Les Colocataires - T2 : Gueules de Bois - Par Runberg & Christopher - Dupuis (Expresso)

20 juin 2006 0 commentaire
  • Sylvain Runberg et Christopher poursuivent leur chronique douce-amère de la vie quotidienne de quatre jeunes adultes aux parcours distincts...

Les colocataires sont dans les emmerdes, suite à une fête d’enfer ! Les cadavres de bouteilles et autres verres souillés traînent aux quatre coins de l’appartement. Les quatre amis ont du mal à se remettre de la cuite du siècle. Tous se souviennent de l’arrivée du Samu et de la descende de flics suite à l’overdose de l’une de leurs copines. Tous craignent également de la menace d’expulsion qui leur pend au nez. Cette soirée « nawaque » est en grande partie la faute de Max. Les trois associés-colocataires décident donc de virer leur ami !

Celui-ci passe le restant de la nuit sur le perron du cabinet de Fred, son beau-frère. Jamais à court de ressource, Max le convainc de se porter garant auprès de la propriétaire des colocataires. Heureusement, ils se connaissent. Fred a plaidé son divorce.

En septembre 2005, Sylvain Runberg, le scénariste de cette série nous parlait de la comédie de mœurs que constitue ces récits : « C’est un exercice à risque, que cela soit dans le cinéma, la bande dessinée ou le théâtre. Pour ce qui est la BD, on peut y retranscrire absolument toutes les gammes de sentiments existants, sans exclusion ! Après c’est une question d’alchimie scénario/dessin, qui fonctionne ou pas ! ».

A la lecture de ce deuxième album, on s’aperçoit que les auteurs sont en parfaite symbiose. Christopher prolonge à merveille certains gags inventés par son scénariste grâce à des idées graphiques amusantes. Une génération s’identifiera à travers certains aspects de ces histoires : la relation avec les filles, les périodes d’essai en entreprise, le manque de fric lié au caractère cahotique des emplois précaires, etc.

On regrettera cependant certains dialogues par trop dialectiques, qui plairont sans doute aux adeptes d’un tel propos, mais qui alourdissent quelque la lecture. Ne boudons cependant pas notre plaisir, les colocataires est une comédie de mœurs plutôt réussie.

(par Nicolas Anspach)

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