Le Choucas met le feu aux poudres - Le Choucas T 5 - Lax - Dupuis

10 janvier 2003 0 commentaire
  • Quand la bande dessinée suit de près l'actualité, cela donne un album qui se passe pendant la dernière campagne des élections présidentielles. Le Choucas, qui retrouve sa sœur travaillant au ministère de l'intérieur, va-t-il accepter la mission le chargeant de retrouver l'auteur d'un livre dangereux pour la démocratie … ou en tout cas pour les partis au pouvoir ? Et s'il accepte, arrivera-t-il à ses fins ?

"Dans les arrière-cuisines de la République"

Paris, avril 2002. Le Guide du taulard, un ouvrage révélant les dessous du système pénitentiaire, est sur le point de paraître. Or, la campagne électorale bat son plein, et le ministère de l’Intérieur veut empêcher à tout prix la publication de ce brûlot. D’autant, argue-t-il, que son éditeur ne cache pas ses liens avec l’extrême droite et compte bien discréditer un peu plus la classe politique à la veille des élections.

Chargé officieusement de retrouver l’auteur, anonyme mais certainement haut placé, de ce livre sulfureux, le Choucas refuse, car "si ce n’est pas tous les jours que se présente l’occasion de fermer leur gueule aux fachos tout en ramassant un gros paquet de pognon au passage", il est hors de question de faire le jeu de la censure et de porter atteinte à la liberté d’expression. Mais, poussé par le démon de la curiosité, Le Choucas se lance à son compte dans cette enquête, "une sorte d’exercice pour rester au top", et va, bien évidemment, mettre le feu aux poudres...

(par JLM)

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Pour un peu, on se croirait dans un vieux film en noir et blanc des années soixante, avec Jean Gabin, Lino Ventura et Bernard Blier dans les rôles principaux, et Michel Audiard aux dialogues. On retrouve une bonne part de cette ambiance dans le dernier Choucas, la couleur et le dessin efficace de Lax en plus. Et une histoire qui sans être passionnante se laisse lire de manière très agréable. Seul petit bémol, l’ambiance générale, les personnages, et la manière d’agir tout simplement ne semblent guère compatible avec ce début de vingt-et-unième siècle. Mais puisque ces récits sont contemporains, nous n’avons pas le choix. Le Choucas continue donc dans la même veine que ses précédentes aventures, avec peut-être un peu plus d’humour, et on ne s’en plaindra pas.

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