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Lucifer Sam - Tome 1 : Les Portes de l’Enfer - Par Marco Nizzoli et Michelangelo La Neve - Glénat

  • Un jeune homme est envoyé à Paris pour son dix-huitième anniversaire. Mais son séjour dans la ville-lumière ne sera pas vraiment à son goût.

Liz Frazier, romancière à succès, offre des vacances à Paris à son fils pour son dix-huitième anniversaire. Arrivé dans la capitale, il est accueilli dans un château de banlieue ennuyeux et obscur, d’une vieillesse rabâchant son passé sans rémission. Sa mère est injoignable mais, heureusement, il a croisé dans l’avion une fan "canon" des livres de la romancière, top model des calendriers Pirelli. Il la retrouve dans Paris pour une aventure mémorable. Heureux de sa découverte, il n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive à son retour en banlieue. Kidnappé par une secte satanique, il est séquestré dans une pièce digne d’un hôpital psychiatrique où on ne lui fournit comme seul repas que des chats vivants. Rasé et étrangement tatoué, il se met à délirer et n’est libéré qu’au bout de quelques mois.

Lucifer Sam - Tome 1 : Les Portes de l'Enfer - Par Marco Nizzoli et Michelangelo La Neve - Glénat
Lucifer Sam - Tome 1 : Les Portes de l’Enfer
Marco Nizzoli et Michelangelo La Neve - Glénat ©


Marco Nizzoli et Michelangelo La Neve ont déjà collaboré il y a quelques années sur Le Jour des magiciens. Ils poursuivent leur collaboration ici dans le style noir et ésotérique qu’ils avaient développé dans cette série.

Ce thriller s’ouvre sur des visuels assez décevants : des visages fermés comme des masques, carcans déformants. Il est desservi par un trait qui suscite, en ce qui nous concerne, une réaction incontrôlée de rejet.

Le scénario, succédané de best-seller à la Da Vinci Code navre plutôt. La référence à Rosemary’s Baby ne sauve pas l’affaire, on est très loin ici du niveau du roman d’Ira Levin ou de son adaptation par Roman Polanski... La colorisation de l’album, réalisée par le Custom Art Studio Chenxin, n’aide pas davantage.

Lucifer Sam - Tome 1 : Les Portes de l’Enfer
Marco Nizzoli et Michelangelo La Neve - Glénat ©


Une construction bancale, des personnages sans substance, un ton faussement pathétique... font que l’on se moque bien de ce qu’il peut arriver à ce pauvre adolescent quelque peu attardé.

Un gore malvenu, sensé pimenter un récit plutôt fade, n’a d’autre effet que de repousser un peu plus encore le courageux lecteur qui se serait hasardé à lire ce récit.

Ce genre de publication donne corps au vocable de "surproduction" très en vogue ces temps-ci...

(par Vincent GAUTHIER)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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