Le sommeil de Léo - par J.C. Denis - Futuropolis

18 mars 2007 0 commentaire
  • Melvin Méricourt est un patron heureux. Sa petite entreprise de meubles en carton cartonne bien, elle s’exportera d’ici peu en Finlande. Notre jeune businessman a donc le vent en poupe, une secrétaire qui l’adore et une interprète finlandaise qu’il s’apprête à conquérir.

C’est le style premier de la classe, belle gueule, à qui tout réussit pendant que Léo rame comme un malade pour un zeste de son bonheur. Ce dernier, ex-camarade de classe du play-boy est abandonné par sa petite amie. Sans taf, il passe son temps à zoner.

Normalement, rien n’aurait dû contrarier le destin de l’un et de l’autre. Melvin doit s’envoler pour les pays froids signer son contrat et "sauter la petite Finlandaise". La dernière partie de cette mission s’avére quand même plus difficile, la jeunette n’étant pas une Bimbo écervelée. Il pouvait, de toute façon, se replier sur sa brave secrétaire, une petite brunette qui en pince pour son patron. Mais le Johnny belle gueule ne la voit que comme sa bonne à tout faire, sa secrétaire, quoi.

Le sommeil de Léo - par J.C. Denis - Futuropolis
Le sommeil de Léo - par J.C. Denis
Editions Futuropolis

Cette suite de conditionnels va être renversée par Léo, lorsque notre paumé découvre son pote à la télé et décide de le revoir. De son côté, la secrétaire invite son patron à une "soirée spéciale hypnose" qui s’avère bien contrariante. Le maître hypnotiseur transforme Léo en zombie obligeant notre big boss à se farcir le boulet jusqu’à son réveil. Tout le monde est sur le pont pour que monsieur retrouve enfin la voie de la vraie vie. Sauf que monsieur a décidé de casser les pieds à tout le monde, de "foutre le bordel" dans un monde qui s’annonçait prometteur, bref d’être un boulet à son tour !

Parabole sur la réussite, sur les amis, les amours, les emmerdes... (air connu), Jean-Claude Denis nous revient avec un récit brillant qui est un beau regard sur la société actuelle où la réussite ne signifie pas forcément le bonheur.

(par Patrick Van Langhenhoven)

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