Le Roi des fleuves - Par Marino Neri - Atrabile

10 juin 2009 6 commentaires
  • {Le Roi des fleuves} est la première bande dessinée de l’italien Marino Neri. Ce noir récit initiatique, dessiné au pinceau, laisse peu de place à l’espoir...

Quand le jeune Bruno découvre un crâne enseveli dans le jardin de la maison familiale, il ne se doute pas que cette relique, polie par les années, va être le point de départ d’une lourde succession. En face de ce vestige, l’imagination de ce jeune garçon va dériver vers les bords les plus noirs. Dans un paysage de désolation, l’enfant va subir le poids des ancêtres et convoquer des créatures monstrueuses.

Marino Neri, l’auteur de ce livre, fait partie de la jeune génération alternative italienne, telle qu’on peut la découvrir dans les pages de la revue d’avant-garde Canicola. Si la multitude des coups de pinceaux extrêmement relâchés caractérise le dessin de Neri, on peut également souligner qu’il travaille avec une certaine décontraction, en privilégiant l’émotion à la précision du trait.

Véritable cauchemar éveillé, Le Roi des fleuves est un premier album imprégné d’une personnalité de nature peu optimiste. Si le livre est un peu court, Marino Neri démontre en tout cas un réel talent pour dire la solitude de l’enfance et la difficulté d’assumer un héritage familial.

Le Roi des fleuves - Par Marino Neri - Atrabile
Un extrait du "Roi des fleuves"
© Neri - Atrabile

(par Morgan Di Salvia)

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6 Messages :
  • Le Roi des fleuves - Par Marino Neri - Atrabile
    10 juin 2009 10:23, par jean-pierre

    Pourquoi ne chroniquez-vous jamais de livres de l’Association ou de Cornélius sur Actua BD ?

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    • Répondu par ActuaBD le 10 juin 2009 à  11:40 :

      Si, si, on en chronique. Cherchez bien. Il y a plein de gens qu’on ne chronique pas, malheureusement. Ce sont les limites d’un site de bénévoles. Si vous voulez chroniquer ces deux éditeurs, vous êtes le bienvenu.

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      • Répondu par jean-pierre le 10 juin 2009 à  13:14 :

        "Si vous voulez chroniquer ces deux éditeurs, vous êtes le bienvenu."
        >>ma foi pourquoi pas, la proposition est intéressante... je me faisais cette réflexion, parce que certains livres tout à fait "remarquables" de ses éditeurs passaient à la trappe, alors que d’autres livres vraiment beaucoup plus "anecdotiques" d’éditeurs assimilés "indépendants" étaient présents. Je me suis dit qu’il y avait peut être quelque chose à creuser à cet endroit, sans pour autant avoir l’esprit trop trop mal tourné... merci à vous, je réfléchis à cette proposition...

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      • Répondu le 11 juin 2009 à  12:22 :

        Est-ce parce que Cornélius et L’Association ne fournissent pas de "service presse" ? A moins que leur politique ait changé depuis, je me rappelle de certains grincements de dents relatés ici et là (peut-être dans un numéro de l’éprouvette), de journalistes qui se plaignaient que L’Association ne leur envoyait pas d’exemplaires.
        La charge des exemplaires gratuit à destination des journalistes/chroniqueurs peut se révéler très lourde pour des petits éditeurs au tirage faible. Ils veulent être sûrs que chaque exemplaire distribué servira à leur promotion et pas comme simple cadeau. Certains prennent le temps de cibler, d’autres renoncent, ou en font une politique de communication : "si tu veux parler de mon livre, tu n’as qu’à l’acheter".

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        • Répondu par Didier Pasamonik (L’Agence BD) le 11 juin 2009 à  14:52 :

          Est-ce parce que Cornélius et L’Association ne fournissent pas de "service presse" ?

          Nos journalistes ne sont pas dépendants du service de presse. Il faut aussi qu’ils aiment ça. Plusieurs fois, ces éditeurs ont été ici mentionnés sans qu’aucun service de presse n’ait été envoyé.

          Il n’est pas aberrant de constater qu’il y a des éditeurs qui savent communiquer et d’autres non. Un envoi de l’ouvrage en PDF suffit et ça ne coûte rien. L’argument donc ne tient pas.

          Marie Moinard des "Ronds dans l’O" peut témoigner que, tout en étant proche de notre rédaction, elle a du mal à faire parler de ses livres ici.

          Parce que nos chroniqueurs sont débordés par leurs éditeurs mainstream (Ils ne font pas que de la daube. C’est en outre la ligne éditoriale de notre site) et parce qu’à 3000 nouveautés par an, on doit faire des choix.

          Les affinités personnelles des uns et des autres comptent beaucoup.

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          • Répondu par Thierry le 11 juin 2009 à  15:24 :

            Je posais simplement la question, sans arrière-pensée aucune.
            Je sais qu’actuabd ambitionne de présenter un panorama complet de la bande dessinée, et qu’il faut faire des choix au sein de la production pléthorique. Nulle part dans cette discussion il n’a été sous-entendu que les éditeurs mainstream ne produisaient que des daubes.

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