Le Périple de Baldassare, T.1 : Le Centième Nom - Par Joël Alessandra (d’après Amin Maalouf) - Casterman

5 juillet 2011 0 commentaire
  • Premier volet d'une trilogie adaptée de l'écrivain libanais, ce périple dans l'Orient du 17e siècle possède une belle atmosphère. Sa mise en forme, en revanche, n'est pas au diapason.

Un libraire érudit, en pleine réussite commerciale. Il pense à engager ses neveux, et observe narquoisement les illuminés qui prédisent la fin du monde en 1666, souvent par écrit.... Puis lui arrive un don incroyable : Le Centième Nom, ouvrage rarissime, convoité par les plus grands collectionneurs. À peine acquis, le précieux objet est acheté à prix d’or par un représentant du royaume de France. Sous l’influence de ses neveux, Baldassare tente de récupérer le livre. Un long voyage l’attend, ponctué de rencontres inoubliables.

Le roman d’Amin Maalouf, paru en 2000, est à l’origine de cette aventure en trois parties signée Joël Alessandra. Dans son travail d’adaptation, il a tenu à rester le plus proche possible du beau texte de l’écrivain. Présenté comme un journal, avec des narratifs à la première personne intercalés régulièrement,Le Périple de Baldassare ne manque pas de charme. Le personnage de la "veuve", femme aussi séduisante que mystérieuse, à la recherche d’un mari improbable, marque la seconde partie de l’album.

Le Périple de Baldassare, T.1 : Le Centième Nom - Par Joël Alessandra (d'après Amin Maalouf) - Casterman

Malgré ces qualités, on peut se demander si le trait sans grande nuance d’Alessandra convient à ce type de récit. Les expressions des personnages, notamment, pâtissent d’un style assez rugueux. Par ailleurs, le choix d’utiliser une écriture cursive pour les narratifs ne s’avère pas très judicieux. Ils sont parfois difficilement lisibles.

Mais l’essentiel, à savoir donner envie de découvrir les écrits de Maalouf, semble acquis. Quant à la forme voulue par Alessandra, elle pourra éventuellement plaire aux amateurs de Pratt, Ferrandez, ou Cailleaux, mais également laisser certains lecteurs de côté.

(par David TAUGIS)

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