Les Bijoux de la Castafiore à l’Aula Magna de Louvain-La-Neuve

1er mars 2004 0 commentaire
  • Cette transposition au théâtre du mythique album de Tintin est une réelle réussite ! Une pure merveille ! Un bijou, c'est le cas de le dire ! Fidèle presque au mot près, avec une mise en scène excellente, dynamique à souhait, et des acteurs qui s'identifient parfaitement aux personnages de la BD, voilà un spectacle qu'il ne convient de manquer sous aucun prétexte.

Adapter une bande dessinée au cinéma n’est jamais une sinécure, et les exemples récents de ratage complet, du navrant "La Ligue des Gentlemen Extraordinaires" au pitoyable "Blueberry" (encore que ce dernier ne soit pas une adaptation à proprement parler, mais plutôt une arnaque de première classe) sont là pour le montrer. Le théâtre semble parfois plus fidèle : "Le démon de Midi", la bande dessinée de Florence Cestac jouée par Michèle Bernier en est une illustration.
Les Bijoux de la Castafiore à l'Aula Magna de Louvain-La-Neuve

Mais "Les Bijoux de la Castafiore" jouent dans une autre catégorie, la catégorie supérieure. Véritable transposition de la BD culte, peut-être la moins vendue d’Hergé, mais celle qui aura fait le plus l’objet d’études et d’analyses diverses, cette pièce de théâtre est une perfection absolue. Non seulement les acteurs ressemblent étonnamment aux personnages d’Hergé, mais leurs déplacements, leurs mimiques, leurs attitudes sont fidèles à la bande dessinée. Jusqu’aux voix qui sont, je vous l’assure, celles des personnages de papier !!! La mise en scène inventive permet de rassembler sur une scène tous les lieux de cette aventure. Les décors sobres mais parfaitement suffisants complètent cette réussite. Ravissement de tous les instants, le texte d’Hergé, scrupuleusement respecté à 99%, semble avoir été écrit, ciselé, pour le théâtre. Les répliques sortent de leur deuxième dimension pour se sublimer dans la troisième. Jouissance ultime pour un fan de l’univers d’Hergé, on a l’impression d’assister à une nouvelle œuvre de ce maître ! Et autre magie, aussi bien les petits que les grands prennent plaisir au spectacle. Certes, les uns et les autres ne rient pas toujours au même moment, mais cela démontre une fois de plus un des aspects de l’universalité de l’œuvre de Georges Rémi. Si vous parvenez encore à trouver des places, n’hésitez pas un instant, vous ne le regretterez pas !

(par JLM)

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Voir le site de l’Adac : http://www.adac.be/
Jusqu’au 14 mars 2004, à l’Aula Magna de Louvain-La-Neuve, Belgique

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