Les Zombies n’existent pas – Par Sylvain Escallon – Sarbacane

20 décembre 2013 0 commentaire
  • Des crimes s'accumulent. Chaque fois, le rituel est le même. Un limier mène l'enquête. Un rébus biblique semble indiquer le chemin de la vérité. Suivant ce canevas extrêmement classique, Sylvain Escallon prolonge le polar tel qu'il était pratiqué jadis dans {(A Suivre). }

Un dénommé Piquier assassine un peu partout en France. Une seule chose relie ces crimes : le doigt de la victime est coupé, le sang est répandu sur le mur, traçant un signe. Piquier agit ainsi car il entend des voix, des incitations au meurtre. Petit à petit, l’inspecteur Kowalski a récolté des faisceaux d’indices qui l’amènent à penser que le suspect est décédé il y a plus d’un an. Pourtant, il le sait : les zombies n’existent pas...

Les Zombies n'existent pas – Par Sylvain Escallon – Sarbacane
Un extrait de "Les Zombies n’existent pas"
© Escallon - Sarbacane

Etonnant ouvrage que cette première bande dessinée de Sylvain Escallon, tout juste vingt-trois ans. Beaucoup de polar, un peu de fantastique, un peu de mysticisme, tels sont les ingrédients des « Zombies n’existent pas », adapté du roman « Lazarus » d’Emanuel Dadoun. Totalement imprégné du style graphique et de la manière de raconter des grands auteurs qui ont fait le succès d’A Suivre dans les années 1980, Escallon signe un premier ouvrage qui a pas mal de défauts de jeunesse (le dessin manque d’assurance et l’auteur utilise trois typographies informatiques différentes pour raconter son histoire), mais qui prend un parti-pris peu en vogue : celui de creuser à nouveau le sillon d’une génération qu’il n’a pas connue.

Certes, Escallon doit encore nous montrer plus de sa personnalité propre, mais la bande dessinée noire est tellement tombée en désuétude, qu’il est intéressant de voir qu’un jeune homme né en 1990 ait envie d’emprunter à nouveau ces chemins et se plier à ses codes. « Les Zombies n’existent pas » n’est donc pas totalement convaincant, mais laisse entrevoir quelques belles promesses.

À suivre...

(par Morgan Di Salvia)

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