Les Quatre de Baker Street, T1 : L’affaire du rideau bleu - Par JB Djian, Olivier Legrand & David Etien - Vents d’Ouest

9 février 2009 10 commentaires
  • Une équipe de gamins des rues, formée par Sherlock Holmes, tente de mettre ses leçons à profit pour retrouver une jeune fille kidnappée sous leurs yeux. De l'humour, de l'action et une très belle reconstitution de l'époque victorienne.

Billy, Charlie et Black Tom sont inséparables. Et pour cause : impossible de survivre seul dans l’East End londonien, peuplé de faux mendiants, de vrais ruffians et de franches canailles ! Heureusement, les trois amis peuvent compter sur la protection d’un certain Sherlock Holmes, pour lequel ils font parfois office d’espions des rues...

Mais lorsque la ‘fiancée’ de Black Tom est kidnappée sous leurs yeux, nos héros vont devoir mettre au plus vite à profit les leçons de leur mentor pour la retrouver saine et sauve... En s’adjoignant les services d’un quatrième larron se déplaçant sur des pattes de velours !

Les Quatre de Baker Street, T1 : L'affaire du rideau bleu - Par JB Djian, Olivier Legrand & David Etien - Vents d'Ouest

Décidément, Sherlock Holmes ne finit pas d’enflammer l’imaginaire de nos auteurs. Dernièrement, Wiggins, un autre de ces "irréguliers de Baker Street", prenait un rôle prépondérant dans Holmes, la série de Luc Brunschwig & Cécil chez Futuropolis, et voilà que les plus jeunes de cette brigade volante peu orthodoxe reprennent du service dans des aventures enlevées !

Ce premier tome nous ballade tous les lieux de l’époque victorienne, dont bien entendu le fameux 221B Baker Street, avec un luxe de détails de la vie courante qui doivent sûrement à la passion que lui voue Olivier Legrand. Si l’intrigue se révèle assez linéaire pour les férus des déductions alambiquées de Sherlock Holmes, on se plaît à découvrir progressivement les quatre héros de cette série, chacun étant doté d’une personnalité assez différente, mais complémentaire pour en faire une équipe de choc.

La jaquette (vue partielle)

Une préface de Loisel n’est pas chose courante. Plus que le lien qui l’unit à Jean-Blaise Djian, on retrouve une partie des qualités du Grand Prix d’Angoulême dans le trait de David Etien, et dans sa mise en scène cinématographique. Le jeune auteur a compulsé frénétiquement les documents d’époque pour coller à la réalité. Apprenant qu’on achevait en ce temps-là la construction de Tower Bridge, il a même rajouté des échafaudages à ses dessins !

Plus que le scénario sympathique, c’est ce dessin qui porte tout l’album : il est à la fois sombre pour évoquer les bas-fonds londoniens, plein de couleurs pour les quartiers de la ’Haute’, d’un découpage très précis pour rendre l’action dynamique au lecteur, et plein d’attention quand ces personnages se dévoilent n’être en définitive ... que des enfants !

Comme cet album fait partie de la sélection des 40 nouveautés pour les 40 ans de Glénat, il est agrémenté d’une jaquette spéciale, dont le verso reproduit une très belle vue des toits londoniens. La suite de cette série devrait sans doute dévoiler une partie du passé de nos jeunes héros, tout en dopant les intrigues maintenant que le cadre est posé.

De l’action en cinémascope

(par Charles-Louis Detournay)

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Les illustrations sont © Djian/Legrand/Etien/Vents d’Ouest.

 
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10 Messages :
  • Vos lecteurs auront rectifié d’eux-même, il s’agit de Jean-Blaise Djian et non Jean-Baptiste...

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    • Répondu par Samuel Anthony le 9 février 2009 à  15:51 :

      C’est incroyable comme ActuaBD peut écorcher Jean-Blaise Djian ! C’était déja le cas le 26 Novembre dernier à propos de l’album "199 Combats" où il était mentionné que Djian est un "jeune auteur" ! Reveillez-vous ! Djian est scénariste depuis 1988 et a réalisé 35 albums !

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  • Une préface de Loisel n’est pas chose courante.

    En même temps comme c’est là un de ses suiveurs ça n’a rien d’incongru.Les sous-Loisel sont de plus en plus nombreux, on pourra dire qu’il a fait école (et avec succès pour Lanfeust).

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    • Répondu le 9 février 2009 à  16:38 :

      Sous Loisel, David Etien ? Ouais, question de point de vue quand même... Il serait intéressant de développer l’affirmation !

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      • Répondu le 9 février 2009 à  18:38 :

        Il serait intéressant de développer l’affirmation !

        Il suffit de regarder les pages et ses dessins pour voir l’influence énorme du Peter Pan de Loisel, le nier est stupide.

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        • Répondu le 9 février 2009 à  22:00 :

          Bah, c’est vrai que les deux histoires se passent à Londres fin 19ème, début du 20ème, forcément il y a un air de famille. De là à parler de suiveur... C’est un peu stupide effectivement. Surtout quand on n’a pas lu l’album ce qui semble être le cas.

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          • Répondu le 10 février 2009 à  01:09 :

            On parle du dessin monsieur l’obtus, il y a effectivement beaucoup du dessin de Loisel dans celui de David, lui-même le reconnait et ce n’est pas une honte du tout et ça n’enlève rien à son talent.Il a appris beaucoup dans le dessin de Loisel (voyez le visage du héros diantre) mais n’a pas repris son encrage caractéristique.

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            • Répondu par C.C. le 10 février 2009 à  10:00 :

              Faudrait quand même que ce jeune dessinateur avant qu’on puisse le comparer à Loisel se débarasse de sale tics qui encombrent son dessin et qui font de cet album une oeuvre d’un niveau très médiocre sur le plan graphique.

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              • Répondu le 10 février 2009 à  11:55 :

                font de cet album une oeuvre d’un niveau très médiocre sur le plan graphique

                Voilà une attaque totalement gratuite, infondée et méchante, ces pages sont très belles et de bonne facture.

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                • Répondu par Goliath le 24 mai 2009 à  16:47 :

                  "Médiocre" ?!
                  Si cet album pouvait constituer le socle de la médiocrité, on s’épargnerait bon nombre d’albums qui prétendent être de la Bd...
                  Le dessin est clair, bourré de charme et qu’il ait subit l’influence de Loisel n’est qu’un gage de qualité supplémentaire.

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