Les véritables légendes urbaines T1 – Par Corbeyran, Guérin, Guérineau, Damour, Henriet, Formosa – Dargaud

17 février 2007 1 commentaire
  • Les séries {La Conjuration d’Opale} et {Imago Mundi} ont démontré qu’{{Eric Corbeyran}} se sentait à son aise en partageant son imaginaire avec un autre scénariste. Il renouvelle l’expérience en signant, avec {{Rémi Guérin}}, un recueil d’histoires courtes intitulé : {Les véritables Légendes urbaines}. Les deux scénaristes ont interprétés – ou peut-être inventés ? – des rumeurs inquiétantes qui vous glaceront le sang !

Chaque récit est dessiné par des dessinateurs différents. Il est introduit par un narrateur que l’on voit dans les premières pages et également, à la dernière page, un peu sur le mode des EC Comics, ces comics d’horreur dont le plus connu est Tales Of The Crypt. Cet homme, au visage sombre et fermé a un regard caché par des lunettes. Il prend les lecteurs par la main pour les emmener dans les tréfonds de l’horreur.

Dans la première histoire dessinée par Richard Guérineau (Le Chant des Stryges), les auteurs revisitent l’ambiance de la saga culte Scream. Une baby-sitter se fait harceler au téléphone par un inconnu qui la somme d’aller vérifier que les enfants dont elle a la garde se portent bien… Evidemment, il n’en est rien !

La seconde, illustrée par Damour (Nash), met en scène la fin de journée peu banale d’une femme qui décide de passer sa soirée calmement devant sa télévision. Quelques dizaines de minutes après le départ de sa colocataire, des cris, des grognements et autres bruits provenant du pallier de l’appartement, viennent troubler sa quiétude.

La troisième, croquée par Alain Henriet (Golden Cup), nous explique l’origine des angoisses d’une jeune femme complètement déboussolée.

Enfin, la quatrième, dessinée par Formosa (Double Gauche), met en scène le rite d’initiation d’un gang : Pour en faire partie, les futurs membres doivent rouler tout feu éteint et à tombeau ouvert. Le premier véhicule qui fait des appels de phare, pour prévenir « l’inconscient », se verra catapulter dans le décor.

Chaque lecteur aura sans doute une perception différente des récits, selon ses propres peurs et angoisses. Même si les deux derniers ne nous semblent pas aussi troublants que les premiers, l’ensemble de l’album se tient narrativement et graphiquement. Un bémol cependant : les auteurs auraient du confier les couleurs à un seul coloriste afin de conférer à l’album une unité chromatique nécessaire.

(par Nicolas Anspach)

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