Les nombrils T.4 : Duel de belles - Par Delaf & Dubuc - Dupuis

26 septembre 2009 44 commentaires
  • En voilà une série qui n'a aucune peine à se renouveler. Perspective inédite pour les deux abominables amies de Karine : détrôner l'ultra-populaire Mélanie dans la libido des jeunes mâles du lycée. Avec en coulisse un personnage secondaire qui va prendre de l'importance...

Difficile de ne pas voir une tonitruante cruauté dans Les Nombrils, quand on est plus proche de l’âge des parents que de celui des ados.

Tout de même, déjà quatre tomes que la gentille-mais-pas-bête Karine subit la loi du string apparent instaurée par le duo Jenny-Vicky, aussi superficielles que soucieuses d’être irrésistibles, le tout avec un QI proche de la température de la neige fondante. Corps élastiques et ciselés, mines au bord de l’explosion, en couleurs pimpantes, le dessin de Delaf suit toujours comme son ombre les gags de Dubuc, toujours aussi inspirée, la plume entre les dents.

Mais dans ce volume fort bien ficelé, on braque les projecteurs sur les côtés. Comme avec la mise en avant de la voyageuse humanitaire Mélanie, qui se hisse en haut de l’affiche. Et elle réussit le coup parfait : à la fois altruiste, réfléchie, et ravissante évidemment. Mais cela ne va pas durer. Et les apparitions du frustré acnéique, fou d’amour pour le duo vedette et résigné à sa compagne peu exigeante, toujours plus drôles.

Enfin, mention spéciale au chanteur albinos qui sait si bien dévoiler les personnalités de ses spectateurs fugaces. Suivez la guitare, ses mélopées vont changer la vie de notre Karine...

(par David TAUGIS)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
44 Messages :
  • par contre les dédicaces au tampon pas classe du tout !

    Répondre à ce message

  • Le thème était casse-gueule (caricature de la futilité des jeunes filles, éprises d’apparences et cruelles entre elles), mais cette série ne suit pas la mode des déclinaisons infinies sur une variation de base : elle vit, évolue et progresse dans un humanisme sincère, une vision aiguisée de la vraie jeunesse, avec des rebondissements toujours surprenants.

    Il ne faut donc pas s’en tenir au résumé pour se faire une idée, il faut la parcourir.

    Répondre à ce message

  • C’est vrai que c’est pas forts les dédicaces au tampon ! c’est sur que ça permet de donner la chance à plus de monde d’avoir une dédicace dans les séances, mais c’est toujours plus plaisants d’avoir un dessin personnalisé à la main, autant pour nous que pour les dessinateurs (ça leur permet de pratiquer leur trait).

    Répondre à ce message

    • Répondu le 27 septembre 2009 à  08:41 :

      Bah tiens, mais oui après 9 mois 7 jours sur 7 sur un album, pratiquer mon trait
      n’est pas la première chose qui me vient à l’esprit pour 80/100 dédicaces en une après midi !!!!
      Le tampon, s’il est créé spécialement pour telle ou telle séance de dédicace
      est ma foi une belle invention afin que tout le monde puisse être servi !

      Répondre à ce message

      • Répondu par Gill le 27 septembre 2009 à  11:44 :

        En tout cas, on ne peut pas reprocher au dessinateur de bâcler les planches elles-mêmes : 12 à 14 cases par page, en moyenne, pleines de décors mais parfaitement lisibles, c’est du super-concentré ! Félicitations !

        Pour ma part, je me demande : qu’a fait le demandeur de dédicaces pour mériter plus qu’un tampon, si on y réfléchit un peu ? Il a acheté le travail réalisé pour l’album (ce qui rapporte moins de deux euros par album pour les auteurs), sur ce plan là : les deux sont quittes. Mais combien serait-il prêt à payer pour obtenir un dessin original ? Les mêmes personnes seraient-elles prêtes à offrir à leur patron 4 heures de week-end de travail gratuitement sans paiement d’heures sup’ ? La séance de dédicace n’est qu’un alibi pour avoir la chance d’échanger quelques mots avec un artiste, le tampon me semble donc correspondre à l’alibi exclusif (il n’y en aura que 80 à 100 de ces "tirés à part") répondant à l’alibi de la rencontre : gratuité de part et d’autre. Le "spectacle" que représente un auteur en train de dessiner uniquement pour soi, auquel s’ajoute l’oeuvre elle-même, devrait être valorisé. Qu’il en soit autrement est assez injuste.

        Répondre à ce message

        • Répondu le 27 septembre 2009 à  21:13 :

          Le dessin en dédicace n’est pas un dû, une dédicace, c’est une signature. Point.

          Les romanciers écrivent-ils une phrase inédite du roman qu’ils dédicacent ? Non ! Ils écrivent "À Micheline, amicalement, Marc Levy."

          De plus on m’a toujours appris qu’il ne fallait pas écrire, dessiner, gribouiller dans les livres.

          En BD, cette mauvaise habitude (lancée par Franquin m’a-t-on dit un jour) est tellement ancrée que des scénaristes se croient obligés d’y aller de leur petit crobard. Une aberration !

          Rappelons enfin, que les dessinateurs ne sont pas payés pour faire les séances de dédicaces, au mieux leur déplacement, le gîte et le couvert leur sont offerts, mais ce n’est même pas toujours le cas.

          Répondre à ce message

          • Répondu par joel le 27 septembre 2009 à  21:47 :

            ben alors ne faites pas de bd et écrivez des romans vous ferez moins de déçus ! assumez votre métier jusqu’au bout ou alors ne partez plus en promo !

            Répondre à ce message

            • Répondu par Alex le 28 septembre 2009 à  00:37 :

              Promo, pour qui ? Le libraire, l’éditeur ? Pas l’auteur en tout cas. Un an de travail... et vous connaissez les avances sur droits d’auteurs ? Vous êtes bien irrespectueux et ingrat.

              Répondre à ce message

              • Répondu par ZEK le 29 septembre 2009 à  08:55 :

                Exact ! 0,90 Cts d’euro par vente (10% du PVP-HT) à se partager entre scénariste et dessinateur,
                même en vendant 20.000 ex, - Ce qui est RARISSIME de nos jours - , ça laisse
                pour un an de travail 750 euros par mois à chacun, le calcul est simple à faire

                Je laisse imaginer les rentrées si la vente stagne autour de 2500/3000 ex !!!!!!

                La solution est bien sur celle qu’on voit de plus en plus, les auteurs, s’ils ont du temps de libre, font des dessins presse ou de pub, pour arrondir leurs fins de mois le week end, au lieu d’aller en festival et on peut pas leur donner tort,
                et augmenter leur "RMI"

                Répondre à ce message

                • Répondu le 29 septembre 2009 à  13:54 :

                  les auteurs, s’ils ont du temps de libre, font des dessins presse ou de pub, pour arrondir leurs fins de mois

                  Encore faut-il les trouver ces travaux, les places sont chères. Les auteurs de BD sont des nouveaux travailleurs pauvres.

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 30 septembre 2009 à  06:30 :

                    Tout à fait ! La BD, même en vendant à 20.000 ex par an, ce qui est notre cas
                    depuis 3 albums, nous mène directement à la case pauvreté, mon scénariste et moi, car ça laisse exactement 9300 euros par an !!!! pour une année de travail, ma foi, fort bien remplie ( genre c’est pas les 35 heures)
                    Si on prenait un (une) coloriste, là, c’est carrément niveau RMI que ça nous mènerait :-(((((

                    J’imagine même pas ce que ça doit donner pour les 90% de séries qui atteignent pas ces chiffres de vente ! Après il ne faut pas s’étonner de voir des auteurs tomber 3, voire 4 séries par an pour s’en sortir.

                    Donc je plussoie : Les auteurs de BD sont les nouveaux travailleurs pauvre

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 30 septembre 2009 à  10:20 :

                      Si vous vendez réellement à 20 000 exemplaires par album et que vous n’ avez pas renégocié votre contrat avec l’ éditeur ( avoir plus d’avances sur droit et une partie de la somme en fixe ),c’est que vous êtes alors très naïfs en affaire ou peu au courant des choses ...

                      Répondre à ce message

                      • Répondu par LC le 30 septembre 2009 à  20:52 :

                        Parlez donc de ce que vous connaissez.

                        Les auteurs touchent en gros 10% du prix de vente (8% les débutants, 12% les gros vendeurs), soit pour un album à 10€, 1€ par exemplaire, donc, suivez bien, 20 000€ si on vend 20 000 exemplaires (ce qui est un succès, et pas la majorité des ventes, loin s’en faut), 20 000€ à se partager entre le (ou les)scénariste et le dessinateur (voire le coloriste en plus). Bref, même avec un beau succès de librairie, ce n’est pas la panacée financièrement.

                        Beaucoup de livres ne se vendent même pas à 5 000 exemplaires, il est difficile pour un dessinateur de faire plus d’un livre par an (ça prend du temps), et même si on peut, encore faut-il avoir un éditeur pour l’éditer.

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 30 septembre 2009 à  22:45 :

                          c’est vous qui n’êtes pas bien au courant : un auteur de BD qui vend aujourd’hui 20 000 exemplaires est en position favorable pour négocier un bon contrat : bon prix de planche et partie non remboursable donc droits d’auteur qui arrivent plus vite sur les ventes ... mais maleureusement,oui, bien peu arrivent à vendre autant...

                          Répondre à ce message

                          • Répondu le 1er octobre 2009 à  13:32 :

                            C’est vous qui rêvez :

                            Un éditeur ne donnera pas plus que ce que vous rapportez, ce que vous appelez "prix de planche" n’est qu’une avance sur droit. La différence quand on a une avance sur droit, c’est de toucher l’argent pendant la réalisation de la BD et non pas un an après sa parution (pour les premiers droits d’auteurs). Mais la somme reste la même,l’éditeur ne donnera pas plus que ce que vous rapportez, ne rêvez pas.

                            Répondre à ce message

                            • Répondu le 2 octobre 2009 à  07:40 :

                              L’éditeur ne donnera pas plus que ce que vous rapportez ?
                              Tout à fait vrai ! Soit entre 0,80 et 0,90 euro par exemplaire vendu !
                              Le prix d’achat des planches donné en avance sur droits sera défalqué de ce total de x exemplaires d’albums vendus.

                              Répondre à ce message

                      • Répondu le 2 octobre 2009 à  07:25 :

                        Merci pour le "naif" et "guère au courant des choses "

                        mais vos remarques acides ne changent rien à l’équation : Même si l’an prochain on vend 30000 ex, ca ne nous rapportera à deux que 27000 euros soit 13500 par tête de pipe, soit un SMIC par mois ! PAS PLUS !

                        Donc des ventes dans la tranche (très) haute du milieu BD, et des revenus pour
                        60/70 heures de travail par mois, tout à fait dignes d’un travailleur du tiers monde !!!!!!!!

                        Maintenant, extrapoler juste un poil pour voir combien gagne 95% de la profession d’auteurs de BD, scénaristes, coloristes, ou dessineux ! ;-)

                        Et ce milieu, ca fait maintenant 31 ans que je le connais, et vous ?

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 2 octobre 2009 à  10:30 :

                          dernie message découragé : soit je m’exprime mal ou vous ne voulez pas comprendre ce que j’écris. Un auteur qui vend 20 ou 30 000 exemplaires ne sera pas payé en avance sur droit mais en paiement fixe,totalement ou en partie. Ce qui change écnomiquement la donne.

                          Répondre à ce message

                          • Répondu le 2 octobre 2009 à  14:06 :

                            soit je m’exprime mal ou vous ne voulez pas comprendre ce que j’écris.

                            C’est juste que vous êtes à côté de la plaque.

                            Un auteur ...ne sera pas payé en avance sur droit mais en paiement fixe,totalement ou en partie.

                            Vous n’y connaissez rien, l’éditeur ne donnera pas plus que ce que vous rapportez, c’est à dire 12% maximum du prix de vente de chaque exemplaire, en avance, en fixe(?) ou en droit d’auteur.

                            Répondre à ce message

                            • Répondu le 2 octobre 2009 à  15:23 :

                              "en avance, en fixe(?) ou en droit d’auteur."

                              Ces derniers mots montrent que c’est vous qui ne savez pas de quoi vous parlez.Renseignez-vous,il est encore temps après 31 ans de carrière...

                              Répondre à ce message

                              • Répondu le 3 octobre 2009 à  07:50 :

                                " Ces derniers mots montrent que c’est vous qui ne savez pas de quoi vous parlez.Renseignez-vous,il est encore temps après 31 ans de carrière...

                                Je découvre cet échange en ce matin ensoleillé ! Quel éditeur miraculeux propose ce Deal magique ! Là, je suis, curieux, avide, de savoir ....

                                Répondre à ce message

                                • Répondu le 5 octobre 2009 à  20:14 :

                                  Mince ! Je crois qu’on ne connaitra jamais le nom de cet éditeur génial qui donne de l’argent à l’auteur en plus des droits d’auteurs.

                                  Répondre à ce message

          • Répondu par Alex le 27 septembre 2009 à  23:47 :

            Eh, vous rappelez ces mots de Crumb dans le documentaire de Zwigoff : un jeune vendeur dans un comics-store lui demande une dédicace... et Crumb répond : "No, I don’t believe in that !" Tout est dit, respect !

            Répondre à ce message

          • Répondu par joel le 28 septembre 2009 à  08:37 :

            bien sur que si c’est toujours le cas ! Hé ooui Franquin a tout innové et sans lui la BD ne serait pas ce qu’elle est maintenant et donc les nombrils ne serait sans doute pas créé !

            Répondre à ce message

            • Répondu le 28 septembre 2009 à  15:03 :

              bien sur que si c’est toujours le cas !

              Que le transport, l’hébergement et les repas sont offerts aux auteurs qui viennent dédicacer ?

              Détrompez-vous. J’ai été dédicacer à Angoulême en 2007, l’éditeur n’a payé ni le transport ni l’hébergement, juste un repas (dans un très bon restaurant), le billet de train a été de ma poche.

              Répondre à ce message

              • Répondu le 29 septembre 2009 à  23:20 :

                Bonjour à tous !
                Qu’est-ce qu’une dédicace, si ce n’est un moment de bonheur et un magnifique souvenir ?
                Le bonheur doit-il être payant ?
                Les personnes qui font les gilles de Binche par exemple, ils font ça gratuitement, c’est du folklore, cela permet de faire vivre des commercants qui vendent du péké, des hot-dogs etc. parce que des mecs se déguisent avec des plumes d’autruches sur la tête PAR TRADITION, pour le plaisir des passants et ce gratuitement.
                Et bien la dédicace bd franco-belge, c’est la même chose, c’est offrir du bonheur PAR TRADITION. Cela fait partie de l’identité de la bd franco-belge.
                Je ne comprend pas pourquoi renier cela. On veut bien être édité chez ceux qui ont fait l’âge d’or de la bd, mais on ne veut pas pratiquer les traditions.
                Les traditions sont par essence des actes qui ne demandent pas remise en question.
                Pourtant on remet en question le dessin de la dédicace. Pour le remplacer par quoi ? Un échange monétaire, payer pour ce don ? Ce n’en est plus un alors. C’est du commerce pur et simple. Je pense que quand on rame en tant qu’auteur on aime compter ses ventes. "Tiens ajd j’ai dédicacé 15bds sur le festival, cela fait 15bds de plus de vendues."
                Par contre quand on a le succès, tout devient fastidieux : "Oh mon dieu quelle file, je n’en viendrais pas à bout, et en plus cela ne m’apporte rien..."
                Le bénéfice financier prime sur tout... même (surtout) quand on a le succès. Belle morale de notre temps.
                Je propose aux auteurs des Nombrils de vendre leurs tampons (pas l’exemplaire d’auteur, non, de vendre à la chaine des reproductions) comme ça on pourra acheter le tampon et décorer ses albums chez soi. Ca revient au même en fait.
                Ou bien encore nous proposer un choix de dessin sur écran d’ordi, on rajoute son nom et on imprime. Reste qu’à mettre la signature en bas (mais la signature, faite main ou bien tampon ? vu qu’on ne paye pas, autant faire une signature tampon :) )

                Répondre à ce message

                • Répondu par LC le 30 septembre 2009 à  13:25 :

                  Elle a bon dos la tradition. Le tampon ça ennuie surtout les margoulins qui veulent revendre sur Ebay les dédicaces offertes gratuitement. Vos remarques déplacées montrent bien que vous n’en avez que faire de la rencontre, c’est bien le petit original qui peut valoir du pognon qui vous intéresse. C’est à cause de personnes de votre espèce que les séances de "dédicaces" dessinées sont remises en cause, alors mettez-vous une plume d’autruche où je pense et allez vendre du péké et des hot-dog si c’est ça qui vous excite, et arrêtez de vous en prendre aux auteurs de BD qui ne vous doivent rien et qui font honnêtement leur travail (qui est de faire des livres, pas le pitre à la foire au boudin).

                  Répondre à ce message

                  • Répondu le 1er octobre 2009 à  08:50 :

                    Bouhouh, je vous invite à passer votre temps à compter le nombre de dédicaces de Delaf et Dubuc qui vont être revendues durant le mois qui vient.
                    Il n’y en aura que très peu. Même pas 5. Alors qu’ils auront dédicacé...200 albums ?
                    C’est un leurre que de croire que des personnes prennent une RTT pour faire la file une après-midi dans une librairie, pour acheter un album 10,4€ et le revendre 16,35€ sur ebay.
                    A part les dédicaces de Delaby où il y a un vrai commerce et des personnes qui font pour revendre, ailleurs c’est minime et le profit ridicule.
                    Les auteurs se plaignent d’une activité de promotion. Ils ne vendent pas, ils veulent que l’on parle de leur album et ils sont très contents de dédicacer, mais quand ils vendent bien, ils deviennent exploité !!!
                    Sont-ils trop gentils ? Qui les oblige ? Les éditeurs ? Faut se plaindre auprès du patron, mais pas fustiger les clients !

                    Répondre à ce message

                    • Répondu le 1er octobre 2009 à  14:25 :

                      Et la spéculation, quand faites-vous malin ?

                      On ne revend pas dans la foulée, on attend que ça prenne de la valeur, ne vous faites pas plus bête que vous n’êtes.

                      Répondre à ce message

                      • Répondu le 1er octobre 2009 à  16:35 :

                        Incroyable ces gens qui jugent sans savoir oo sans jamais aller à des séances de dédicaces. Sachez monsieur (ou madame) que j’évite soigneusement les séances signature-tampon. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’adore discuter avec les auteurs. Le problème de la signature-tampon, c’est bonjour-tampon-au revoir. 30 sec. chrono. J’aime pour ma part faire durer le moment, quitte à ce que l’auteur soit déconcentré lors de l’excusion du dû lol. En effet, vous qui pratiquez les séances de dédicaces sans mot dire, qui discutez avec le voisin, trouvez-vous votre attitude méritante ? N’est-ce pas là un dû, sans aucun échange ? Moi j’aime voir les auteurs que j’apprécie, discuter longuememnt avec eux. Mais on me critique, on me traite de vendeur !!!! Malheureux, je n’ai jamais vendu une seule dédicace, mon travail me rapporte assez et le vendeur de dédicaces qui bourre la file, c’est la fnac ou le libraire, ne l’oubliez pas ;)

                        Répondre à ce message

                        • Répondu le 1er octobre 2009 à  20:20 :

                          le vendeur de dédicaces qui bourre la file, c’est la fnac ou le libraire, ne l’oubliez pas ;)

                          Ca veut dire quoi ça ?

                          Le dessinateur qui s’aide d’un tampon n’est pas un fonctionnaire. Voir Midam, qui outre le tampon de Kid personnalise avec un blork ou autre. Il fait ça joyeusement, pour amuser les enfants qui sont là et sont son principal public, dans le même genre les dédicaces de Zep sont très joyeuses aussi, récréatives, pas une file d’attente de vieux puceaux compassés venus chercher la petite image qui leur est dû, puisque (bien entendu) l’auteur lui doit son succès, image qu’ils s’empresseront de mettre sur leur blog avec une appréciation genre "le dessin n’est pas terrible,je m’attendais à mieux, mais bon c’était sympa quand même..."

                          Et sachez que des séances de dédicaces j’en ai fait bien plus souvent de l’autre côté de la table, le crayon à la main.

                          Répondre à ce message

                        • Répondu le 7 décembre 2009 à  07:30 :

                          En retard mais quand même, une petite réaction de libraire : une fois que le transport, la bouffe du midi, l’apéro (sisi on leur offre même l’apéro) et la bouffe du soir sont payées ; si on compare avec les ventes (sachant que 50% de nos clients au moins auraient quand même acheté l’album puisque nous invitons des auteurs dont nous soutenons les titres) ben le bilan est négatif ! on ne gagne pas d’argent ! on le fait pour nos clients, on fait un cadeau.

                          Répondre à ce message

                • Répondu par Gill le 30 septembre 2009 à  14:32 :

                  - Les Gilles de Binche pratiquent une activité de loisir volontaire, le week-end, à côté de leur emploi (ils ne sont pas comédiens de rue de profession. S’ils l’étaient ils se feraient rémunérer).
                  - En plus d’être un moyen de "prendre la température auprès du public" (c’est donc l’auteur qui demande quelque chose aux lecteurs), la dédicace fait partie du boulot : c’est la partie promotionnelle (pas si efficace que ça, d’ailleurs : elle sert plus les libraires et organisateurs de manifestations que les éditeurs et auteurs. On pourrait presque dire que c’est un cadeau offert à ceux qui font vivre la vie culturelle du monde de la BD).
                  - Les traditions naissent, vivent et meurent. Elle peuvent évoluer et s’améliorer... si elles sont injustes. Si l’on en croit la tradition, une dédicace, c’est juste une signature et un petit mot.
                  - Le bénéfice financier (et c’est moi qui en ai parlé, pas les auteurs ;-) ) : ne prime pas sur la compression du temps. Comment offrir 80-100 dessin en 4 heures ? Ne servir que les 40 premiers (6mn chacun) et interdire aux 60 autres de pouvoir dire un mot aux auteurs ? Dans ce cas, le tampon, c’est une rencontre de gagnée, le dessin c’est la chance d’avoir été privilégié (ou pas !). Et puis lire ci-dessous : le tampon n’est pas systématique avec D&D.
                  - Offrir du temps et un dessin est agréable... lorsqu’on ne fait pas sentir à l’auteur que son don est un dû. Des réactions pareilles n’en donnent pas envie.

                  Répondre à ce message

                • Répondu le 30 septembre 2009 à  15:57 :

                  Qu’est-ce qu’une dédicace, si ce n’est un moment de bonheur et un magnifique souvenir ?

                  = Qu’est-ce qu’une coucherie, si ce n’est un moment de bonheur et un magnifique souvenir donné à la femme qu’on aime... pendant 20 secondes ?

                  Ces « moments de bonheur » sont-ils réciproques ;-) ?

                  Répondre à ce message

  • C’est quoi cette histoire de tampon ?

    J’ai eu la chance de rencontrer Delaf et Dubuc l’an passé et ils ont eu la gentillesse de me faire non pas une mais deux dédicaces (dont une est était une requête assez spéciale). Ils ont été très sympa et ils ont pris la peine de discuter avec tous leurs fans, le sourire aux lèvres...

    En tout cas, je serais très surpris d’entendre le contraire.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 29 septembre 2009 à  14:28 :

      Ils n’utilisent le tampon qu’à certaines périodes.

      Répondre à ce message

  • Il est très déplacé de parler (et critiquer) les dédicaces au tampon (les auteurs font ce qu’ils veulent), alors que nous avons là une très bonne série d’humour dans Spirou, moderne, c’est un peu le renouveau de l’humour chez cette vénérable maison qu’est Dupuis. Saluons là un succès, plutôt que de tomber dans les filets polémistes de vils spéculateurs au petit pied.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 2 octobre 2009 à  00:10 :

      Le tampon pour la Fnac, la dédicace dans les toutes petites structures tenues par de gentils libraires. Mais après ce sont les gens qui obtiennent une dédicace qui sont des spéculateurs... Encore une fois vous vivez dans le rêve. A part les dédicaces de Hergé, Franquin, voire Delaby, PERSONNE ne fait de profit à vendre des dédicaces. C’est une fable et une légende. La vente de dédicaces n’existe pas si ce n’est quand des gens ont des difficultés financières... la crise c’est pas pour les plus riches ( eux ils revendent leurs planches originales qui prennent bien plus de valeur -là on peut parler de spéculation.- ;)
      Non, celui qui fait du profit, c’est la Fnac qui vend 100 bds sur un jour. Ce qui rapporte aussi c’est de vendre de fausses dédicaces. Mais perdre son temps dans une file pour revendre ensuite (ou spéculer (rire gras, genre le mec pauvre qui met de côté la bd dédicacée pour plus tard, il mangera un autre jour)) non ça ça n’existe pas ;)

      Répondre à ce message

      • Répondu le 2 octobre 2009 à  11:07 :

        Hergé et Franquin sont des génies du 20 ème siècle, Delaby ? connais pas (torchon, serviette tout ça, c’est un pote à vous ?).

        Mais Bilal, vous connaissez ? Après une vente qui fait un million d’euros de recettes ( http://www.actuabd.com/+Succeg-record-pour-la-vente-de+ ) croyez-vous vraiment que ses dédicaces n’ont pas de valeur marchande.

        Répondre à ce message

      • Répondu par Ludivine le 2 octobre 2009 à  13:02 :

        C’est vrai qu’on ne trouve jamais de dédicaces en vente sur ebay. C’est une légende urbaine. La preuve : http://shop.ebay.fr/?_from=R40&_trksid=m38&_nkw=d%C3%A9dicace+bd&_sacat=See-All-Categories&_sacat_sel=See-All-Categories

        Répondre à ce message

        • Répondu par Oncle Francois : amateur de vraies dédicaces ! le 2 octobre 2009 à  22:04 :

          Il peut y en avoir sur ebay, mais il y en beaucoup plus en vente à l’hotel drouot, chez artcurial, tajan ou d’autres. Parfois, la page a été découpée de l’album pour ressembler à un dessin original. Vulgaire...

          Répondre à ce message

          • Répondu le 3 octobre 2009 à  22:53 :

            la page a été découpée de l’album pour ressembler à un dessin original.

            Si la dédicace est un dessin original, découpée ou pas d’un album, c’est et ça reste un dessin original, pas plus vulgaire que sur une feuille volante à l’origine.

            Répondre à ce message

  • Les nombrils T.4 : Duel de belles - Par Delaf & Dubuc - Dupuis
    2 octobre 2009 21:57, par Oncle Francois : amateur de vraies dédicaces !

    Le problème n’est pas de savoir si j’aime les nombrils ou pas, il porte sur la question des tampons à la place des dédicaces.

    Je souhaite juste apporter mon petit point de vue à ce sujet.

    personnellement, j’ai eu la chance d’obtenir de superbes dédicaces de Hergé, Franquin, Uderzo, Morris,Tardi et Bilal, Jijé et Greg entre 1968 et 1975. Quand je dis dédicaces, il s’agit plutot de dessins inédits. En effet, je demandais systématiquement un dessin personnalisé plutot que le portrait de base du héros de la série. Si le dessinateur me disait que cela allait lui prendre du temps, je lui disais : "pas de problème, voila 10 ou 20 francs, vous n’aurez qu’à finir le dessin chez vous, et me renvoyer l’album par la poste". Je dois dire que j’ai obtenu grace à ce systeme de magnifiques dessins, inédits par ailleurs. Je reconnais qu’il n’est plus si simple d’obtenir de beaux dessins (sauf de la part de dessinateurs indés en manque de succès, mais bon, ils sont nombreux dans ce cas, et je nherche pas vraiment à encourager cette mouvance...où risque de s’enliser le lecteur imprudent !).
    Voila. ceci dit, le jour où un dessinateur me proposera en guise de dédicace un tampon (que je n’ose esperer hygiènique !!),il est probable que j’irai lire ses livres à la médiathèque. Ah mais !!

    Répondre à ce message

    • Répondu le 3 octobre 2009 à  00:48 :

      (sauf de la part de dessinateurs indés en manque de succès, mais bon, ils sont nombreux dans ce cas, et je ne cherche pas vraiment à encourager cette mouvance...où risque de s’enliser le lecteur imprudent !)

      Mais quel discours de vieux con, quel mépris pour les artistes et quel manque de discernement alors que les plus grands auteurs de BD des années 2000 ont été (et parfois restent, par choix, et oui) des dessinateurs indés.

      Répondre à ce message