Le Sablier, T8 - Par Hinako Ashihara - Kana

28 juillet 2009 0 commentaire
  • L'histoire de An touche à sa fin dans ce huitième tome qui se veut à la hauteur du reste de la série, Hinako Ashihara nous réservant un dénouement toujours aussi émouvant et bien dessiné. Les deux derniers tomes seront consacrés à des histories annexes.

Après la rupture de ses fiançailles, An décide d’aller à Nima revoir le sablier qui s’écoule en une année que sa mère l’avait emmené voir quand elle était petite. Mais une tempête contraint le train a s’arrêter en gare d’Okayama, ville où enseigne maintenant Daigo. En se rendant à l’école, elle apprend par un de ses élèves que le jeune homme va se marier. Il semble que son ancien amour ait trouvé le bonheur, comme ils se l’étaient promis quelques années auparavant. Dès lors, que reste t-il à An ?

Cette sublime histoire d’amour s’achève ici, les tomes 9 et 10 étant consacrés à des histoires annexes qui évoqueront, entre autre, la jeunesse de Fuji ou encore celle de la mère de An.

Hinako Ashihara a mis tout son talent en œuvre pour faire de ce final une apothéose et elle y parvient sans aucun problème. Les dessin est élégant, maitrisé et adulte. La mise en page aérée ou saturée selon l’effet recherché, au service d’une histoire parfois drôle et attachante, parfois dramatique, démontre du grand talent de l’artiste. La mangaka maitrise parfaitement le côté sentimental de ses personnages et sait déclencher l’émotion chez le lecteur. Si certaines personnes n’avaient pas encore versé une larme à la lecture de ce manga, ce tome devrait susciter un pincement au cœur, même chez les plus insensibles.

Hinako Ashihara a fait le choix d’un dessin simple qui laisse peu de place au détail et a préféré se concentrer sur le scénario et ses personnages. Elle nous offre ainsi une histoire très travaillée qui s’étale sur plusieurs années, presque une vie. On a vécu avec An, on a partagé ses peines de cœur, les drames qui ont jalonnés sa vie mais aussi ses joies et ses petits bonheurs. aintenant, on est triste de la quitter ainsi.

On relira alors ce manga qui est sans doute un des plus beaux shôjo publiés en France ces dernières années.

(par Stéphanie Francqueville)

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