Luc Brahy : "Climax est une spin-off d’Imago Mundi"

3 juin 2008 0 commentaire
  • Fidèle complice d’{{Éric Corbeyran}} et d'{{Achille Braquelaire}}, {{Luc Brahy}} a illustré les huit tomes d’{Imago Mundi} en un temps record. Il publie aujourd’hui le premier tome de {Climax}, un récit qui met en scène l’un des membres de l’Agence. Alors que cette dernière est discréditée, Leia accepte une mission en Antarctique.

Comment est née votre collaboration avec Éric Corbeyran et Achille Braquelaire ?

Je connaissais Éric depuis quelques années. Nous nous étions rencontrés en 1992 par l’intermédiaire du directeur éditorial de Soleil, Jean Wacquet. Nous n’avions finalement rien concrétisé. Je sortais, à l’époque, d’une collaboration avec Frank Giroud. Je suis resté en contact avec Éric, et nous nous écrivions de temps en temps. Il a pensé à moi lorsqu’il cherchait un dessinateur pour Imago Mundi. Ce projet avait été accepté par les éditions Dargaud. Il correspondait à mes envies : aventure, innovation et action étaient au rendez-vous …
L’équilibre entre l’action et les aspects scientifiques étaient parfaits dans les deux premiers tomes. L’intrigue était prenante !

Luc Brahy : "Climax est une spin-off d'Imago Mundi"Est-ce Corbeyran qui a eu l’idée de s’associer avec Braquelaire pour écrire Imago Mundi ?

Ils sont amis depuis de nombreuses années. En fait, Imago Mundi avait été développé pour un roman, et ils ont décidé d’en faire une bande dessinée. Ils écrivent le scénario à deux …

Avez-vous des réunions à trois pour discuter du scénario ?

Non. Quand nous nous voyons, c’est plutôt pour boire un verre ensemble. Ils sont déjà à deux à travailler sur l’histoire. Si je participais à la réflexion, elle partirait dans tous les sens ! Ceci dit, cela fait des années que je leur réclame de pouvoir dessiner de la jungle...
Éric et moi-même sommes de la même génération, et avons les mêmes goûts. Nous nous comprenons sans avoir de grandes explications. Une synergie est née entre nous au fil du temps…

Vous publiez deux albums d’Imago Mundi par an…

Oui. Je dessinais un album en six mois. Aujourd’hui, j’arrive à terminer quarante-six planches en quatre mois.

Pourquoi avoir changé le nom de la série ?

J’emploierais plutôt le terme spin-off. Ce n’est pas un changeelnt de titre. Cette histoire est découpée en quatre albums, au lieu de deux pour les Imago Mundi. Cette aventure n’est pas une mission de l’agence Imago Mundi. Le lecteur comprendra que l’héroïne est rejetée et vit des heures difficiles. Chacun des albums de Climax donnera le point de vue d’un personnage sur l’histoire qu’ils vivent. Le dernier solutionnera l’intrigue. La construction narrative et les ambiances sont différentes. Du coup, j’en ai profité pour changer mon dessin. Il est plus réaliste et à la fois plus sobre et dur. Cette transformation est venue naturellement. Je n’encre plus mes planches. Mes crayonnés sont poussés à l’extrême, et sont scannés pour être mis en couleur…

Extrait de Climax T1
(c) Brahy, Corbeyran, Braquelaire & Dargaud

Est-ce plaisant de dessiner l’Antarctique ?

Je pensais naïvement que ce serait une tâche facile ! Mais la complexité est différente. Il faut meubler les grands espaces pour que le lecteur n’ait pas un sentiment de vide en regardant le dessin… Il faut que les décors soient vivants tout en restant simples …

Cet album contient des ambiances proches de celle d’un huis-clos…

Effectivement. J’ai serré au maximum le cadrage pour les scènes qui se passaient dans la station polaire. Ce côté claustrophobe est voulu. Par contre, j’ai laissé un maximum d’espace pour les scènes d’extérieur. Le contraste était intéressant à exploiter.

Quels sont vos projets ?

Nous allons sortir un album de Climax tous les six mois. Je prépare également une nouvelle série avec Pierre Boisserie, mais il est encore un peu tôt pour vous en parler.

Extrait de Climax T1
(c) Brahy, Corbeyran, Braquelaire & Dargaud

(par Nicolas Anspach)

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