Le Culte de Mars - Par Mobidic - Delcourt

27 juillet 2020 1 commentaire
  • Tandis que la terre ravagée rêve d'un salut martien, un jeune cueilleur de savoir se lance dans l'Encyclopédie universelle. Entre l'idéal du voyage salvateur et celui de la connaissance, les tensions vrombissent. Une BD humaniste pour toute la famille.

Il ne reste que des ruines de la terre. Des paysages dévastés, des habitats envahis par les plantes sauvages. Au milieu de cet effrayant panorama, un encyclopédiste ambulant rassemble sur son cahier tous les savoirs qu’il peut retrouver. Il fait ainsi la rencontre d’une jeune sourde qui l’emmène vers l’objet devenu l’enjeu de tous les fantasmes : une fusée. Car pour les survivants de l’apocalypse, le mythe d’une vie possible sur Mars est tenace. Et seul cet engin permettrait d’atteindre la planète rouge...

Derrière le pseudo très littéraire de cet album se cache une autrice trentenaire qui allie dans cet album très positif fantastique et morale. Car Hermès, le séduisant baroudeur des savoirs, veut tout enregistrer et tout comprendre, armé de ses seuls crayons et papiers. La culture, la connaissance sont donc au centre du récit, qui échappe de peu à une facile intrigue sentimentale. Le dessin fédérateur de Mobidic facilite l’accès à une intrigue qui ne faiblit pas et dont les paysages essentiellement forestiers laissent constamment deviner le monde d’avant. Une jolie ode au partage et à la soif de se cultiver.

Le Culte de Mars - Par Mobidic - Delcourt

(par David TAUGIS)

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1 Message :
  • Le Culte de Mars - Par Mobidic - Delcourt
    28 juillet 10:19, par Philippe Wurm

    J’avais beaucoup aimé le premier album de Mobidic "Roi Ours" dans lequel l’animation des animaux était pleine de ressenti et de justesse dans le mouvement comme dans la mise en volume cerclée par un trait de pinceau aussi épais que sensuel. Un trait qui tient la comparaison avec le géant Pellejero.
    Je n’aime guère la phrase suivante de votre critique : "Le dessin fédérateur de Mobidic facilite l’accès..." Elle contient une sorte de sous-entendu dévalorisant qui n’est pas de mise. C’est le mot "fédérateur" qui est moche. Car il connote l’idée d’un manque de personnalité, de déjà vu, déjà ressenti, déjà éprouvé. Donc fédérateur pour le plus grand nombre (qui n’ose jamais s’aventurer dans les limites de la représentation). L’important serait plutôt de se réjouir du travail raffiné, au niveau graphique (car je n’ai pas encore lu l’histoire), d’une jeune autrice qui a un très bel avenir devant elle. Si le propos de l’histoire est intéressant et que le rapport texte/image est finement élaboré, la "modernité"(je mets les guillemets pour ne pas vous effaroucher) est atteinte, sans autre jugement péjoratif à bas bruit.

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