Les souvenirs 2009 d’ActuaBD, la suite...

  • Voici la suite des souvenirs 2009 de l'équipe d'ActuaBD. Nous sommes nombreux. Il y aura sans doute une nouvelle salve.

NICOLAS ANSPACH
ActuaBD à l’honneur dans les médias !

Les souvenirs 2009 d'ActuaBD, la suite...Le Festival de la Bande Dessinée d’Angoulême marque chaque année symboliquement le coup d’envoi à une nouvelle année BD que l’on espère florissante, dynamique, variée et chargée et que notre équipe tente de couvrir du mieux qu’elle peut.

Tous les rédacteurs, y compris les membres du conseil de rédaction sont bénévoles (pour le moment…) Nous sommes tous animés par une envie de vous faire découvrir la diversité du neuvième art que cela soit via des chroniques d’albums, des interviews d’auteurs ou des rencontres avec des acteurs du métier. Et bien sûr, avec des articles couvrant l’actualité du moment.

L’augmentation du nombre de nos visiteurs est un excellent stimulant pour notre équipe. Le retour des médias, des autres journalistes, en est un autre. Olivier Delcroix du Figaro a interviewé deux membres de la rédaction d’ActuaBD pour un article consacré aux Blogs BD (« Des blogs pleins de bulles ».

Quelques mois après, Hugues Dayez renvoyait les auditeurs de la radio belge La Première vers ActuaBD pour être tenu au courant des festivités autour du cinquantenaire d’Astérix.

En octobre dernier, le quotidien belge Le Soir publiait un entrefilet mentionnant vers une vidéo réalisée par Didier Pasamonik où Uderzo expliquait que Charles de Gaulle avait affublé ses ministres de noms gaulois en plein Conseil des Ministres .

Le partenariat entre France Télévision et ActuaBD.com est orchestré de main de maître par Laurent Boileau. En deux clics depuis la page principale du site de France 2, vous tombez sur Actuabd.com. Faut le faire !

Toutes ces marques de confiance sont dues à l’enthousiasme de l’ensemble de l’équipe d’ActuaBD.com. Chacun de nos collaborateurs a ses goûts et ses spécificités. Tous sont un maillon essentiel du succès d’ActuaBD.com. Qu’ils soient remerciés !

Mes rencontres importantes de l’année 2009 ? Il y en a des dizaines bien sûr. Certains auteurs que nous avions injustement oubliés (par manque de temps, le plus souvent. Et dire, hélas, qu’il en reste beaucoup !) se sont révélés étonnamment prolixes et captivants. Je songe à Kroll, Willy Lambil, Kas, Emmanuel Moynot ou encore Judith Vanistendael.

Un regret ? Que certains ne comprennent pas qu’ActuaBD est composé de plusieurs intervenants qui ont chacun leur propre nature, leur propre goût. Un sujet peut très bien être traité de manière positive par un collaborateur et le lendemain de manière négative par un autre. La diversité de nos opinions fait aussi partie de la marque de fabrique de notre site.

LAURENT BOILEAU
Rencontres

Seulement une centaine d’articles et de brèves publiés pour moi cette année… Pourquoi cette petite baisse de régime ? Ma contribution au site BD de France Télévisions ayant augmenté, celle d’Actuabd a, balance oblige, diminué. L’internaute n’y a peut-être pas perdu puisqu’il a disposé au final de plus de rencontres filmées. J’ai particulièrement apprécié les interviews réalisées au Salon du Livre de Paris. D’une part puisqu’elles étaient réalisées en présence du public (ce qui est très différent des rencontres filmées en studio) et puis, recevoir à la suite Charles Masson, Bastien Vivès, Alfred, Ruben Pellejero, Patricia Lyfoung ou Anne Nivat démontre, d’autre part, toute la richesse et la diversité de la bande dessinée.

Les deux autres évènements marquants de l’année 2009 sont pour moi les deux formidables aventures humaines et artistiques que constituent mon dernier documentaire La Pologne de Marzi et mon prochain long métrage Approved for adoption). Le temps passé avec Marzena Sowa, Sylvain Savoia et Jung, nos échanges, nos séances de travail et nos tournages rendent mon métier passionnant. À chaque fois, le point de départ est la simple lecture d’un livre : une bande dessinée.

THOMAS BERTHELON
Un poisson d’avril nommé nanar

2009 aura été pour moi l’année de l’adaptation BD la plus ratée de tous les temps, j’ai nommé Dragonball Evolution de James Wong, d’après le pourtant faramineux-indétrônable-magiquissime manga d’Akira Toriyama (publié en France par Glénat). Mélange de navet abyssal intergalactique même pas drôle et de gigantesque objet de moquerie si mal fait qu’à la limite de l’incroyable, cet étron propose de vivre le combat de San Goku contre Piccolo, incarné par des acteurs tellement pathétiques et tièdes, et accompagné par des effets spéciaux inratables et pourtant ratés, que la simple vision du métrage fut un vrai calvaire.

Sortie en salle en France un 1er avril (il fallait le faire), la... chose propose également comme torture d’assister en direct à la déliquescence de la carrière du géant Chow Yun Fat (acteur hong kongais adulé par l’auteur de ces lignes) dans le rôle de Tortue Géniale habitant... en ville. James Marsters lui tient la dragée (ou haricot magique) haute en campant du coin de l’œil un Piccolo sous bromure-clone de son rôle de Spike dans la série TV Buffy contre les vampires. Les amateurs du manga apprécieront la méconnaissance totale et l’irrespect le plus profond de l’équipe de production pour le matériau d’origine.

On parle même d’une suite.

En attendant, j’ai créé cette image en me mettant à la place des personnages de Toriyama. Condoléances les gars.

NICOLAS DEPRAETER
Le benjamin de l’équipe

2009 a été ma première année de chroniqueur sur ActuaBD. Et ce qu’en j’en retiens, c’est qu’on ne sait jamais où le hasard va nous mener.

Si j’ai pu collaborer à ce site, c’est au hasard d’une rencontre, celle de Didier Pasamonik à la convention Ankama de Lille en décembre 2008. La première fois que je l’ai vu, je me suis demandé ce que ce drôle d’oiseau tout sourire armé de son appareil photo faisait là. Si j’ai pu l’aborder et sympathiser, c’est avec l’aide d’un ami : M. Lepinay, qui travaillait en tant qu’attaché de presse pour Ankama à l’époque. Cet ami que je me suis fait grâce à une autre amie que nous avions en commun. Et enfin cette amie que j’ai rencontrée lors d’une séance de dédicace (comme quoi tout se recoupe !), durant laquelle à un moment précis, je parlais avec d’autres personnes de mon pseudonyme, qu’elle ne connaissait que depuis quelques jours.

Je pourrais remonter encore longtemps l’arbre des "si je n’avais pas fais cela", mais je suis toujours épaté de voir que la moindre petite chose, un mot lors d’une séance de dédicace par exemple, peut vous emmener là ou vous ne vous imaginiez pas une seconde. Et c’est cet enchaînement qui m’a permis de faire partie d’ActuaBD. De rencontrer Gos, un auteur dont je lisais les histoires durant mon enfance. De voyager jusqu’à Cherbourg pour admirer et parler de l’exposition sur Hugo Pratt. Et pour terminer de façon marquante, relire chaque interview réalisées durant l’année pour en retirer la substantifique moelle (une tache ardue qui m’a privé de quelques grosses nuits de sommeil)[Bientôt sur ActuaBD. NDLR.]. 2009 m’a permis de voir le monde de la bande dessinée sous un nouvel angle, et je sens que 2010 n’aura rien à lui envier.

MORGAN DI SALVIA
Le lecteur que l’on est

On écrit souvent des chroniques pour le lecteur que l’on est. C’est ce que j’essaie de toujours garder à l’esprit quand je rédige quelques lignes pour ActuaBD. Comme la plupart des collaborateurs du site, je ne vis pas de ses chroniques, donc,

Quand on écrit bénévolement pour un site, il faut jongler avec les horaires. Ma recette, c’est de systématiquement prendre le dernier rendez-vous d’interview de la journée presse d’un auteur. Lorsque l’on est le dernier de la liste, il s’installe une complicité particulière, on se sent plus à l’aise, on est presque de retour à la maison. Du coup, on n’hésite pas à se fixer rendez-vous dans des endroits insolites…

J’ai une tonne d’anecdotes d’interviews de ce type en 2009 : Christian Durieux à quelques pas du quai du TGV, Denis Robert dans un bar à vins, Vincent Mathy dans sa cuisine avec ses complices Pierre Bailly et Denis Lapière, Chauzy et Villard sur le toit d’un musée, Matthieu Bonhomme dans la cave d’une célèbre librairie bruxelloise, etc.

J’espère, chers lecteurs, que vous prendrez encore beaucoup de plaisir à nous lire en 2010. En tout cas, je garde toujours en tête qu’on écrit des chroniques pour le lecteur que l’on est.

PATRICE GENTILHOMME
Autocélébration et retour au papier !

La BD serait-elle en passe de céder aux charmes de l’autocongratulation ?

C’est une des réflexions (parmi d’autres) que m’inspire cette année 2009. Année faste puisqu’on y célébrait pêle-mêle non seulement les 50 ans du célèbre petit Gaulois, mais aussi ceux du défunt Pilote, le petit Nicolas, etc. Tout récemment le Journal de Spirou sortait un numéro spécial consacré aux 50 ans de.. Boule et Bill ! Bref, on ne compte plus les hommages, anniversaires et commémorations en tout genre, sans parler des publications et suppléments et hors série qui envahissent nos kiosques à cette occasion !

Imaginez alors le casse tête (ou l’angoisse c’est selon) du modeste chroniqueur chargé de rendre compte de tout cela écartelé entre l’hommage funéraire et la commémoration obligée ! Heureusement, Actuabd c’est aussi une équipe active et réactive, mais tout de même ! La vigilance de nos rédacteurs et nos lecteurs (aussi, ne les oublions pas) constitue un atout précieux pour éviter toute négligence.

La BD francophone se regarde, se fête, s’honore, s’autocélèbre dans une profusion éditoriale et médiatique parfois dignes de stars du show-bizz. Juste retour des choses ou rançon de la reconnaissance d’un médium adulte et enfin reconnu ? Faut-il s’en plaindre ou s’en amuser ? Les gesticulations un peu pathétiques d’un Philippe Druillet, (toujours rebelle !) « se payant Angoulême » ne risquent guère d’enrayer un phénomène qui de toute évidence ira en s’amplifiant.

Alors la BD bientôt au Panthéon ?

Le second fait marquant serait « le retour au papier » illustré notamment par la reprise sous forme d’albums de productions d’auteurs ayant choisi de publier d‘abord sous forme de blogs (Boulet, Dérian pour ne citer qu’eux). On retrouve le même phénomène avec la publication sous forme d’albums toilés des bonnes feuilles de Période Rouge, la revue numérique consacrée à l’histoire des éditions Vaillant et de Pif Gadget.

Gutenberg, pas mort !

BAPTISTE GILLERON
Première interview live

Et voilà, encore une année bien chargée qui vient de s’achever ! Il faut dire que du côté du manga, qui occupe l’essentiel de mon temps pour ActuaBD, la production n’a pas faibli comme en témoigne le rapport annuel de Gilles Ratier. 2009 fut emplie de très bonnes lectures, d’agréables surprises et de quelques déceptions inévitables. Mais surtout, j’en retiendrai un souvenir particulier et inoubliable à tous points de vue : ma rencontre avec l’artiste japonais Range Murata dans le cadre du festival d’Angoulême.

Cela commençait très bien, avec une performance sur tablette graphique qui me cloua à mon siège. Oui, il est sacrément doué le bougre ! Mais le lendemain, lorsqu’arriva l’heure de l’interview, le petit rédacteur que je suis faisait moins le fier. Le trac, tout simplement. Celui de questionner une personne dont j’admire le travail, d’une part, mais aussi celui de faire mon baptême d’interview en « live » d’un auteur parlant une langue que je ne pratique pas. Je n’avais aucune idée de la manière dont cela allait se passer, et je n’avais pas prévu non plus qu’il y aurait autant de monde attentif autour de nous. Car, outre l’intéressé et l’interprète, quelques membres du staff du Manga Building se trouvaient dans mon dos et les deux éditeurs japonais avaient pris place aux côtés de Murata-san, après le rituel formel des présentations et de l’échange des cartes de visite... Oups, je n’en ai pas !

Autant vous dire que j’étais parfaitement mal à l’aise et que ça se voyait. Un peu l’impression de me retrouver dans la peau de Raphaël Mezrahi, mais sans l’humour ni sa cousine Dolorès Boutboul. Heureusement, l’illustrateur multi-cartes ne prêta pas attention à mon stress apparent et l’entretien se déroula plutôt bien, malgré un temps imparti finalement assez court. N’oubliez pas qu’à chaque question posée, il faut que l’interprète la traduise à l’interviewé puis me traduise sa réponse. Ça n’est pas si simple !

Plus proche de nous dans le temps, je retiendrai également l’affaire du Blog de Franquin qui fait couler beaucoup d’encre et qui m’aura bien animé mon début novembre. Déclenchée juste après le festival Quai des Bulles de Saint-Malo où j’avais interviewé le dessinateur Turalo, il fallut rebondir au plus vite en ayant le maximum d’informations venant de chaque camp. Et lorsque je pensais en avoir terminé avec mon article, un nouvel événement dans l’affaire faisait son apparition, ce qui m’aura rendu des journées, des soirées, voire des débuts de nuits très animés. Et tout ça bénévolement, oui mon bon monsieur ! Si ça, ce n’est pas être passionné et dévoué, je ne sais pas ce qu’il vous faut !

Bon, excusez-moi, je m’en vais négocier une rétribution auprès de nos sympathiques et vénérés chefs de rédaction. En vous souhaitant une bonne année bédéphile !

OLIVIER WURLOD
La touche suisse d’Actuabd

C’est perdu au cœur de l’Europe, en Suisse, dans le dernier pays qui résiste encore à “l’envahisseur européen“ (UE) que je suis né et où je vis encore actuellement. Du coup, éloigné des centres du Neuvième Art que sont Paris et Bruxelles, les occasions de rencontrer des auteurs sont rares.

Cette année 2009 m’a toutefois marqué, car j’ai eu le chance de pouvoir réaliser mes premières interviews pour Actuabd. Que soit par emails ou en live, je garde de ces rencontres de bons souvenirs. Vivement 2010 où j’espère avoir plus d’opportunités pour traverser les frontières, car il paraît que, selon un certain Jules César, les Belges et les Gaulois seraient plus braves que les valeureux Helvètes. Amusant !

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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