Les Nuits d’Akşehir T1 - Par Raku Ichikawa - Akata

26 avril 2017 0 commentaire
  • Une jeune étudiante un peu perdue se fait embaucher dans un restaurant turc de Shinjuku. La découverte de la culture orientale lui apporte un second souffle et l’amène à se questionner sur son avenir. Un joli manga, envoûtant et dépaysant.

Fidèle à sa ligne éditoriale « engagée », les éditions Akata nous proposent cette fois-ci une œuvre autour de la culture orientale et de l’Islam. Signé Raku Ichikawa, il s’agit d’un seinen manga [1] de trois tomes, publié au Japon de 2013 à 2015.

Ayako est une jeune femme de Tokyo, étudiante en école de mode. Peu motivée, elle ne semble pas trouver sa place dans son école et livre ses travaux souvent en retard. C’est alors qu’une opportunité inattendue va s’offrir à elle : Hodja, immigré turc, qu’elle rencontre par hasard lui propose de travailler en tant que serveuse au sein d’Akşehir, son petit restaurant égaré au cœur de Shinjuku.

Le récit débute évidemment comme un choc des cultures : la pauvre Ayako ne comprend pas grand-chose à ce que veut le vieux Hodja mais, heureusement, elle peut compter sur une autre serveuse : Zakuro, qui y travaille également en tant que danseuse orientale.

Les Nuits d'Akşehir T1 - Par Raku Ichikawa - Akata
© 2014 Raku ICHIKAWA / PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ENTERBRAIN

En effet tous les soirs à 20h, Zakuro se produit dans le restaurant de Hodja, le plongeant dans une ambiance comme Ayako n’en a jamais vu, mêlant danses sensuelles et repas typiques turcs, qui rapidement fascinent notre héroïne.

Récit d’initiation et de découverte, le manga Les Nuits d’Aksehir s’articule autour de trois thèmes : la cuisine, la danse et la mode. Le premier se trouve abordé à travers le restaurant de Hodja. Ayako y découvre les spécialités turques qui sont présentées en détail au lecteur en même temps qu’à notre héroïne.

Vient ensuite la danse avec le personnage de Zakuro. Danseuse orientale professionnelle, elle travaille chez Hodja et d’autres restaurants en attendant de trouver mieux. Femme solide et sûre d’elle, Zakuro impressionne Ayako qui, de son côté, ne sait pas vraiment de quelle façon mener sa vie.

© 2014 Raku ICHIKAWA / PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ENTERBRAIN

Enfin, il y a notre héroïne et son école de mode, qui apparaît pour le moment plutôt en filigrane, ce premier tome se consacrant essentiellement à la découverte d’Akşehir et de son univers si étrange et fascinant aux yeux d’Ayako.

Raku Ichikawa présente ces différents éléments de manière fluide. Le récit se révèle tour à tour didactique, attachant et drôle, entremêlant habilement ces sujets. La proposition de la mangaka est celle de l’ouverture et l’ensemble ne manque pas de charme, grâce notamment à un graphisme dynamique et expressif, qui restitue à merveille les plats turcs et les danses orientales.

Une lecture fort agréable, qui invite le lecteur à découvrir une culture au-delà des idées reçues, la dépeignant à la fois avec exotisme et familiarité, rappelant qu’elle est tout autant lointaine que proche de nous.

© 2014 Raku ICHIKAWA / PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ENTERBRAIN

(par Guillaume Boutet)

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Les Nuits d’Akşehir T1. Par Raku Ichikawa. Traduction Yuki Kakiichi. Editions Akata. Sortie le 13 avril 2017. 190 pages. 8,50 euros.

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[1Seinen : désigne un type de manga ayant pour cible éditoriale les hommes adultes.

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