi au centre d’un complot qui le touche personnellement change suffisamment la donne pour susciter l’intérêt. De plus, Desberg sait qu’il ne devait pas mollir en début de tome : il a donc savamment imbriqué la nouvelle vie de Larry, les pièces de son intrigue, la pression médiatique, les révélations et les flash-back pour qu’on ne s’ennuie pas une seconde à la lecture. Ajoutons à cela un tandem de tueurs bien caractérisés !

Quant à l’équipe d’IR$, elle n’a pas changé depuis le tome 19, Henri Reculé est venu aider Bernard Vrancken en réalisant les crayonnés, tandis que Bérengère Marquebreucq reste aux couleurs, une dimension importante de la série. Si certaines cases ne sont pas parfaites, l’ensemble reste d’une haute tenue et comblera les fans de la série.

Que vous soyez fans de la série, ou que vous l’ayez abandonné depuis plusieurs tomes, n’hésitez pas à entrer dans ce nouveau cycle qui ne nécessite pas de relecture des tomes précédents. Vous pénétrerez de plain-pied dans les magouilles politiques de Washington. Un thriller enlevé, des personnages charismatiques, dans une forme de reboot réussi... Que demander de plus ? La suite, bien entendu !

(par Charles-Louis Detournay)

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I.R.$. : T21 La Chute des Anges - Par Desberg, Vrancken, Reculé & Marquebreucq - Le Lombard

Précédemment dans I.R$., lire nos dernières chroniques :
- I.R.$. T. 20 : Les Démons boursiers – Par Stephen Desberg et Bernard Vrancken – Le Lombard
- IR$ T. 19 : Les Seigneurs financiers – Par Stephen Desberg et Bernard Vrancken – Le Lombard

Lire notre précédente doube-interview de Stephen Desberg concernant IR$ :
- La première partie : « Le football est un business qui rapporte énormément d’argent »
- La seconde partie : « Les codes de la bande dessinée sont parfois trop stricts »

Lire :
- l’intégrale d’IR$ - All Watcher
- notre chronique du tome 1 d’IR$ Team
- nos chronique du cycle précédent d’IR$ : tomes 13 et 14
- notre présentation d’IR$ All Watcher et la chronique du tome 3 de cette série

Lire également sur ActuaBD :
- Vrancken : "J’ai insufflé une dose de modernité à IR$ en intégrant des photos à mes dessins" (Juin 2009)
- Les investigations fiscales d’IR$ se multiplient (Juin 2009)
- Desberg : La question des personnages est fondamentale (Juin 2007)
- Desberg & Vrancken : "Nous voulions montrer peu à peu les failles et les blessures de Larry" (Aout 2006)
- Les chroniques d’IR$ : T10, T9, T7, T6 et T5.

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