Marsu Kids T2 : Un Œuf pour deux - Par Wilbur & Conrad, d’après Franquin - Marsu-Productions

23 janvier 2013 3 commentaires
  • On ne se remet pas d'une rencontre avec le Marsupilami. Né en 1952 du crayon de Franquin, c'est véritablement avec Le Nid du Marsupilami (1956) qu'est né le mythe du personnage, où l'on découvrit son environnement et son écosystème.

C’est à partir de 1987, que Franquin, Greg et Batem créèrent véritablement sous la marque Marsu-Productions une collection spin-off régulière qui comporte aujourd’hui (si l’on compte le N°0) 27 tomes et une encyclopédie.

Parue en octobre 2011, la collection dérivée des Marsu-Kids vont au cœur affectif du mythe masupilamien, celui du Nid, blotti dans la forêt amazonienne.

C’est là que naissent deux marsu jumeaux, siamois de surcroît, c’est-à-dire que leur queue est irrémédiablement soudée. Par un terrible concours de circonstances, ces nouveau-nés vont se retrouver dans les pattes de deux sales mioches de milliardaire qui ont décidé d’en faire leur peluche. Mais la nature reprendra bien vite ses droits et nos marsus le chemin de la Palombie.

Cela sent évidemment le coup marketing cent fois rebattus : après les Baby-disneys, les bébés-schtroumpfs, Kid Lucky... Voici les Marsu-Kids. Pourtant, une fois de plus, l’univers fonctionne. D’abord sur la force de la création de Franquin, son expressivité, son génie même que Didier Conrad, en dessinant le Marsu, arrive à très bien restituer. Comme Batem pourrait-on dire qui après 26 albums, reste toujours à un très haut niveau de qualité.

La récente promotion de Conrad au dessin des prochains Astérix n’a pas surpris ceux qui connaissent le parcours de ce dessinateur exceptionnel. Il garde son rang dans cet album, en dépit d’un scénario, de personnages secondaires et de décors totalement convenus : le charme opère, surtout parce que son dessin anime les Marsu-Kids de façon virtuose.

Qu’adviendra-t-il de cette série maintenant que Conrad va prendre en main le destin du petit Gaulois ? Nul ne sait. Peut-être mènera-t-il les deux séries de front, au rythme d’un album dans chacune tous les ans ? La veine franquinienne semble loin d’être épuisée.

(par Didier Pasamonik (L’Agence BD))

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