Le vol du corbeau (N°1) - Gibrat - Dupuis (Aire Libre)

11 octobre 2002 0 commentaire
  •   Après nous avoir dépeint la vie dans une petite bourgade française sous l'Occupation, Gibrat se tourne cette fois vers la capitale, où, à la fin de la guerre, vient d'être arrêtée une jeune résistante. Alors que les Américains viennent de débarquer, elle se retrouve dans une cellule française, dans l'attente d'être livrée à la Gestapo. Son destin va une nouvelle fois basculer lorsque, profitant d'une alerte, un cambrioleur s'évade, l'entraînant avec elle sur les toits de Paris...

Paris occupée, 18 juin 1944.
Dénoncée par une lettre anonyme, Jeanne, une jeune résistante, vient d’être arrêtée par la police française. Le jour même, François, un cambrioleur sans scrupules et quelque peu cynique, subit le même sort et se retrouve dans la même cellule du même commissariat. A la faveur d’une alerte, Jeanne et François s’échappent par les toits. Dès lors, par le jeu du hasard et de la nécessité, le sort commun des deux jeunes gens, que pourtant tout sépare, est scellé, malgré eux.

Dans le droit fil du "Sursis", "Le Vol du Corbeau" met en scène le théâtre de la vie sous l’Occupation. Récit passionnant de bout en bout, dialogues savoureux, portraits saisissants d’humanité, dessin et couleurs somptueux : Gibrat confirme avec éclat que mettre en scène, à sa manière passionnée, ses sujets de prédilection, lui réussit totalement.

(par Patrick Albray)

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Un jeu de couleurs et de lumières sublime, une reconstitution minutieuse des décors de l’époque et de la vie dans Paris occupé, des personnages pittoresques, à la personnalité forgée avec finesse, des images de toute beauté que l’on prend un plaisir fou à détailler et à découvrir dans les moindres recoins, et des dialogues subtils, très joliment tournés. Tout est juste dans ce livre où règne une véritable ambiance, aussi chaleureuse que les personnages qui y évoluent, et que Gibrat, en grand romancier, rend attachants et vivants. Et, comme toujours, il émane de l’héroïne un charme tellement fou qu’on ne peut qu’en tomber amoureux après quelques pages. Ce regard,... ce regard...

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