Les intégrales Dargaud-Lombard rattrapent leur retard sur Dupuis

16 décembre 2013 9 commentaires
  • Les fêtes de fin d'année semblent être la période de prédilection pour sortir des intégrales plus ou moins complétées de dossiers passionnants. Intéressons-nous à la fracture qui se réduit entre Dupuis et les autres filiales de Média-Participations en ce domaine.

, Les intégrales Dargaud-Lombard rattrapent leur retard sur DupuisSi l’on peut schématiser un instant, on pourrait distinguer deux types de lecteurs d’intégrales : ceux qui ne possèdent pas encore les albums de la série et désirent juste les lire ; et ceux qui se passionnent pour une série depuis des années et désirent en savoir le plus possible sur le contexte de leur création, voire découvrir des bandes inédites, tout en remplaçant les volumes encombrants de leur bibliothèque. Dans ces dernières, on peut faire la distinction entre les classiques imprégnés du parfum nostalgique de l’enfance et les dossiers-bonus des grandes séries actuelles.

Quand il s’agit de simples recueils d’albums vendus moins chers que les albums vendus à l’unité, les éditeurs filiales de Média-Participations (Dargaud, Dupuis, Le Lombard) ne se distinguent pas vraiment. Exemples récents : l’intégrale de La Légende du Changeling au Lombard, la suite des intégrales de Yakari en petit format et à un petit prix chez le même éditeur, ou encore le second cycle des passionnantes aventures des Enfants d’Ailleurs chez Dupuis. Ces aventures sont disposées l’une à la suite de l’autre, sans épisode inédit, ni introduction, voire sans aucune image complémentaire. Le but est simple : conquérir un nouveau public avec des publications qui ont déjà fait leurs preuves en proposant des grandes unités de lecture à un prix moindre.

Autre objectif, autres moyens : ajouter du bonus. Que cela soit pour une série moderne (par exemple Croisade au Lombard) ou pour une série classique, le lecteur détient déjà plus que probablement les albums de la série ou les a jadis possédés. Le but n’est donc pas (seulement) de compiler des albums connus mais d’en proposer un prolongement graphique ou historique, histoire de mieux contextualiser la création en dévoilant le making of de l’album ou encore l’environnement historique de sa création d’origine.

Depuis quelques années, les éditions Dupuis, reprenant une forme éditoriale initiée par l’éditeur de vente par correspondance Rombaldi dans les années 1980, proposait des recueils ultra-documentés, regroupant des dossiers réalisés par les meilleurs spécialistes, truffés de documents : photos, témoignages, dessins rares ou inédits qui font revivre le contexte de la création. S’appuyant sur les archives du Journal de Spirou, ces intégrales permettent également d’enrichir les aventures lues et relues par des morceaux d’anthologie souvent rarissimes. On pense par exemple, dans l’ouvrage qui leur est consacré, au mini-récit de La Patrouille des Zom, pastiche de La Patrouille des Castors ou aux superbes volumes de Sophie qui retracent la chronologie de la série, de ses débuts dans Starter, l’écolage progressif de l’héroïne au travers des courts récits jusqu’à la consécration des histoires de 44 pages.

Un réussite de récit jeunesse !

La révolution Blueberry

En dépit d’un bon départ, comme la publication par exemple des intégrales de Barbe-Rouge agrémentées de bonus et d’inédits de Pilote Pocket [1], Dargaud était pourtant resté à la traîne ces dernières années. On a ainsi pu voir quelques intégrales modernes proposant en bonus l’intégralité des ex-libris réalisés pour des particuliers ou des libraires, ou encore les recueils des meilleures histoires de Pilote, mais tout cela restait d’un niveau bien en-deçà des productions Dupuis.

C’est donc avec une grande satisfaction que nous découvrons le travail réalisé sur le premier volume de Blueberry. Il faut dire que, grâce à Gilles Ratier et son éditeur Sangam qui faisait revivre, dans sa collection de rééditions, les récits méconnus de Jean-Michel Charlier, ce grand scénariste effectue ces dernières années un retour fracassant auprès des amateurs. Les épais et savants dossiers de ces albums ont permis de mieux comprendre comment travaillait ce feuilletoniste prodigieux.

Le deuxième volume de cette intégrale de Bluberry poursuit le travail réalisé sur le premier : restauration des couleurs originales, analyse de la biographie des auteurs, redécouverte des dessins inédits parus dans Pilote pour des publicités, couvertures, concours et autres, etc. De la belle ouvrage !

Ce deuxième volume de cette intégrale, comme l’annonce la splendide illustration de couverture de L’Homme à l’étoile d’argent, scelle le moment où l’élève Gir va dépasser son maître Jijé alias Joseph Gillain.. Cela commence d’ailleurs mal : exténué par le rythme implacable de la production ininterrompue des planches de Blueberry pour Pilote, Giraud jette l’éponge au premier tiers du tome 4 et s’enfuit au Mexique. Pour reprendre le récit, Charlier appelle alors le maître de son dessinateur, Jijé, d’aileurs pressenti initialement pour dessiner la série. Ce faisant, Jijé s’acquittait là d’une vieille dette : dans La Route du Coronado de Jerry Spring, c’est Gir qui lui avait donné un coup de main pour boucler l’album.

Une couverture de Gir montre encore quelques pistes de perfectionnementCe tiers d’album réalisé par Jijé dans Le Cavalier perdu méritait donc une analyse attentionnée très bien rendue dans le dossier. Les différences sont en effet notables : le port de tête et la stature de Blueberry rappellent ceux de Jerry Spring, l’emploi des aplats noirs rythmant la page témoignage de la dextérité du maître, certains cadrages et mouvements sont également familiers au lecteur de Jerry, tout autant que les postures des indiens. Par rapport aux planches de Giraud, celle de Jijé sont plus harmonieuses, sans être non plus parfaites. Lorsque Giraud reprend les pinceaux, cette homogénéité est préservée, comme si le Français profitait d’une dernière leçon du Belge, d’égal à égal...

Le choc vient de l’album qui suit. À croire que Giraud s’était volontairement bridé pour maintenir le style du Cavalier perdu, car le niveau graphique des planches de La Piste des Navajos est tout simplement bouleversant lorsqu’on les compare avec le tome précédent. Cavaliers et chevaux bougent naturellement à l’unisson, les décors sont tellement travaillés qu’il faut jouer des couleurs pour maintenir la fluidité du récit. Des couleurs qui ne sont d’ailleurs pas toujours très adéquates, d’ailleurs ;

Cette version permet de nous replonger dans l’ambiance de l’époque, où le western fascinait encore les foules. Comme nous l’évoquions récemment, L’Homme à L’étoile d’argent introduit une manière marqua la fin des années 1960 et le début des années 1970. Si le respect est de mise, certaines petites corrections ont été réalisées : on gomme certaines taches, on affine des contours flous, on renforce légèrement certains contrastes pour offrir le meilleur confort de lecture possible.

En dépit de décors parfois plus ternes, Giraud travaillant davantage les visages de ses personnages, le sixième récit de Blueberry introduit un des premiers personnages féminins de la série, Katie, un avant-goût des héroïnes qui marqueront la prochaine décennie. Trop effacée encore pour tenir un premier plan, elle annonce cependant Chihuahua et incitera certainement Charlier et Giraud à développer cette facette de leur talent.

On touche du doigt toute l’intelligence de Charlier qui propose avec c one-shot, une respiration, après les cinq albums denses de Fort Navajo. Mais si l’élève dépassait le maître dans La Piste des Navajos, le constat est plus nuancé sur L’Homme à l’étoile d’argent : le décor urbain de cette variante assumée de Rio Bravo réussit moins au jeune Giraud. Il réussit néanmoins de superbes décors de saloon, et cet incroyable plan, une prise de vue sous un cheval, qui marquera les mémoires...

C’est peut-être ici que Charlier comprend que le travail de son dessinateur évoluera mieux dans les grands espaces, ce qu’il fera avec le brio que l’on sait dans la prochaine aventure au long cours du Cheval de Fer.

Les trois albums de cette deuxième intégrale forment ainsi l’assise de la série : Giraud prend définitivement confiance, s’éloigne du trait de Jijé. Charlier a compris que Blueberry devait évoluer un peu en retrait de l’armée pour pouvoir exploiter son potentiel. Pour faire plaisir à son dessinateur, il lui attache désormais un vieux chercheur d’or qui ne le quittera plus : Jimmy McClure.

Enfin, Barbe-Rouge !

Annoncé depuis des mois (voire des années), un autre fleuron de Pilotesigné Jean-Michel Charlier revient sur le devant de la scène. Les précédentes intégrales étaient épuisées depuis des années, Dargaud se rattrape donc en publiant deux intégrales d’un coup.

Si les couvertures de ces intégrales ne sont vraiment pas inspirées, on peut cependant se rassurer car Dargaud a vraiment soigné les dossiers. "Une fois n’est pas coutume, nous dit-on, [Dargaud a] souhaité, avec l’accord des ayants droit, remettre en couleurs les deux premiers épisodes de la série. En effet, les couleurs originales [...] ont assez mal vieilli et les films originaux ont beaucoup souffert lors des réimpressions successives." Les couleurs des tomes 1, 2 et 5 ont été à nouveau réalisées, dans des tons plus neutres, et même souvent un peu trop passe-partout. Par contre, il ne fait aucun mention de la remise en couleur des tomes 3 et 4, dont il nous semble pourtant que le rendu est assez éloigné de l’original.

Dossier du premier recueil de la nouvelle intégrale

Soucieux de restituer le découpage originel, l’éditeur a publié les pages en vis-à-vis, en respectant la présentation de la prépublication dans Pilote. Enfin et surtout, les deux premiers épisodes sont restaurés dans leur format de 62 pages, comme cela avait été le cas lors des intégrales précédentes. En effet, dans les années soixante, Dargaud n’avait pas les moyens de publier des récits aussi longs. Les deux histoires avaient donc été subdivisées en albums de respectivement 47 et 45 pages. Par rapport aux albums, cette publication permet également de retrouver des bandes et des cases qui avaient disparu au profit d’annonces invitant le lecteur à retrouver la suite des aventures dans l’album suivant. Une proposition d’ailleurs assez ironique lorsqu’on sait que la seconde moitié du Roi des Sept Mers ne sera publiée que 20 ans plus tard sous le titre du Jeune Capitaine.

Heureusement, Charlier passa ensuite au format plus classique de 46 planches, ce qui n’eut pas le même impact désastreux pour la publication en album. On apprécie d’ailleurs que l’éditeur ait respecté les titres originaux, magnifiquement lettrés, de la publication dans Pilote, sans sacrifier à ceux des albums. On ouvrait ainsi le tome 5 du Fils de Barbe-Rouge en lisant le titre du Capitaine sans nom dans la première case. De quoi faire perdre le latin à Triple-Pattes lui-même !

Derrière les dossiers de ces intégrales se cache l’hétéroclite duo de spécialistes Jacques Pessis & Gilles Ratier. Si Gilles Ratier est devenu, grâce à son imposante biographie de Charlier, ses dossiers pour la collection Charlier chez Sangam et ses nombreux dossiers pour les intégrales pour Dupuis, est devenu la référence incontournable en ce qui concerne "l’Alexandre Dumas de la BD", on saisit moins ce que M. Jacques Pessis apporte sur la connaissance de l’œuvre de Barbe-Rouge. Sans doute est-ce à lui qu’on doit les articles hors-textes qui réalisent d’heureux et moins heureux parallèles entre la série et d’autres bandes sur les pirates. Les grandes pages présentant le portrait d’un personnage cassent d’ailleurs davantage la fluidité du dossier qu’elles ne l’enrichissent. On se rassure en découvrant les passionnantes pages de manuscrit de JM Charlier, agrémentées de dessins de sa main, ou en profitant des quelques pages de gags signées par Charlier & Hubinon afin de divertir les lecteurs de Pilote. Quant aux couvertures originales des albums, des gouaches souvent signées Parras, elles ont fini aux oubliettes.

Ce retour de Barbe-Rouge est néanmoins à saluer d’une bordée de coups de canon, car la fougue et l’intelligence de la construction de Charlier sont restées intactes, de même que le soin de Victor Hubinon pour un dessin d’un parfait classicisme dont les gréements sont des chefs-d’oeuvre de perfection.

Rompant avec le discours du dossier, des articles pleine-pages contextualisent la création de la série.

Vance & Greg, encore et toujours

Le Lombard accusait également un sérieux retard dans le soin apporté aux intégrales de leurs séries classiques. On préfère oublier la publication anarchique des volumes de Cubitus, des intégrales de Clifton qui firent l’impasse sur les nombreux courts récits toujours inédits en album, lesquels circulent sous le manteau.

Un premier sursaut avait eut lieu avec les deux intégrales de Bruce Hawker : les pages inédites du Journal de Tintin et des Super-Tintin y avaient retrouvé leur place légitime, mais les dossiers introductifs signés de l’ineffable Jacques Pessis étaient entachés d’erreurs, ces articles s’éloignant souvent du sujet alors qu’il y avait tellement à dire sur les albums eux-mêmes !

La parution actuelle des trois intégrales de Bruno Brazil permet néanmoins de nourrir l’espoir d’une amélioration. Même si l’on peine toujours à cerner l’intérêt de quelques fantaisies de maquette qui cassent le rythme de lecture du dossier (Quels liens entre Bruno Brazil, James Bond, le sport automobile et Mai 68 ?!?), les dossiers s’étoffent peu à peu d’éléments intéressants : des couvertures de Tintin encore inédites, des publicités, et des témoignages pour rappeler le désir des auteurs, et la réaction du public lorsque , par exemple, certains héros viennent à mourir.

Fondé par Vance & Louis Albert (alias Greg qui ne voulait pas que son nom apparaisse à tout bout de champ dans le journal), Bruno Brazil symbolise la série d’action des années 1970

Concernant la publication chronologique, Le Lombard devait relever un défi de taille : presque tous les courts récits de Bruno Brazil avaient été refondus pour le Dossier Bruno Brazil, un album au cours duquel Gaucho Morales tente de cerner la personnalité de son boss. Fallait-il donc dépecer cet album pour restituer la chronologie, avec sa progression graphique, ou préserver l’entité de l’album ’mémoire’ en respectant la volonté des auteurs ? C’est le second choix qui a été privilégié. Chacune des deux premières intégrales reprend donc quatre aventures, alors que le tome 3 à paraître en février comprendra les derniers albums, et surtout les inédits !

Le Lombard a appris de ses erreurs passées : cette conclusion de la collection Bruno Brazil reprendra non seulement un dossier de 26 pages, mais aussi le tomes 9 Quitte ou Double pour Alak 6 ainsi que le Dossier Bruno Brazil. On pourra aussi y retrouver le contenu de cet étrange album La Fin...!?? qui reprenait des posters du Journal de Tintin, les dernières histoires courtes encore inédites, et le début d’une nouvelle aventure inachevée La Chaîne Rouge.

Cet album attirera l’œil des lecteurs de XIII, car certaines cases du récit Fausses Manœuvres et vraies embrouilles font office de banc d’essai pour des planches militaires de Là où va l’Indien ou Spads. Et le climat pluvieux de La Chaîne rouge semble dans la droite ligne de la scène finale du Jour du Soleil noir.

Même si on croyait que tout le matériel de Bruno Brazil avait déjà été exploité pour constituer cet album La Fin...!??, cette troisième intégrale sera complétée de la suite du manuscrit de La Chaîne rouge tapé à la machine à écrire, ainsi que de la nouvelle d’Acar réalisée pour Tintin Pocket Sélection, et bien entendu illustrée par Vance.

Avec ces intégrales de Bruno Brazil, on se prend donc à espérer que Le Lombard continue de fouiller avec attention dans les archives du Journal de Tintin, ce qui leur aurait d’ailleurs permis de dénicher d’autres inédits, comme le début des Yeux sans visage qui présentait un découpage différent dans le à la publication de l’aventure dans l’hebdomadaire pour les 7 à 77 ans.

Les lecteurs firent l’expérience de l’action grâce aux pages de Bruno Brazil !

Une nouvelle preuve du punch de Greg

Le Lombard continue d’ailleurs à prouver sa volonté d’explorer son passé, avec une très belle intégrale de Rock Derby. Si vous ne vous souvenez pas de cet aventurier casse-cou dont les aventures ont paru entre 1960 et 1963, cette intégrale de 254 pages est faite pour vous ! Les éditions du Lombard avaient publié en son temps les trois premiers récits de 30 pages scénarisés et dessinés par Greg. Mais il a fallu attendre 1980 et Magic Strip pour que les quatre autres aventures paraissent en album. Tirés seulement à 1000 exemplaires, ces albums étaient furieusement recherchés, restant souvent inconnus du grand public.

Pour la première fois, telles se trouvent réunies dans une seule et même intégrale disponible à un prix très démocratique ! On y retrouve même un récit demeuré inédit en album, Quatuor pour une fausse note, publié dans le Super-Tintin 12 de 1981, et dessiné par Dimberton.

Magic Strip avait publié les quatre ’dernières’ aventures inédites.

Le dossier, signé Jacques Pessis une fois de plus, n’oublie pas de revenir sur le parcours de cet héros charismatique du Journal de Tintin, malheureusement sacrifié par son génial auteur, surchargé de travail et déjà aux prises avec l’inimitable Achile Talon. Pessis mentionne d’ailleurs le dernier baroud d’honneur de Rock Derby, Le Mystère de l’aéroport, un album publicitaire qui ne figure malheureusement pas au sommaire de cette intégrale.

Impressionnés par la réussite des intégrales Dupuis, Dargaud et Le Lombard semblent désormais comprendre que les trésors renfermés dans leurs hebdomadaires historiques continuent d’intéresser les lecteurs. À condition qu’ils soient mis en valeur avec soin par une analyse pertinente, un solide travail de recherche et la volonté d’en donner davantage au lecteur.

(par Charles-Louis Detournay)

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Lire également notre article : Une superbe Intégrale pour saluer les 50 ans de Blueberry

[1Les deux courts récits de Pilote Pocket avaient néanmoins été publiés en album dans le T20 Le Jeune Capitaine, qui comportait la seconde partie du Roi des Sept Mers.

 
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9 Messages :
  • y’a encore beaucoup de trésors du journal tintin a ressortir !
    SIMON DU FLEUVE, MARTIN MILAN, ALAIN CHEVALIER, CAPITAIN SABRE....

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  • "Ce faisant, Jijé s’acquittait là d’une vieille dette : dans La Route du Coronado de Jerry Spring, c’est Gir qui lui avait donné un coup de main pour boucler l’album."
    Ce texte laisse penser que Jijé débordé a fait appel à Giraud pour l’aider à terminer un album de Jerry Spring. Il n’en est pas ainsi : Jijé a accueilli Giraud en son atelier pour l’aider à se familiariser au métier, c’était plutôt un apprentissage et non un dépannage.

    "Ce tiers d’album réalisé par Jijé dans Le Cavalier perdu méritait donc une analyse attentionnée très bien rendue dans le dossier."
    Jijé a dessiné 22 planches sur 46 du Cavalier perdu, soit la moitié de l’album et non pas un tiers. Merci d’en prendre note.

    fd

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    • Répondu par lk4605 le 16 décembre 2013 à  21:03 :

      ....Et..et le "Vieux Nick"...à quand son/ses intégrales ???

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      • Répondu par Oncle Francois le 17 décembre 2013 à  09:48 :

        Impossible car ses ayant-droits (veuve et enfants) sembleraient s’y opposer.

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        • Répondu le 17 décembre 2013 à  21:42 :

          ...drôle d’idée !!!!ça devrait plutôt faire plaisir..!

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 18 décembre 2013 à  19:14 :

      Jijé disait lui-même : "J’ai quand même été amener à dessiner Blueberry pendant un voyage de Giraud. J’ai dessiné vingt planches, et je n’hésite pas à dire que j’ai appris beaucoup de choses".

      Nous devons saluer cette humilité et cette franchise de la part d’un maître de la bande dessinée comme Jijé. Il a énormément apporté à la BD, mais il n’est pas parti de la même base de Giraud, qui a pu profiter de toutes les expériences concluantes réalisées par Jijé pendant des dizaines d’années.

      Quant au pourcentage de l’album réalisé par Jijé, cela pourrait plus s’approcher de la petite moitié que du gros tiers, surtout qu’il a sans doute dessiné d’autres planches des premiers tomes. Pour ma part, sur le Cavalier Perdu, il semble évident qu’il a commencé à la planche 17, mais j’ai plus de mal à identifier clairement l’auteur de la planche 39...

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  • magnifique travail de la part des éditeurs pour la mise ne avant du fond avec Blueberry et autres séries mythiques

    petite critique quand même
    faire une intégrale de blueberry en ne respectant pas la pagination avec la page impaire à droite ce qui destructure la reflexion de l’auteur sur la mise en scene de l’histoire

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    • Répondu le 18 décembre 2013 à  19:04 :

      Rassurez-vous, à cette époque ce n’était pas l’album qui était le but (ceux-ci étaient publies de longues années après la publication dans le journal, quand ils étaient publiés) mais la publication hebdomadaire dans le journal. Les auteurs, ne sachant pas comment leur histoire allait être découpée, se débrouillaient pour avoir une chute ou un suspens en bas de chaque page. Votre remarque a plus de sens pour les histoires paruesà partir de la toute fin des années soixante.

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    • Répondu par Charles-Louis Detournay le 18 décembre 2013 à  19:18 :

      Merci pour votre critique pertinente. Mais comme je le précise plus bas dans l’article pour les intégrales de Barbe-Rouge, Pilote pré-publiait à l’époque les séries via deux pages par magazine, qui se faisaient face : la page impaire à gauche et paire à droite.

      Quant à savoir si Charlier, Giraud, Hubinon, Jijé, Uderzo, Goscinny et les autres imaginaient leurs découpages en pensant principalement au magazine naissant, ou aux albums espérés, il y a de quoi débattre...

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