Les Exilés d’Asceltis – T1 & 2 – Par Jarry & Deplano – Ed. Soleil

25 octobre 2008 0 commentaire
  • En nous faisant remonter aux origines du monde d’Asceltis, cette série, menée de main de maître par Nicolas Jarry et Paolo Deplano, mérite pour une fois bien plus que le qualificatif bien trop réducteur de série “Spin Off“ !

Il y a 8000, les survivants du peuple Nabdir ont dû fuir leurs terres, ravagées par les guerres d’Amenohir. Sur un archipel inconnu, ils se reconstruisirent un avenir en attendant le jour où ils pourraient retourner sur leur terre d’origine : Asceltis. Un signe qui arriva sous la forme inattendue d’un bébé à la peau toute blanche.

Dans le premier tome, Le Messager Blanc, le vénérable Kaliou raconte à ses jeunes élèves les raisons qui poussèrent les sages du peuple nabdir, partagés sur les raisons de la venue de ce bébé, appelé Aldia, à attendre qu’il atteigne un âge de raison. Il nous relate sa jeunesse et la difficulté qu’avait l’enfant à comprendre lui-même ce qu’il était et surtout pourquoi il avait été envoyé au peuple nabdir. Était-il le signe tant attendu et envoyé par leur dieu Obion pour rentrer sur Asceltis ? Les Exilés d'Asceltis – T1 & 2 – Par Jarry & Deplano – Ed. Soleil

Une quête qui se poursuit dans le tome 2, Le Fils d’Obion. Les évènements s’y emballent après le meurtre d’une divinité d’un des peuples alliés aux Nabdirs. Ayant perdu la protection des Mnénirs et des autres clans membres de l’Alliance, le clan d’Aldia est obligé de fuir face aux menaces des terrifiants et sans pitié Kornus. Le vénérable Kaliou nous y conte comment le jeune homme est devenu un leader pour son peuple, mais le temps est peut-être venu de rentrer sur Asceltis ?

À l’aide de Jean-Luc Istin, Nicolas Jarry a construit un univers d’Heroïc Fantasy plein de promesses et largement indépendant par rapport à la série mère Les Brumes d’Asceltis. Certes, un récit basé sur cette quête initiatique du jeune Aldia aurait pu paraître redondante, tant ce sujet a été maintes fois utilisé, mais il n’en est rien ici, car Nicolas Jarry sait susciter l’attention et fournir une histoire assez complète pour intéresser son lecteur. Sa façon de conter les aventures de son héros par la bouche du vénérable Kaliou est peut-être ce qui rend Les Exilés d’Asceltis le plus intéressant, car l’on se trouve dans la même position que tous les jeunes qui l’écoutent à vouloir lui poser les mêmes questions et à attendre la suite avec impatience.

Les Exilés d'Asceltis – T2 : Le Fils d'Obion – Jarry & Deplano – Soleil

Mais cette série aurait été imparfaite, sans le graphisme majestueux de Paolo Deplano. Il a su garder l’essentiel de l’univers dessiné par Jean-Luc Istin, tout en y ajoutant sa patte personnelle. Il y a ajouté un souci du détail étonnant, comme pour sa faune avec une multitude d’oiseaux différents ajoutés çà et là dans plusieurs coins de ses cases. Il retranscrit aussi particulièrement bien l’univers marin, inévitable lorsque l’aventure se passe sur un archipel. Un dessin, très bien mis en valeur par les couleurs de Massimo Malosso.

Une grande série d’Heroïc Fantasy comme Soleil sait les faire !

(par Olivier Wurlod)

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