Luxley - T3 : Le Sang de Paris – Par Valérie Mangin et Francisco Ruizge – Quadrants

19 février 2008 0 commentaire
  • Avec Le {Sang de Paris}, troisième tome de la série {Luxley}, Valérie Mangin rajoute un volet à sa réadaptation de la vie du plus célèbre voleur de l'histoire anglaise.

Après avoir échappé au jugement de l’inquisition, dont le procès est conté dans le tome qui précède La Sainte Inquisition , Robin de Luxley, accompagné du Roi Louis VIII et du Pape Innocent III, sont parvenus à rallier à leur cause une armée assez puissante pour vaincre Vucub-Noh. Une fois l’armée atlante défaite, Les Chrétiens récupèrent Paris. Devenu un symbole de la résistance, l’Inca sait que pour le briser, il doit très rapidement reconquérir la capitale française. Sous le commandement de ses filles, il expédie en Europe une armée colossale de plus de 400.000 hommes. Le siège de Paris a commencé. Accentués par une absorption régulière de Peyotl, est-ce que les pouvoirs du plus célèbre brigand des bois de Sherwood vont suffire à résister à l’envahisseur ?

Valérie Mangin, avec sa collection Quadrant Solaire (Fléau des Dieux, Dernier Troyen…) est devenue une experte de la réécriture de l’histoire. Mais elle ne fait pas qu’aimer les uchronies, elle parvient à les mettre en scène avec brio. Au sein de la collection Quadrant Boussole, la série Luxley, avec un scénario brillant, en est une preuve supplémentaire. La jeune historienne y alterne judicieusement visions hallucinatoires de Robin de Luxley avec scènes de batailles. Elle y ajoute aussi une légère touche féministe, en mettant par exemple une femme à la tête des armées de l’Inca. Tout cela sans compter sur le surprenant final qui laisse présager un quatrième tome détonnant.

Mais un bon scénario n’est rien sans un dessin adéquat. Le trait de crayon réaliste de Francisco Ruizge répond à cette exigence, car il est tout bonnement superbe. Ses scènes de bataille sont découpées de manière dynamique, ses personnages très bien transposés et on trouve dans ses planches un souci du détail impressionnant.

Le Sang de Paris suit la ligne de conduite élaborée dès le premier tome, c’est-à-dire un scénario de qualité allié à un graphisme bluffant. Une perle.

(par Olivier Wurlod)

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

  Un commentaire ?