Madame désire ? - Par Grégory Mardon - Fluide Glamour

9 septembre 2009 0 commentaire
  • Depuis plusieurs albums, Grégory Mardon tournait autour du sujet. Avec {Madame désire ?}, il ose un livre grivois, érotique, jouant sur les clichés du genre, avec une classe folle.

À la lecture de Corps à corps, Leçon de choses (tous deux chez Dupuis), ou encore son avant-dernier album Le fils de l’ogre (chez Futuropolis), on devinait le goût de Grégory Mardon pour raconter en finesse les plaisirs de la chair. Les amateurs avaient d’ailleurs reconnu son trait précis derrière quelques pages anonymes de l’éphémère site BDCul.com, projet de bandes dessinées érotiques très premier degré qui anima la toile en 2007. Pour la rentrée, Mardon saute le pas et signe Madame désire ?, beau et grand livre érotique chez Fluide Glamour, le label coquin de Fluide Glacial.

Ca commence par un coup de sonnette. Une châtelaine esseulée, sa servante et leurs enfants respectifs occupent un château au milieu d’une forêt. Deux jeunes cyclistes, profitant de leurs premiers congés payés, se présentent à la porte, désireux d’y faire une étape qui sera plus longue qu’ils ne l’imaginaient. En effet, les deux arrivants sont pris pour les nouveaux domestiques. Ne révélant pas le quiproquo, ils vont assumer leur tâche avec zèle, dans le secret espoir de se glisser dans le lit d’une bourgeoise... Désir accompli ! Il en sera même question à toutes les planches (coquetterie d’édition, les deux pages les plus sulfureuses sont scellées). Derrière un chevalet, dans les écuries, ou dans le garde-manger, les deux compères ne négligeront, dans leurs ébats, aucun recoin du château. Mais le retour de Paris du châtelain, courroucé par « ces ouvriers qui n’aspirent qu’à l’oisiveté et la gymnastique au soleil », va sérieusement compliquer la donne…

Madame désire ? - Par Grégory Mardon - Fluide Glamour
Un extrait de "Madame désire ?"
© Mardon - Fluide Glacial

Délicieux exercice de style empruntant les scènes obligatoires des récits du genre, Madame désire ? a ce petit supplément de chic qui sépare l’aimable cochonnerie de la partie fine dessinée.

(par Morgan Di Salvia)

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