Les Boules vitales – Par Charles Masson & Sylvain Ricard - Futuropolis

14 septembre 2007 1 commentaire
  • {{Charles Masson}}, l’auteur de {[Soupe Froide->1177]} et {Bonne Santé}, rejoint le label Futuropolis où il publie un récit plus léger scénarisé par {{Sylvain Ricard}}. Il nous raconte l’histoire d’amour d’un couple atypique : celle d’un « {seria}l baiseur » et d’une jeune femme adepte du {feng shui} et autres pratiques ou théories sur le bien-être, quitte à ce que celles-ci soient développées par des mouvements sectaires.

Ernest est un « serial baiseur », un homme qui n’a de cesse de draguer de nouvelles conquêtes pour les mettre dans son lit. Il n’hésite pas à parler de ses tactiques de séduction avec son meilleur ami dans des termes assez crus.

Peggy est une femme naturelle qui partage son temps libre entre les séances chez le psy, les cours de feng shui et les conférences données par l’un ou l’autre gourou douteux. Elle positive, et trouve cela génial que l’on puisse guérir du cancer et même du sida en suivant certaines méthodes ou pratiques spirituelles.

Tout semble opposer ces deux personnes. Ernest va pourtant rencontrer Peggy en essayant de « lever » une fille dans un marché bio. Quelques temps plus tard, il parvient à s’imposer chez elle, et surtout à la convaincre qu’elle se donne à lui. Elle se laisse faire facilement. Au court de leurs ébats, durant les préliminaires, Ernest casse l’une des boules vitales de Peggy. Il va découvrir qu’elle est un peu barjo… Qu’importe, il est si prêt du but… Ce détail ne l’empêchera pas de lui faire l’amour.

Ils se reverront et apprendront à se connaître à tout point de vue…

Cette relation improbable permet aux auteurs de nous offrir une caricature originale et intelligente d’une rencontre entre peux personnalités atypiques. Le récit trouve sa force dans les différentes situations ou l’on devine qu’Ernest est hors de lui face à la « zenitude » et la crédulité de sa dulcinée. Ces scènes sont subtilement dialoguées, ce qui apporte du sel à la lecture.

Le style graphique de Charles Masson est plus léger que ses précédents ouvrages. Son trait est dense et va à l’essentiel. Il se repose parfois sur les magnifiques couleurs de Raives qui contribuent au ton chaleureux et sympathique de ce récit.

(par Nicolas Anspach)

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