Les événements tourbillonnent autour de "Princesse Sara"

22 octobre 2019 0 commentaire
  • L'une des séries "Girly" les plus populaires du franco-belge fête ses dix ans avec un douzième tome qui clôt un cycle; mais aussi des goodies, et surtout un grand jeu de rôle grandeur nature pour tous ses fans !

C’était il y a tout juste dix ans, Soleil lançait deux collections visant le public jeunesse féminin : la pop et moderne Strawberry, et la plutôt sombre, victorienne et passionnée Blackberry .

« En vérité, la collection "Blackberry" n’était pas directement au programme", expliquait alors Alwett, scénariste mais également directrice de collection. "Elle a été développée par nécessité [car] Aurore et Algésiras avaient déjà signé le projet Elinor Jones chez Soleil, traitant d’une couturière dans l’Angleterre victorienne. De mon côté, je travaillais depuis plus de six mois avec Nora Moretti sur l’adaptation [...] de Princesse Sara. J’avais [donc] en main ces deux projets très manifestement féminins, mais ils ne collaient pas au côté pop, fun et moderne que je souhaitais instaurer dans "Strawberry". J’ai donc développé en parallèle la collection "Blackberry" qui se voulait plus romantique, avec un côté rêveur et historique souvent marqué ».

Une idée inspirée, car si la collection Strawberry s’est arrêtée après quatre ans, Blackberry a conquis son public avec des séries comme Elinor Jones, My Lady Vampire, Rhapsody, etc. Mais la vraie locomotive de la collection était et surtout reste Princesse Sara. L’autre série en cours de parution dans la collection Blackberry est d’ailleurs un spin-off de celle-ci en roman jeunesse cette fois, Princesse Sara - Légende, avec deux tomes parus en octobre dernier.

Dix ans après son lancement, Princesse Sara se présente donc comme l’une des valeurs de référence du girly franco-belge avec La Rose écarlate. Même si cette dernière série truste le haut du panier avec 1,5 million d’albums vendus, Princesse Sara ne doit pas rougir de ses 300.000 exemplaires, surtout que les deux séries n’ont pas non plus le même nombre de tomes parus.

Les événements tourbillonnent autour de "Princesse Sara"
Princesse Sara, T12 : Coupable !

Le succès de Princesse Sara ne doit d’ailleurs rien à l’approximation ! Certes, la scénariste Alwett a su intelligemment tirer profit du roman La Petite Princesse de Frances Hodgson Burnett qui avait déjà été adapté sur différents supports et à plusieurs reprises, dont le fameux animé des années 1980 qui est d’ailleurs régulièrement rediffusé. Les quatre premiers tomes de la série de bande dessinée Princesse Sara se calquent d’ailleurs exactement sur le récit imaginé un siècle plus tôt : l’arrivée à Londres dans un pensionnat, auréolée de sa fortune ; la mort de son père, la déchéance financière et les aléas qui l’accompagnent (vie de servante, logée dans le grenier) ; l’arrivée de l’étrange monsieur indien (et son petit singe) qui emménage près du pensionnat ; et le retour en grâce.

Le coup de génie d’Alwett est de transposer cette référence du roman victorien dans une ambiance steampunk où les automates sont légion. Dès le tome 5, la scénariste continue les aventures de l’héroïne au-delà du roman : Sara devient directrice de la fabrique d’automates, et grandit, devenant une belle et courageuse jeune femme, tout en maintenant les valeurs qui ont su conquérir le cœur des millions de lectrices.

Sara repart donc en Inde, dévoilant un talent exceptionnel pour imaginer de merveilleux automates. Obligée de cacher son identité, Sara louvoie entre romances et complots, sans compter sur les coups bas de la machiavélique Lavinia. Ses aventures se poursuivent à Venise, puis au prestigieux Club des Automates, avant qu’elle ne se rende compte du piège dans lequel elle est tombée. Plus grave que tout, son fiancé James est blessé, grièvement...

Ce douzième tome reprend alors que notre couple préféré est au plus bas : ils vivent dans les bas-fonds de New-York, James a perdu son bras suite à la blessure contractée précédemment, et Sara a été renvoyée de ses fonctions de directrice de son usine par le fourbe Léopold. D’autant que la police reste à leurs trousses ! Mais c’est dans l’adversité que notre belle et courageuse héroïne sait donner le meilleur d’elle-même pour renverser la vapeur dans cet univers steampunk addictif.

Princesse Sara, T12 : Coupable !

Un univers qui doit beaucoup à l’association entre la dessinatrice Nora Moretti et la coloriste Marina Duclos depuis le tome 5. Elles ont su trouver un parfait équilibre entre romance et tragi-comédie pour présenter un dessin à la fois inspiré des animés Japonais, et une mise en page franco-italienne ultra-efficace.

Mêlant des décors réels du début du siècle, des automates crédibles, de superbes moyens de transport et des décors tout en arabesque inspirée de Musha, l’atmosphère de la série est aussi importante que les péripéties de son héroïne. Le tout doit beaucoup à Nora Moretti, toujours à la recherche de nouveaux vaisseaux (sous-marin, dirigeable) pour exprimer sa créativité. Quant à la coloriste, elle laisse un petit mot aux fans en expliquant qu’elle arrête la série pour se lancer sur d’autres projets plus personnels.

Princesse Sara, T12 : Coupable !

Pour fêter les dix ans de la série, ce douzième tome comprend une planche d’auto-collants qui rappelle les grands moments vécus par Sara tout au long de ces douze albums. Il clôt également un cycle de la série. Mais les aventures de la belle Sara Crewe reprendront de plus belle dans le tome 13 ! En attendant, les fans seront heureux d’apprendre qu’après le grand bal Cosplay de 2018, un grand jeu de rôle grandeur nature sera organisé les 9 et 10 mai 2020 (plus d’informations prochainement). L’occasion de ressentir au plus près les aventures trépidantes vécues par leur héroïne préférée !

(par Charles-Louis Detournay)

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Princesse Sara, T12 : Coupable ! - Par Alwett, Moretti & Duclos - Soleil.

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