Le Quatrième Pouvoir - T2 : Meurtres sur Antiplona - Par Juan Gimenez - Les Humanoïdes Associés

27 décembre 2004 0 commentaire
  • Juan Gimenez reprend le chemin des étoiles pour nous présenter la suite de son Quatrième Pouvoir, avec un album très différent du premier.

Dans celui-ci, le lecteur découvrait l’histoire de quatre femmes sur lesquelles une race extraterrestre
en guerre avec les humains pratiquaient des expériences, dans le but de créer un être doué de pouvoirs quasi-démiurgiques. L’une de ces femme devenait alors le réceptacle de l’essence des trois sacrifiées, et l’activation de son pouvoir provoquait la perte de leurs bourreaux. Sous le couvert d’une ambiance cosmico-guerrière, le scénario de Gimenez prenait des aspects philosophiques assez intéressants à propos des attitudes belliqueuses des protagonistes ou de leurs aspirations à la connaissance, à n’importe quel prix.

Dans ce nouvel album qui se passe dix ans après le premier (et qui est publié quinze après), une jeune femme que tout le monde croit morte se cache sur Antiplona, une planète-loisir. Magicienne célèbre capable de modifier sa propre matière, elle verra sa tranquillité troublée par l’arrivée d’un homme qui l’a jadis aimée et qui est le seul à la penser encore vivante, ainsi que par les troubles créés par les attaques menées contre une Marraine locale par son ex... et par de mystérieuses personnes qui ont trouvé en elle des traces de l’énergie du Quatrième Pouvoir.

Le Quatrième Pouvoir - T2 : Meurtres sur Antiplona - Par Juan Gimenez - Les Humanoïdes Associés

Si l’on ne retrouve heureusement pas ici les lourds dialogues qui pesaient sur le premier tome, on ne retrouve pas non plus le dessin un peu jeté qui frappait par sa capacité d’évocation ; celui-ci est remplacé par un trait plus léché, témoin de l’évolution de l’artiste.
Une autre différence tient dans les enjeux de l’histoire, évidemment moins importants. Mais en même temps, les personnages sont plus travaillés, et ce qui est perdu en grandeur est gagné en humanité.

Chaque lecteur pourra décider de quel côté son coeur balance, entre une histoire aux proportions cosmiques et une autre mêlant dépit amoureux et guerre de gangs. Ce qui est sûr, c’est que le rebondissement final et le "À suivre" qui concluent cet album montrent que Gimenez n’en a pas fini avec le Quatrième Pouvoir.

(par François Peneaud)

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