Le Chat qui courait sur les toits - Par Michel Rodrigue & René Hausman - Le Lombard

7 juin 2010 2 commentaires
  • {{René Hausman}} s’est associé à {{Michel Rodrigue}} pour réaliser un conte émouvant mettant en scène un jeune prince contraint d’accepter sa différence. Dès son plus jeune âge, l’héritier du Royaume est confronté à une terrible malédiction. Sa tête prend l’apparence des animaux dont il croise le regard.

Dans un lointain royaume médiéval, le peuple est en liesse. Le Roi et la Reine viennent d’avoir un enfant. Un garçon, même ! L’avenir du pays est assuré. L’enfant est mignon et en bonne santé. Le nouveau-né est confié à une nourrice attentionnée, qui s’en occupe dans une pièce avoisinante celle où se trouve le couple royal. Soudain, un cri d’effroi alerte les jeunes parents. Ils trouvent la nourrice inanimée, et les traits d’un oiseau remplacent ceux du prince héritier. Les meilleurs médecins du Royaume se penchent sur cette maladie, sur ce sortilège. La tête du prince héritier se transforme dès qu’il croise le regard d’un animal. Quelques minutes après, les parents s’aperçoivent que ses traits prennent l’apparence d’un chat après avoir vu un félin !

Le Roi met au secret les médecins. Conscient que de folles rumeurs envahiraient le château, il décide de faire bâtir un sas perfectionné permettant aux domestiques de nourrir l’enfant, aux professeurs de lui donner des cours, sans que l’on puisse le voir. Un jour, des domestiques lui apportent un plat sur un plateau en argent. Le prince se voit dans ce "miroir". Il n’avait jamais vu son visage de félin, et s’en horrifie. Il prend peur, et s’échappe du château pour trouver refuge chez des comédiens ambulants.

Michel Rodrigue revisite d’une fort belle manière le mythe du chat botté dans ce conte plaisant qui explore la thématique de la différence. Le dessinateur de Cubitus est un proche de René Hausman et il lui a bâti une histoire sur mesure où le médiéval se conjugue avec le merveilleux, le conte.

Le style graphique du dessinateur est, comme toujours reconnaissable entre mille. Avec habileté, et avec un sens inné de la couleur, il explore une nouvelle manière de travailler. Il s’en explique dans le dossier de presse de l’album : « À une époque, j’ai essayé de travailler sur des bleus, mais çà n’allait pas du tout. J’ai besoin du contact avec la couleur directe. « Le Chat qui courait sur les toits » est une expérimentation puisque, pour la première fois, j’ai travaillé uniquement à l’aquarelle, sans avoir la sécurité du trait. […] Cet exercice m’a permis de retrouver plus de spontanéité. Mais à l’avenir, je vais revenir au trait. ».

Un conte initiatique, poétique et savoureux qui peut être lu par tous les publics.

(par Nicolas Anspach)

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Voir une interview vidéo de René Hausman sur le site de notre partenaire France Télévision.


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