Les archives Marvel offertes au Musée d’Angoulême !

  • On l'apprend par [le site de Panini Comics-> http://www.paninicomicsfrance.com/scoop.jsp], le CNBDI recevrait une collection unique des collections Marvel offertes par une association caritative américaine. Une consécration pour le Musée d'Angoulême.

Le fonds muséal du Centre National de la BD et de l’Image d’Angoulême, longtemps animé par Thierry Groensteen, devenu Musée National à l’initiative de Jack Lang a été inauguré en 1989. A cette occasion, le président François Mitterrand dira : « L’image est un langage, aussi noble que les autres. La bande dessinée est un art qui a inspiré bien des peintres, à commencer par Picasso dans les années trente, mais aussi des cinéastes et des hommes de théâtre.  » La collection s’en enrichie au fil des années accumulant des trésors insoupçonnables comme les archives de éditions Fleurus par exemple, auxquelles s’ajoute le Dépôt Légal des œuvres de bande dessinée. Une incroyable gageure qui porta Angoulême au firmament de la BD mondiale.

Cette réussite vient de trouver sa consécration lorsque, au début du mois d’avril, l’organisme caritatif américain Gifts in Kind, chargé de recueillir des biens et objets en nature et de les redistribuer hors des États-Unis a contacté le CNBDI. Il y a deux ans, cette ONG avait reçu de la société Marvel Comics les archives de sa production de fascicules datés de 1951 à 2002. Cette collection était stockée dans les locaux de Marvel, à Yuma (Arizona).

Ayant fait son enquête, Gifts in Kind a considéré que le CNBDI était, hors des États unis, le seul organisme capable d’accueillir ce don. Selon le communiqué de Panini, « Il répond aux critères établis : l’organisme bénéficiaire doit être à but non lucratif, s’engager à ne pas revendre ni détruire les dons qui lui sont faits et doit être en mesure de prouver sa capacité à conserver et valoriser ce don. ».

Le Musée de la bande dessinée s’enrichit donc de la période la plus riche de Marvel, allant de 1951 à la fin des années 70. Une collection qui représente près de 300 000 volumes. L’ensemble est évalué à plus d’un million de dollars. La Bibliothèque nationale de France prendra en charge les frais de dédouanement et de transport de la collection de Yuma à Angoulême.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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