Le vieil homme et l’espace - Space Mounties, n°2 - Guilhem et Veys- Lombard

5 décembre 2002 0
  • La Police Montée canadienne a plutôt bonne réputation, tous les lecteurs de Lucky Luke l'ont appris (les autres n'ont qu'à lire "Les Dalton dans le blizzard"). Rien d'étonnant, donc, à ce qu'on fasse appel à eux pour maintenir l'ordre dans ce futur très, très éloigné, où les terriens ont colonisé toute la Voie Lactée. Mais, comme le démontrent assez rapidement Gordon et Marcus, tous deux membres de ce coprs d'élite, même une institution aussi prestigieuse peut compter en son sein des crétins irrécupérables...

Envoyés en mission sur la planète HLVS, Marcus Brodie et Gordon MacPherson ont pour tâche d’aider une étrange communauté cubaine à neutraliser des agresseurs amérindiens non moins bizarres...

Les deux plus effroyables tire-au-flanc de la Police montée canadienne sont expédiés sur la planète HLVS (Hasta La Victoria Siempre) où des Cubains vivaient en paix jusqu’à ce que surviennent des Amérindiens déterminés à les en chasser.

Pour parvenir à leurs fins, les envahisseurs ont volé une unité de clonage technologique (UCT) qui leur permet de reconstituer, à partir d’une simple pièce d’origine, tout engin fabriqué sur Terre avant 1920 et donc libre de droits de reproduction. D’où leur armement cloné à partir de vis et de boulons subtilisés dans un musée de la première guerre mondiale...

Sur place, Marcus et Gordon font connaissance avec les Cubains, des nostalgiques de Fidel Castro dont les clones qu’ils en ont produits, sont tous complètement ratés.

Pour cette communauté, le danger ne vient ni des canons surannés ni des vieux avions mitrailleurs qu’utilisent les agresseurs. Ce qui provoque le plus de dégâts, c’est l’UCT qui sert à les fabriquer. Pour fonctionner, cette machine nécessite une énergie colossale qu’elle tire de la rotation de la planète. Du coup, HLVS tourne moins vite et ce ralentissement menace son existence et l’équilibre interplanétaire...
Nouvelle mission sidérale pour les « Space Mounties » !

Un ton résolument décapant. Des images d’une fantaisie désopilante.

(par Patrick Albray)

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Pas crédible pour un sou, mais qu’est-ce qu’on se marre ! Les auteurs délirent en tous sens, nous proposant une accumulation de gags visuels, d’anachronismes et de dialogues savoureux, dans une parodie de science-fiction totalement délirante qui ne laisse à aucun moment souffler le lecteur. Le dessin expressif et dynamique de Guilhem Bec se marie à la perfection avec la loufoquerie complète des scènarios de Veys. A relire pour ne rater aucune de nombreuses trouvailles humoristiques qu’ils y ont cachées.

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