Le Temple du Soleil (Tintin, fac-simile) - Hergé - Casterman

25 février 2002 0 commentaire
  •  Une "nouveauté" qui se paye ses cinquante années d'existence,
    il y a peu d'oeuvres qui peuvent revendiquer ce genre de record.
    "Le Temple du Soleil" est la réédition en fac-simile de l'édition
    de 1949, à une époque où l'on soignait particulièrement les
    livres de bande dessinée. Et qui fait regretter qu'il n'en soit
    plus ainsi aujourd'hui.

Le deuxième album de l’aventure solaire commencée dans "Les sept boules de cristal", en fac-simile de l’édition originale de 1949.

La publication débute le 26 septembre 1946, dans le premier numéro du "Journal de Tintin" (belge). En France, dans "Coeurs Vaillants", à partir du 30 novembre 1947.

La première édition en album date de 1949, suivie d’une première réimpression la même année. Pour mémoire, l’édition originale des "Sept Boules" était sortie l’année précédente, et fut réimprimée, elle aussi, la même année.

La toute première édition du "Temple du Soleil" se distingue des suivantes par la présence de deux symboles incas jaunes, en page de titre (les albums suivants n’étant ornés que du plus grand des deux).

Cet album est fidèle à l’édition originale : couverture non-pelliculée, gardes bleu foncés, dos toilé, papier épais pas trop blanc, couleurs pastel...

Il existe également une édition du "Temple du Soleil" reprenant les planches parues dans le journal Tintin, en format horizontal "à l’italienne". Elle est parue dans la collection "Bibliothèque de Moulinsart".

(par Patrick Albray)

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Lorsqu’on voit la qualité de cette édition, on se demande immédiatement pourquoi on ne fait plus les livres comme cela : une reliure cousue qui ne risque pas de transformer l’album en portfolio si l’on l’ouvre trop, un papier épais qui ne laisse en rien deviner ce qui nous attend lorsque l’on tournera la page, un dos toilé qui résistera à toutes les manipulations, une couverture non-pelliculée où l’on voit les dessins, pas les reflets... Il y a autant de différence entre ce livre et les éditions standardisées d’aujourd’hui qu’entre un repas au "Comme chez soi" et le Macdo du coin.

Quant au contenu, à chaque relecture, on comprend, par la qualité et la densité des récits d’Hergé, pourquoi, cinquante ans après on réédite encore son oeuvre alors que la quasi-totalité de ses contemporains ont été oubliés. Merci à Casterman pour ce cadeau.

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