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Le Grimoire d’Elfie, T1 : L’Île Presque remporte le Grand prix des lecteurs du Journal de Mickey 2021

  • L’album signé Arleston, Alwett et Mini Ludvin a été plébiscité par les 16 jeunes jurés du Journal de Mickey. Depuis 2003, le Grand prix des lecteurs du Journal aux grandes oreilles récompense la bande dessinée et le roman jeunesse préférés de ses jeunes jurés. Comme d’habitude, la rédaction a lancé en mars dans ses pages son traditionnel appel à candidatures. Plus de 500 lecteurs, âgés de 8 à 14 ans, y ont répondu, joignant une petite critique d’une BD ou d’un roman qui leur plaisait particulièrement. Seize critiques en herbe ont été sélectionnés pour participer au jury, présidé cette année par l’autrice de littérature jeunesse Susie Morgenstern, qui succède ainsi aux deux auteurs de la série Les Sisters, Christophe Cazenove et William Maury.

Huit BD étaient donc en lice pour le prix :

Alyson Ford - Le temple du jaguar de Joris Chamblain et Olivier Frasier
Home : restez chez vous de Spiessert et Bourhis
La maison qui rêvait de Max Braslavsky
Le clan de la rivière sauvage - Tome 1 : L’œil du serpent de Dillies et Hautière
Le grimoire d’Elfie de Arleston, Alwett, Mini Ludvin
Le jardin secret de Maud Begon
Lightfall, la dernière flamme de Tim Probert
N.E.O. - Tome 1 : La chute du soleil de fer de L’Hermenier, Djet

« J’étais vraiment très contente de recevoir des BD gratuites !  », s’amuse Gabrielle, en sixième à Neuilly-sur-Seine (92). Déjà source intarissable de recommandations BD pour ses amies - Bergères Guerrières, Les Cahiers d’Esther ou encore Sorceline comptent parmi ses must-read -, Gabrielle accorde une importance particulière aux “beaux dessins” et aux “personnages”. Comme elle, Camille, collégienne à Cergy, a pu débattre avec les 14 autres jurés avant de voter pour sa BD préférée. Elle n’y a “pas trop cru”, lorsqu’elle a expédié sa candidature, adjointe d’une critique de la série des Légendaires de Patrick Sobral. Ses critères ? « J’aime les BD d’aventures, où il y a des combats ! » Son verdict : « J’ai directement accroché à Home. Mais il y en avait trois que j’aimais beaucoup, Home, Alyson Ford et le Grimoire d’Elfie… »

Camille a eu du nez : c’est finalement le premier tome du Grimoire d’Elfie, dessiné par Mini Ludvin et scénarisé par Audrey Alwett et Christophe Arleston, qui, après avoir inauguré la maison d’édition Drakoo de Bamboo, remporte le prix du Journal de Mickey.

Le Grimoire d'Elfie, T1 : L'Île Presque remporte le Grand prix des lecteurs du Journal de Mickey 2021
La dessinatrice Mini Ludvin

Interview de Mini Ludvin, dessinatrice du Grimoire d’Elfie

Que représente ce prix, pour vous ?

Je n’étais pas une lectrice du Journal de Mickey, mais c’est toujours spécial de recevoir un prix de la part des lecteurs ! Quand ils vous envoient ce genre de retour, c’est magique. Quand c’est des enfants, c’est juste trop mignon… L’un d’entre eux m’a même offert des biscuits ! L’échange a été un peu compliqué par les restrictions sanitaires, mais on a pu improviser une séance de dédicaces. C’était un moment privilégié. Deux d’entre eux ont vécu en Bretagne, et ils étaient très heureux de retrouver l’ambiance bretonne dans le Grimoire d’Elfie !

Si ce n’était le JdM, que lisiez-vous, enfant ?

J’ai lu du franco-belge, puis des mangas. J’ai commencé avec de la BD assez classique, comme Tintin, Boule et Bill ou Astérix, et puis j’ai bifurqué au collège sur le manga. A l’époque, il y avait moins de publications en français, donc moins de choix. Ma première grosse claque graphique, ç’a été Gunnm, de Yukito Kishiro… J’étais beaucoup trop jeune pour lire ça !

Comment en êtes-vous venue à dessiner de la BD ?

Après une école d’animation, j’ai passé dix ans en studio, et j’ai mangé beaucoup d’animation japonaise. Je sentais que j’avais un peu fait le tour, et mon trait correspondait moins à ce qu’on pouvait produire en France dans l’industrie de l’animation à l’époque. J’ai bifurqué. Je continuais d’écrire à mi-temps pour l’animation, et le reste du temps je prenais des contrats d’illustrations. Mais mon but a toujours été d’aller vers la BD. Et j’ai eu la chance qu’Audrey Alwett, qui connaissait mon travail depuis longtemps, soit venue me chercher !

Le Grimoire d’Elfie est un gros album jeunesse : cela ne vous a-t-il pas fait peur ?

C’était un peu l’aventure ! Le truc, c’est que lorsque l’on m’a contactée pour le Grimoire, j’étais en train de finir un album personnel, pas encore paru… de 120 pages. Je me suis dit, 80 pages ? tranquille ! (rires) En fait, ça ne l’était pas : il y avait une grosse densité de décors, restituer l’ambiance voulue dans le Grimoire a été un gros boulot. On a toujours un peu peur quand on se lance dans un nouveau projet créatif, mais je savais qu’il y avait dans le Grimoire tout ce que je voulais dessiner : de la magie, un bus librairie...

Comment se passe la collaboration avec Arleston et Alwett ?

Très bien ! C’est très agréable, très fluide, on peut tous faire des suggestions à toutes les étapes. Le fait que Christophe soit directeur de collection fluidifie la chaîne de transmission !

Le deuxième tome d’Elfie, le Dit des Cigales s’apprête à paraître…

Oui, le 17 novembre. Les trois sœurs repartent sur les routes et s’arrêtent dans un village de Provence pour y rencontrer un ancien ami de leur mère. Il est comme elle écrivain, en panne d’écriture, parce qu’il lui arrive plein de choses bizarres. Des gens tirent sur son portail, sa maison est envahie de chats noirs et on lui a volé sa machine à écrire ! Elfie va essayer de tirer ça au clair. C’est un album qui ressemble plus à une enquête. C’était trop cool de travailler dessus, car je viens de Toulon : la Provence, c’est chez moi !

Et pour la suite ?

Nous commençons à travailler sur le troisième tome, qui se déroulera en Alsace !

(par Pierre GARRIGUES)

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