Ma vie chez Yureka - par Hervé Martin-Delpierre et Jérôme Schmidt - Tokebi

29 janvier 2007 0 commentaire
  • Si vous vous demandez à quoi ressemblent les journées de travail dans l'atelier d'un mangaka, ce livre est fait pour vous. Et aussi, bien entendu, pour les fans de {Yureka}, mais pas seulement... Plongeons donc dans ce reportage en BD.

En effet, cet ouvrage est un peu particulier puisqu’il s’agit d’une bande déssinée en photos. Par le biais d’une scénarisation, Hervé Martin-Delpierre [1] et Jérôme Schmidt [2] nous proposent de partir en voyage et de pénétrer dans l’atelier de Kim Youn Kyung, dessinatrice du manhwa Yureka.

Cindy, virtuelle admiratrice de Kim, la rencontre au festival d’Angoulême et souhaite se faire embaucher en tant qu’assistante stagiaire au sein de son atelier. Contre toute attente, Kim lui donne son adresse. Un mois plus tard, Cindy s’envole donc pour Séoul et rejoint difficilement l’appartement de l’auteur. Elle y fait rapidement la connaissance de Von Dutch et Young Lee, les assistants de Kim qui ne tarde pas à donner sa première tâche à la jeune française : appliquer des trames sur une planche. Cette semaine à Séoul plonge Cindy dans le rythme de vie d’un atelier de mangaka. Pour réaliser les 20 pages hebdomadaires, la dessinatrice et ses assistants travaillent 17 heures par jour et bénéficient de 3 à 4 jours de repos tous les 20 jours, ce qui explique aisément le fait que les assistants ne rentrent chez eux que le week end. Malgré tout, la stagiaire trouvera le moyen de découvrir Séoul by night en compagnie de Von Dutch et de faire une virée avec toute l’équipe pour le "friday night", la fête de fin de semaine durant laquelle tout le monde se lache pour oublier le stress accumulé les jours précédents.

Ma vie chez Yureka - par Hervé Martin-Delpierre et Jérôme Schmidt - Tokebi

Le scénario, dont l’amorce parait tout de même peu crédible et la fin un peu abrupte, est en fait prétexte à une sorte de reportage nous faisant découvrir à la fois la mégalopole sud-coréenne et les méthodes de travail des auteurs de bandes dessinées asiatiques. L’ouvrage rassemble donc de nombreux clichés, certains étant fort jolis et d’autres plus anecdotiques, ne servant qu’en partie le récit. Pour l’autre partie, c’est en effet l’inverse. Les photos et les textes apportant chacun leur lot d’informations, l’ensemble se révèle complémentaire.

Malgré sa présentation sous forme de bande dessinée (en format à l’italienne), ma vie chez Yureka s’apparente finalement plus à un guide informatif visant les fans de la série, les amateurs de manhwa et, pourquoi pas, les globe-trotters dans l’âme.

(par Baptiste Gilleron)

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[1photographe et réalisateur de documentaires TV. Il a par exemple réalisé le documentaire intitulé Le monde manga ainsi que l’ouvrage Les mondes manga

[2auteur de plusieurs livres et de films-documentaires culturels, il est membre-fondateur de la revue Inculte

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