Les Amants décapités

21 septembre 2001 0 commentaire
  •     Perdre ses parents C'est le pire drame pour un enfant, non? Non. Il y a pire: ne pas savoir ce qu'ils sont devenus. Un soir, la vie du petit Mic Mac Adam a basculé dans l'horreur. Ses parents, partis explorer un marais, n'en sont pas revenus. Dix-huit ans après, il revit encore ce terrible jour. Dans un terrible cauchemar qui lui hante toutes les nuits. Mais il y a pire encore, et il va bientôt s'en apercevoir.

Mic Mac Adam a reçu un télégramme l’informant que les corps de ses parents ont été retrouvés En effet, dix-huit ans plus tôt, son père et sa mère avaient disparu dans les marais entourant Hillkirk, le village écossais de son enfance. Son père lui avait laissé un mot : " Les fées existent, Mic Un jour, je t’en apporterai la preuve" Mais selon la légende, les marais n’ont pas de fin, et leurs eaux mènent vers un monde peuplé de monstres et de fantômes".

Mic prend donc le train pour Hillkirk, en même temps qu’un groupe de fantassins réquisitionnés pour une mission secrète Mais un pont s’écroule et le train tombe à l’eau, sous le regard d’étranges guerriers extrêmement hostiles qui parlent un langage inconnu, Mais Mic n’est pas au bout de ses surprises : les corps de ses parents, retrouvés dans ies marais devant une barrière de végétation infranchissable, ont été décapités, momifiés et ligotés, Sui les a tués ? Et ces corps sont-ils vraiment ceux de ses parents ? Il se passe décidément des choses terribles, dans cet endroit, et Buckingham vient de le confirmer : aucune information ne doit filtrer, Hillkirk est désormais coupée du reste du monde.

(par Patrick Albray)

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Régulièrement, Mic Mac Adam, héros fantastique né dans les années 70, tente un retour. Cette excellente série, qui aborde sous des abords anodins, façon BD classique école de Marcinelle, des thèmes souvent terrifiants, n’a jamais pu se trouver son public. Espérons que, cette fois, avec la collaboration de Brunschwig, qui signe ici un scénario particulièrement dur et éprouvant, à la fois pour le héros et le lecteur, il trouvera enfin un succès bien mérité. D’autant plus que Benn donne le meilleur de lui-même pour nous plonger dans une ambiance angoissante. On regrettera seulement la mise en couleurs dont on sent trop l’origine informatique.

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