Écoutez les interviews et émissions d'ActuaBD
Apple Podcast Spotify Podcast Google Podcast

Les titres du Trombone Illustré (enfin) disponibles en album !

  • Marsu Productions vient de publier un album regroupant pour la première fois les 26 titres du "Trombone illustré" dessinés par Franquin. Avec un format "à l'italienne", ce livre permet de (re)découvrir ces formidables dessins, complétés de commentaires du complice Yvan Delporte.

C’est le 17 mars 1977, en supplément du journal Spirou n° 2031, que paraît le premier numéro du Trombone illustré, "le plus fort tirage des hebdomadaires clandestins de langue française" !
Chaque numéro de ce journal était d’un format plus grand que l’hebdomadaire et comptait huit pages. André Franquin et Yvan Delporte en étaient les fondateurs et les rédacteurs en chef. Ils avaient obtenu de Charles Dupuis une totale indépendance éditoriale. Mais ce privilège donné par l’éditeur (dû à la présence "rassurante" de Franquin) ne dura que 30 semaines...

Les titres du Trombone illustré occupaient quasiment la moitié de la première page et évoluaient au fil des numéros.
Pleins d’astuces et d’humour fondé sur de multiples running gags, ils hébergeaient l’évêque de la Mitre Railleuse, un pépé qui squattait la première lettre O, un fumeur accro au tabac, le marsupilami, un musicien au trombone, deux enfants qui jouent à "toc-toc", un petit chien, un oiseau, une lettre avec un problème d’accent, une petite fille et sa petite plante qui pousse, qui pousse, qui pousse...

Dans cette édition, les titres ont été recolorisés et paraissent dans un format légèrement plus grand que celui des originaux. Yvan Delporte s’est prêté au jeu du commentaire et rapporte quelques savoureuses anecdotes sur le travail de Franquin.

Extrait : « À ma connaissance, il n’a existé aucun autre journal dont le titre ait constitué, semaine après semaine, une petite histoire avec ses personnages récurrents. On en avait vaguement discuté avec Franquin, et il s’est mis au boulot dès que les feuilles pré-imprimées ont été prêtes. Quand j’ai vu son premier dessin, j’ai été étonné de la présence d’un haut dignitaire de l’Eglise. Je ne m’y attendais pas. Franquin prenait l’air innocent : "Oh, je me suis dit que ça fait un personnage en couleurs, et puis les accessoires professionnels peuvent donner lieu à quelques gags..." En réalité, ça lui permettait de faire un pied de nez au cléricalisme ambiant de la maison Dupuis, une petite provoc qu’on lui pardonnerait et qui, a-t-on dit, a bien amusé certains prélats. »

Il ne faut pas confondre le faux de la main et le mot de la fin :

Attention, ces merveilles graphiques et d’humour ne sont éditées qu’à 6000 exemplaires. Fans de Franquin, dépêchez-vous !

(par Laurent Boileau)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

 
Participez à la discussion
2 Messages :
Newsletter ActuaBD