Les petits riens de Lewis Trondheim - T1 : la malédiction du parapluie - Delcourt

31 octobre 2006 0 commentaire
  • En 128 pages, le Grand Prix du Festival d'Angoulême 2006 nous livre des petites tranches de sa vie. Ça lave bien la tête. C'est normal, c'est dans shampooing.

"L’autobiographie, une fois qu’on a le doigt pris dedans, c’est difficile de ne pas y mettre le bras jusqu’à l’épaule. Ça peut devenir compulsif. Le tout est d’arriver à rester clair avec soi-même, de ne pas faire tout et n’importe quoi. Ce n’est pas parce qu’on est sincère qu’on est nécessairement bon. L’objectif pour moi était d’être concis, de faire des histoires courtes, faites de petits éléments, de petites choses de rien du tout..." confie Lewis Trondheim dans le journal La Libre Belgique. Sa vie n’est pas extraordinaire, mais il s’attache à trouver un sens à ces petits riens de tous les jours. Qu’il soit impertinent, drôle, interrogatif, le regard est souvent juste. L’auteur manie l’autodérision et ne cherche pas particulièrement à se valoriser. Il nous partage ses impressions, ses réflexions par dessins interposés. Ce livre est la continuité éditoriale d’Approximativement (Cornélius) et des Carnets de bord (L’Association).

Les petits riens de Lewis Trondheim - T1 : la malédiction du parapluie - Delcourt
Cynisme ou réalisme ?
© Trondheim/Delcourt

De la découverte d’Edimbourg à la visite de Hong Kong en passant par la psychose du chikungunya, Trondheim nous enchante. Il affronte une existence pleine d’imprévus, qu’il transfigure en petits instantanés. "Un livre avec beaucoup de pas grand-chose" certes, mais pas inutile pour autant. En une page, il raconte les anecdotes du quotidien et les coïncidences curieuses. Ont-elles un lien ou une signification ? Qui sait...
Maître du dérisoire, l’auteur nous amuse et c’est tant mieux.

(par Laurent Boileau)

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